01 Avr 2017

Mastodon : Emperor of Sand (2017)

Album : Emperor of Sand

Style musical : Metal-Metal progressif-Heavy Rock

Compagnie : Warner

NOTE : 8.5 / 10

En cette année 2017, nous pouvons confirmer que Mastodon est maintenant l’une des plus grandes pointures du domaine métallique mondial. Jamais cette idée n’aurait pu m’effleurer l’idée lors que j’ai connu le groupe, en 2004.

Avec des albums de qualité, Mastodon a toujours su impressionner. De plus, leur réputation de guerriers de la route a su forger la réputation de ce groupe car Mastodon a toujours été capable de se retrouver sur des tournées majeures et ce, dès la sortie du deuxième album, Leviathan.

Si le groupe a su explorer les sentiers de la musique progressive, nous avons toujours ressenti que Mastodon est toujours resté dans les mêmes dimensions parallèles en relation avec leur sonorité de base. Si Crack the Skye se voulait un effort fortement louable vers des confins plus cosmiques, nous avons pu apprécier leur retour face à une certaine simplicité sur The Hunter. Si Once More ‘Round the Sun a connu un succès retentissant avec ses hymnes hyper accrocheurs, à quoi pouvons-nous nous attendre face à Emperor of Sand?

Lorsque le groupe a annoncé que l’album se voulait fortement influencé par les effets dévastateurs du cancer, nous pouvions nous attendre à un album glauque, empli de rage face au départ de certains porches et très lugubre étant donné les ravages causés par cette maladie terrible.

Album conceptuel, nous suivons le cheminement d’un aventurier qui vagabonde dans le désert. Subissant une peine de mise à mort, son périple est une métaphore face à ce que doit subir la personne qui souffre du cancer.

Le premier extrait Sultan’s Curse nous dirigeait envers un groupe qui vogue en mode introspectif. La chanson se voulait forte et l’emprise métallique laissait couler une poigne acerbe sur le sujet. Lorsque Show Yourself est sorti, j’ai été surpris par le côté excessivement festif de la chanson. La preuve était présente : cet album ne serait pas une complainte musicale face au fléau cancéreux.          

J’ai donc accueilli l’album avec cette approche, fort heureusement. Si Crack the Skye soulignait au passage le voyage astral et le suicide de façon très introspective au niveau musical, je m’attendais à ce même genre d’ambiances sur Emperor of Sand.

Ce qui se retrouve sur ce nouvel album est beaucoup plus accessible que ce que nous avons pu connaître du groupe. Fluide et moins saccadé, cet album s’écoute à merveille et se veut plutôt accessible dans son approche car Emperor of Sand est très assimilable pour l’oreille.

Il n’y a qu’Andromeda et Jaguar God qui offrent un véritable challenge à l’auditeur. Le reste de l’album se consomme sans soubresaut et l’exercice est facilement répétable. Phénomène intéressant, on sent aussi que la voix du batteur Brann Dailor est fortement utilisée sur cet album. Très fluide et mélodieuse, son approche se veut conciliante pour l’amateur de Mastodon. Nous pouvons percevoir encore une fois l’immense travail face aux harmonies vocales qui semblent de plus en plus une marque de commerce pour la formation américaine.

Steambreather est une pièce possédant une cadence excessivement chaleureuse. Une chanson comme Ancient Kingdom demeure plus expéditive dans son approche mais son refrain nous replace en mode contemplation. Clandestiny te décroche un sourire et t’oblige à décapsuler un excellent produit houblonné mais c’est Scorpion Breath qui remet un peu de crasse dans la machine car l’exercice complet reste plutôt ensoleillé.

Emperor of Sand est présenté comme étant une collection de chansons agréables. La dissection face aux nombreux éléments de l’album n’est pas aussi complexe que par le passé, ce qui nous confirme que Mastodon vient de nous livrer son album le plus dégagé face à la complexité musicale depuis... toujours!

Lu 4898 fois Dernière modification le samedi, 01 avril 2017 12:07
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