03 Avr 2017

Jasta : The Lost Chapter (2017)

Album : The lost Chapter

Style musical : Metalcore

Compagnie : StillBorn Records

NOTE : 7.5/10

Le groupe Jasta est en fait le chanteur de Hatebreed, Jamey Jasta, qui s’entoure de plusieurs musiciens pour réaliser certaines chansons de son côté. Bien que ce soit un projet indépendant, on s’entend qu’il n’y a pas une grosse différence entre les deux produits. C’est comme si Hatebreed avait tenté d’expérimenter diverses avenues musicales et qu’il avait regroupé ces chansons ensemble.

Ceci étant dit, l’album The Lost Chapter est très agréable à l’écoute. C’est 33 minutes de musique intense avec un chanteur qui articule très bien, même si sa voix demeure agressive. Sur certains passages, l’iconique chanteur se permet quelques passages plus mélodieux qui s’éloignent un peu de son vocal habituel. Au niveau de l’énergie, celle-ci est fidèle aux autres groupes du chanteur. Malgréun coté mélodique accrue, on retrouve toujours ce côté fondeur, sûr de lui et inébranlable qui personnifie Jamey Jasta.

La meilleure pièce de cette nouvelle sortie est, pour moi, Until we Bleed. Ce titre a un groove un peu rock and roll qui diffère du côté plus ''dans ta face'' des compositions habituelles. Le riff principal de guitare est particulièrement efficace et même les « wo ho » chantés en chœur sont bien intégrés. Cela donne une pièce différente, mais très bonne.

 Un autre titre intéressant est Deadly Business. Peu avant le dernier tiers de la chanson, nous avons droit à un passage très thrash qui déménage et que j’adore faire jouer à haut volume.  Je dois aussi mentionner la reprise de Black sabbath, Buried alive. Elle est bien réalisée et sans dire qu’elle est meilleure que l’originale, elle tient la route et est agréable à écouter.

Une des compositions qui attira mon attention avant sa sortie était la collaboration avec Howard Jones. Même si la chanson comporte un bon riff et qu’elle est globalement bonne, les passages de vocal de l’ancien chanteur de Killswitch Engage me font sourciller. On dirait qu’il y a un peu trop d’écho ou d’auto tunes dans la production de sa voix. Bref, pour moi, ça sonne faux et fait un mauvais contraste entre le ton plus brut et ferme de Jamey Jasta.  Malgré tout, le dernier refrain où les deux vocalistes chantent ensemble sonne mieux, mais même là j’ai un peu de difficulté à croire au sentiment qu’on tente de nous faire ressentir. Dommage, car j’aime bien le début de la pièce.

Pour résumer, j’ai bien aimé cette nouvelle parution de Jasta, même s’il ne s’éloigne pas beaucoup de son style de prédilection. Il faut dire que ce que’il fait il le fait bien et qu’il apporte toujours aux auditeurs un contenu intéressant. Malgré les ressemblances, on n’a pas l’impression de se faire resservir la même pièce encore et encore. Sans être un incontournable, cet album ne déplaira pas aux fervents amateurs du genre.

Lu 2380 fois Dernière modification le lundi, 03 avril 2017 22:07
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