20 Avr 2017

Deep Purple : Infinite (2017)

Album : Infinite

Style musical : Rock

Compagnie : Sony Music

NOTE : 6/10

Avec Infinite, les rockeurs anglais de Deep Purple nous reviennent avec leur 20e album studio en carrière. Ce qui n’est pas rien pour un groupe qui est à la veille de célébrer son 50e anniversaire d’existence et qui est encore très actif sur la scène musicale internationale.

Au cours des dernières décennies, Deep Purple a connu son lot de changements au sein de sa formation, avec tous les ennuis que cela implique. Mais depuis l’arrivée du guitariste virtuose Steve Morse (Dixie Dregs/Kansas), le groupe jouit d’un certain regain d’énergie et de créativité.

Sous la houlette du célèbre producteur canadien Bob Ezrin (KISS, Pink Floyd), la bande d’Ian Gillan vient mettre à profit son énorme potentiel musical avec nombre de prouesses techniques et d’arrangements complexes, tant sur le plan de l’instrumentation que de la production. Pourtant, le résultat s’avère plutôt terne. En effet, rares sont les moments d’apothéose et les compositions tombent souvent à plat à mi-chemin.

Il manque cruellement de passion sur ce nouvel album de Deep Purple et cela s’entend sur chacune des pièces. Le quintette donne plus souvent l’impression de vétérans un peu blasés, qui se fréquentent peu et qui se livrent au jeu de l’album studio sans grand intérêt.

Or, il plane sur l’album une signature sonore très proprette, chirurgicale et plutôt froide, sans grande énergie. De plus, cette volonté de donner au groupe un son plus contemporain jure avec les paroles des chansons, dont certaines sonnent carrément datées ou défraîchies, notamment sur All I’ve Got Is You et One Night in Vegas. Ce manque flagrant d’imagination handicape grandement tout le travail mis sur l’orchestration.

Infinite comporte tout de même de bons moments, on pense à The Surprising avec ces arpèges cristallins de guitare et Hip Boots, dans laquelle le groupe fait honneur à son patrimoine, avec des harmonies bien senties entre le synthé de Don Airey et la guitare de Morse. Mais rien d’assez grandiose pour sauver la mise.

Au final, Deep Purple nous sert un album plutôt pâle, sans réel accro, mais sans saveur particulière non plus. L’équivalent de manger à la cafétéria.

C’est donc sur place, en spectacle, que l’amateur de musique y trouvera son compte, n’ayant pas grand-chose à se mettre sous la dent avec cette parution, bien en deçà des standards établis par le groupe dans le passé. Ce qui prouve que tout le talent du monde ne sauvera jamais un manque de substance.

Deep Purple sera en spectacle le 2 septembre prochain sur le Budweiser Stage de Toronto.


Lu 4133 fois Dernière modification le jeudi, 20 avril 2017 23:21
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