03 Oct 2018

Aborted : Terrorvision (2018)

Album : Terrorvision

Style musical : Death Metal

Compagnie : Century Media Records

NOTE : 8/10

Si le mois de septembre s’avère être un mois extrêmement chargé en termes de sorties d’albums, il n’est pas rare d’entendre plusieurs albums qui finissent souvent parmi nos albums préférés de l’année. Cette année, on retrouve des artistes de death métal qui ont démontré, au fil des années, être des artistes incontournables de la scène. On y retrouve entre autres Krisiun, Monstrosity, Deicide et Aborted. Ce sont les Belges d’Aborted qui ont retenu mon attention puisque leur prédécesseur, «Retrogore», sorti en 2016, est un album que j’ai apprécié et qui s’enlignait sur le côté «old school» du groupe. Est-ce que le successeur «Terrorvision» suit sa continuité?

Le ton de l’album est donné dès les premières secondes de la chanson titre commencent à jouer. Trois aspects que l’on remarque seulement avec cette pièce. Le premier est le virage «old school» du groupe. Ensuite, c’est au niveau des compositions, et ça se remarque sur la majorité des pièces de l’album. Elles sont plus travaillées, en gardant leur touche, mais en cherchant aussi quelque chose de nouveau. C’est rapide et dévastateur la plupart du temps. Et finalement, le vocal de Sven sort davantage de ses tripes et il est plus intimidant que sur les albums précédents. Sans oublier la production impeccable, qui est déjà présente depuis plusieurs albums.

Il ne faut pas oublier de mentionner la présence de Seth Siro Anton, le chanteur/bassiste de Septic Flesh, sur cette chanson. Et deux autres invités sont également présents sur cet album. On parle ici de Julien Truchan de Benighted, un groupe similaire à Aborted, et Sebastian Grihm de Cytotoxin, si jamais vous aimez plus les groupes de death métal technique.

Le côté le plus surprenant de cet album, ou choquant pour d’autres, est, tenez-vous bien, qu’on y retrouve des parties où ça sonne un peu plus comme du black métal. Par exemple, dans la chanson «Vespertine Decay», ma chanson préférée de l’album, les ambiances et certains riffs ont une sonorité un peu similaire à Behemoth. Ou encore, dans la chanson «Visceral Despondency», plus particulièrement à la dernière partie de la chanson, l’influence de Dimmu Borgir est très présente. S’agit-il une introduction vers une nouvelle direction ou simplement une crise passagère? Qui sait?

Et si plusieurs ont reproché, pendant plusieurs années, qu’Aborted sonnait trop deathcore en raison des nombreux «breakdowns», sachez qu’il y en a beaucoup moins. Le groupe mise davantage sur le côté brutal comme dans les premiers albums. Toutefois, ça n’a pas empêché le groupe de composer une chanson qui sonne davantage comme The Black Dahlia Murder avec la pièce Squalor Opera. Pas nécessairement une mauvaise chose, mais disons que ça cause aussi une surprise à l’écoute de cette chanson.

Pour conclure, «Terrorvision» se veut un autre album très efficace de la discographie d’Aborted, qui suit la belle continuité de «Retrogore». Il y a une plus grande variété au niveau des compositions, mais tout en gardant le côté brutal que l’on peut associer facilement à l’identité du groupe. Il ne s’agit peut-être pas de l’album de l’année ni du meilleur album de la discographie d’Aborted, mais chose certaine, il ne laissera pas indifférent les amateurs de death métal. Il est présentement disponible auprès de votre disquaire près de chez vous.


Lu 1191 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2018 20:27
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