13 Avr 2017

Burning the Oppressor : Bloodshed (2017)

Album : Bloodshed

Style musical : Death Mélodique

Compagnie : Indy

NOTE : 8/10

La troupe québécoise de Burning the Oppressor a sorti deux bons albums avant de connaitre un important changement de formation. Environ 4 ans après leur dernier opus, Verbal Agressor, le groupe nous revient avec Bloodshed. Une nouvelle parution qui correspond à l’entrée en scène de David Berard à la guitare, de William Grenon à la basse et de Kevin Bordello qui a la lourde tâche de remplacer Jean Feu, ancien chanteur du groupe.

À la première écoute du nouveau Burning the Oppressor, je constate que le son du groupe a littéralement changé. La musique élaborée par cette nouvelle mouture est plus agressive et plus directe. La voix de Bordello est plus gutturale et un peu moins articulée que ce que nous proposait Jean Feu. C’est pour moi un léger deuil, car j’appréciais particulièrement la première approche du groupe. Il avait un son qui se rapprochait de Hatebreed et cela était original dans le paysage métal québécois.

Une fois cette légère déception passée, je dois avouer que le nouveau matériel produit par BTO est d’une grande qualité. La formation a su conserver leur groove, malgré la montée de l’agressivité. Sur certains titres comme Earthquake ou Son of a man, il a des passages qui tirent un peu plus sur le Deathcore tandis que des pièces comme Voices ou Look at Me ont un côté mélodique plus prononcé.

Les meilleures compositions qui sont proposées sont, selon moi : Rise up, I created a Monster et la pièce titre Bloodshed. Cette dernière a une introduction mélodieuse particulièrement efficace qui mène à un déluge de décibels techniques et précis. Celle-ci est d’ailleurs utilisée par le groupe pour leur premier vidéoclip qui est relativement sanglant.

Une autre composition intéressante est la collaboration entre le groupe et Patrick Martin, chanteur de Reanimator. Les passages où ce dernier donne la réplique à Bordello sont particulièrement réussis. Je serais très curieux d’entendre celle-ci dans un concert qui regrouperait les deux formations.

Bref, la formation Burning the Oppressor a effectué beaucoup de changement dans leurs musiciens. Cela a créé une identité au groupe qui préconise maintenant un son plus direct et plus agressif. Par contre, une chose qui n’a pas changé est la puissance et l’énergie déployée dans chacune de leurs compositions. Autre élément récurent à chaque album de BTO est la qualité indéniable du produit offert.

Lu 2666 fois Dernière modification le jeudi, 13 avril 2017 23:00
Évaluer cet élément
(0 Votes)