16 Mar 2017

Obituary : Obituary (2017)

Album : Obituary

Style musical : Death Métal

Compagnie : Relapse Records

NOTE : 6.5 / 10

La tignasse de John Tardy est facilement identifiable. Cela fait plus de 25 ans que l’on peut voir sa pilosité se laisser virevolter sur scène tandis que son frère Donald tape sur ses tambours comme un homme de Cro-Magnon. Trevor Peres, aux guitares, possède encore cette capacité de produire de gros riffs juteux qui effleurent au passage Celtic Frost.

Cette description d’Obituary est encore actuelle. J’aurais pu écrire les grandes lignes de ce premier paragraphe lors de la sortie de The End Complete ou même pour Cause of Death. Pour cet album éponyme, nous pouvons comprendre que plus le groupe prend de l’âge, moins il subit de mutation sonore.

Nous sommes en 2017, Obituary est toujours membre du grand cercle death métallique et avec ce nouvel album, nous retrouvons un groupe qui est encore capable de proposer un death métal qui se veut fidèle aux racines.

Depuis Darkest Day, le groupe privilégie une sonorité encore plus primitive avec un death métal qui tapoche solidement. Plus besoin de grandes subtilités, la violence sonique parle d’elle-même sur les dernières productions du groupe. Et c’est encore plus évident depuis le dernier album, Inked in Blood, où le groupe a décidé de s’autoproduire.

Sur cet album homonyme, nous poursuivons là où le groupe nous avait laissés sur Inked in Blood; du death métal de col bleu, qui transpire la bière bon marché et le ragoût avec ben de la patate!

Rien de très extraordinaire ne se produit sur l’album, c’est juste livré avec une certaine dose d’efficacité pour le grand plaisir des amateurs. Pourtant, deux chansons manquent carrément d’inspiration et de vitalité sur cet album. Dans un premier temps, Betrayed se veut une pièce qui propulse un tempo qui offre trop d’allégresse. Cette chanson génère même quelques propensions envers Refuse/Resist de Sepultura lors de partie médiane tandis que Lesson in Vengeance est trop saccadée pour réussir à nous convaincre face à son efficacité.

Par contre, les 8 autres chansons demeurent dans la mouvance perpétrée par l’album précédent avec sa touche barbare mais qui reprend une certaine assurance grâce aux solos habiles de Kenny Andrews. Des titres comme Sentence Day, Ten Thousand Ways to Die, Kneel Before Me, Turned to Stone et Straight to Hell pataugent dans l’éloquence mais sans jamais s’y noyer.

Cet album homonyme d’Obituary va se trouver une place bien confortable entre Back from the Dead et Frozen in Time, sans plus!

Lu 1548 fois Dernière modification le jeudi, 16 mars 2017 22:15
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