22 Jan 2019

Arch Enemy : Covered in blood (2018)

Album : Covered in blood

Style musical : Death metal mélodique

Compagnie : Century Media Records

NOTE : 7.5/10

 

Sortir un album de reprises métal est un exercice de style parfois osé que certains artistes comme Children of Bodom avec l'excellent Skeletons in the Closet ont réussi brillamment! Mais Arch Enemy eux?

Le groupe de death metal mélodique suédois Arch Enemy ,mené depuis 2014 par la charismatique chanteuse québécoise Alissa White-Gluz (ex The Agonist) ,reprenant ainsi le flambeau d'Angela Gossow qui devient la manager du groupe,nous prouve ici qu'elle a bien sa place dans le groupe en nous sortant une nouvelle fois un album de qualité.

Composé de 24 titres Covered in blood s'attaque à des classiques du heavy metal comme Judas Priest ,Iron Maiden ,Megadeth ou Queensrÿche ou encore à pas moins de sept titres hommage à des groupes suédois : quatre de Skitslickers (groupe de hardcore punk de Goteborg) ,deux d'Europe et enfin un titre de Moderat Likvidation (chanté en suédois par Alissa il faut souligner la performance !)

L'album commence par l'excellente reprise de Tear for fears "Shout" ; reprise hallucinante , avec des gros riffs bien rodés ,ce morceau aurait pu faire partie de leur répertoire tellement leur version est intense et puissante. Le ton est donné et le groupe nous offre là un album avec des reprises totalement revisitées à leur sauce : le chant guttural maîtrisé d'Alissa (qui pour moi est la vocaliste métal la plus prometteuse de sa génération) ,la guitare bien lourde de Michael Amott accompagnée de celle de Jeff Loomis depuis 2014 (ex Nevermore)et la précision et l'agilité de Daniel Erlandsson derrière la batterie ,tout est là !

Il est intéressant d'écouter Arch Enemy dans un autre registre ,c'est un bel hommage. Nous sommes également ravis de retrouver les deux premiers vocalistes du groupe: Johan Liiva sur Kill with power de Manowar et Angela Gossow sur The Oath de Kiss.

Je conseille donc cette belle sortie qui est intéressante tant par le choix que par la qualité et la réinterprétation parfois audacieuse des morceaux.. Il sera parfait pour nous faire patienter jusqu'au successeur de Will to power (2017)

Lu 3013 fois Dernière modification le mardi, 22 janvier 2019 03:32
Évaluer cet élément
(2 Votes)