21 Fév 2019

Dream Theater : Distance Over Time (2019)

Album : Distance Over Time

Style musical : Métal progressif

Compagnie : InsideOut

NOTE: 7,5/10

Après la catastrophe intitulée The Astonishing, les gars de Dream Theater devaient se relever et revenir en force. Est-ce qu’ils ont réussi?

 

Je suis Dream Theater depuis la parution de Images and Words et le groupe présente une tendance facilement remarquable : Un album « sûr », conservateur, puis un album plus expérimental. En ce qui me concerne, et pour beaucoup de fans du groupe, le projet précédent, The Astonishing, a été un flop monumental pour le groupe; tant en studio que sur scène. J’étais prêt à laisser tomber le groupe tant j’ai été déçu. J’étais donc extrêmement sceptique à la première écoute de Distance Over Time, le nouvel album de Dream Theater.

Si le groupe voulait garder ses fans, il se devait de leur offrir un album rassurant, sans trop de traces de The Astonishing. C’est ce qu’il a fait. Distance Over Time, c’est l’album bonbon, la petite tape sur l’épaule qui dit « Ben non, ben non, il est parti The Astonishing et il ne reviendra pas. ». C’est le message que le groupe a lancé lorsqu’il a sorti la chanson « Untethered Angel » comme premier simple. À une première écoute, on reconnait immédiatement que c’est du Dream Theater. Tous les éléments y sont : le son de guitare, les changements de tempo, les envolées de clavier, la voix de James LaBrie, le martellement précis de Mike Mangini. Le début fait presque penser à A Change of Seasons, puis on embarque dans une séquence lourde, à la Train of Thoughts.

Distance Over Time est un album hors du temps; quelqu’un qui ne connait pas le groupe et qui écoute les albums dans le désordre ne pourrait pas dire de quelle époque il s’agit; C’est comme un « Best Of » des riffs et des éléments qui caractérisent Dream Theater. C’est très bon, c’est rassurant parce que connu. C’est l’album que le groupe devait faire pour faire oublier le flop précédent.

J’ai l’habitude de faire une analyse chanson par chanson, mais ici, c’est assez futile comme exercice parce que je répéterais probablement la même chose à chaque chanson : c’est du Dream Theater type, comme on le connaît et apprécie. Le groupe a puisé dans son « Playbook » de réussite pour offrir aux fans ce qu’ils veulent entendre.

L’envers de la médaille est que cet album manque de caractère; il est très bon, mais il ne passera pas à l’histoire. J’ai bien aimé l’écouter pour en faire la critique. Est-ce que je vais l’insérer dans ma rotation régulière? Probablement pas.

Distance Over Time est comme du popcorn de cinéma : on s’attends à reconnaître l’odeur quand on entre dans le cinéma; c’est un incontournable lorsqu’on va voir un film sur grand écran et on s’en goinfre pendant le film, mais une fois revenu à la maison, c’est vite oublié.

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