27 Avr 2017

The Obsessed : Sacred (2017)

Album : Sacred

Style musical : Heavy / Doom métal

Compagnie : Relapse Records

NOTE : 7/10

Déjà 23 ans que les vieux routiers de The Obsessed ne nous ont fait grâce d’un nouvel album. 23 longues années avant un successeur à The Church Within. 23 ans d’attente avant de prouver avec Sacred, que le groupe a encore sa place, même aujourd’hui, près de 40 ans après sa formation, à Potomac dans l’état du Maryland.

Dominé entièrement par son leader, le mythique chanteur/guitariste Scott Weinrich aka Wino (Saint Vitus, Spirit Caravan, Hidden Hand), The Obsessed a su conserver son style unique de hard rock stoner métissé de délinquance et de spiritualité.

L’album démarre sur les chapeaux de roues avec la très convaincante Sodden Jackal, qui à elle seule vaut le détour. Tout de suite, l’auditeur est happé par la grande qualité de la production, chose qui a souvent fait défaut au groupe auparavant.

Le son de la guitare est énorme, le vocal clair et distinct et la batterie nous punit juste aux bons moments, comme il se doit sur un album de ce style. Seule la basse manque un peu de présence dans le mix final. Manifestement, leur étiquette de disque, Relapse Records, a mis le paquet pour amener le son du groupe au même niveau que la compétition.

Hormis quelques textes plus bancals, les paroles de Wino sont toujours avisées et imprégnées de ses expériences personnelles, de sa vision du monde, même sur les titres plus oniriques comme Sacred. De toute façon, peu importe ce qu’il chante, Wino a ce grain de voix attachant qui force l’attention. Le dude possède un sens mélodique indéniable.

Sacred est un album honnête et direct, simple sans être simpliste, qui ne se targue pas de réinventer la roue.

La majorité des compositions sont accrocheuses et énergiques. Prenons Punk Crusher par exemple, avec son riff de guitare à la Judas Priest. It’s Only Money possède un petit côté ZZ Top, qui est loin d’être déplaisant. Les amateurs de métal seront tout de même servis sur Sacred et Cold Blood. Stranger Things, avec ses accents pop, détonne, mais dans le bon sens, car elle prouve une certaine recherche, une volonté d’expérimenter du moins.

Sacred n’est tout de même pas sans fausses notes. Razor Wire, à travers le lot, représente un maillon faible, tout comme My Daughter My Sons d’ailleurs. Haywire sent le réchauffé. Interlude n’apporte strictement rien à la cause. Le sort de l’album s’est joué lors des premiers titres.

Somme toute, avec Sacred, c’est un très bon album que nous propose The Obsessed. Leur retour est bienvenu, en espérant toutefois que le groupe retourne en studio rapidement pour enfanter un successeur.

Pour les amateurs de musique stoner c’est un must. Pour les autres, prenez une chance. Ne serait-ce que pour prêter l’oreille un instant, à une figure légendaire de la musique heavy, qui, malheureusement, est trop souvent passée sous le radar.

Bien entendu, Sacred mérite d’être écouté. Vivement une suite.


Lu 1207 fois Dernière modification le jeudi, 27 avril 2017 23:27
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