11 Fév 2017

OverKill : The Grinding Wheel (2017)

Album : The Grinding Wheel

Style musical : Thrash metal

Compagnie : Nuclear Blast

NOTE : 7.5 / 10

Adolescent à la moustache molle, j’ai acheté de nombreux albums en relation avec leur pochette. Lorsque j’ai vu l’immense doigt d’honneur orner la couverture de Fuck You d’OverKill, je savais que j’allais me procurer un titre qui n’allait aucunement jouer dans la dentelle et la subtilité.

En déposant l’aiguille sur la platine, la séduction thrash métallique s’est mise en œuvre. J’étais en pamoison devant le son cru, rude et métallique du groupe. Avec des accents punkés, cette troupe de New Yorkais venait me chercher autant que leurs compatriotes d’Anthrax.

L’effet magique était en opération. Les albums suivants comme Taking Over, Under the Influence, The Years of Decay et Horrorscope ont tous trouvé leur place dans ma collection même si à un certain moment, j’ai cessé de suivre l’évolution du groupe.

Entre I Hear Black et Immortalis, j’ai délaissé OverKill. Un manque d’intérêt face à leur sonorité était évident, je trouvais le tout un peu redondant mais je me suis remis sur le dossier d’OverKill avec Ironbound, il y a une bonne dizaine d’années.

En 2017, le groupe manque de place pour ajouter de nouvelles chandelles sur leur immense gâteau d’anniversaire. Avec plus de 30 ans de carrière, il se voulait pratiquement impensable que ce groupe puisse survivre aussi longtemps étant donné qu’OverKill a toujours su se tenir sous les gros joueurs du genre. Cette formation est toujours restée forte malgré vents et marrées, accumulant succès et échecs mais en restant toujours la tête bien haute.

The Grinding Wheel n’est pas le genre d’album qui devrait révolutionner le genre thrash métallique. L’honnêteté est encore un facteur déterminant avec cette troupe de New York et c’est l’intégrité qui pullule encore une fois sur cette nouvelle production.

Encore, nous avons cette impression que DD Verni et Bobby Blitz savent comment mener ce « crâne ailé » à bon port. Le moule demeure le même au niveau de la construction des pièces qui se retrouvent sur The Grinding Wheel.      

Mean Green Killing Machine, Goddamn Trouble et Our Finest Hour se retrouvent en position principale sur l’album. Métalliquement opportunistes, les trois pièces nous étampent solidement. C’est la cadence plus sporadique de Shine On qui m’a offert une certaine portion de vertige car si les trois premiers morceaux m’ont proposé la solidité, ce morceau m’a offert un peu de diversité grâce à sa partie plus doom lors des élans du milieu.

Red White And Blue est vraiment la chanson la plus impétueuse qui se retrouve sur The Grinding Wheel. Avec fermeté, ce titre catapulte la vigueur du groupe vers des sommets vertigineux. Avec une parcelle plus croustillante lors du pont musical, elle prend une ampleur certaine avec les portions vocales gueulées à l’unisson.

La pièce titre est celle qui ferme l’album. Amalgame qui propose les nombreuses influences du groupe, on y retrouve des élans thrash, des tranches de lardons légèrement Sabbathiens et même quelques copeaux savoureux, sauce Maidenesque!

Après plus d’une trentaine d’années à se vautrer dans le thrash, OverKill ne peut que se mériter tout le respect qui lui revient. Bien souvent dans l’ombre de ses contemporains, le groupe a toujours su épater, même lorsque le genre thrash métallique n’était plus à son apogée!

Et en 2017, OverKill est encore doué d’une efficacité étonnante!  

Lu 2688 fois Dernière modification le lundi, 13 février 2017 21:15
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