×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 597
13 Aoû 2014

Theory Of a Deadman : Savages (2014)

Album : Savages

Style musical : Rock

Compagnie : 604 Records

NOTE : 7/10

Trois années se sont écoulées depuis le dernier album « The Truth Is… » du groupe canadien Theory Of a Deadman. Le groupe de Vancouver nous offre enfin leur cinquième album studio avec « Savages ».

 

Avant toute chose il faut mettre quelque chose au clair ici, le groupe fait parti de la génération rock commercial que vous pouvez entendre en rotation constante à la radio. Si Nickelback et Shinedown ne sont pas votre tasse de thé, il y a de fortes chances que Theory of a Deadman ne le soit pas plus.

Ceci dit, lorsque mis en contexte, « Savages » est sans aucun doute le meilleur album que le groupe a produit depuis ses débuts en 2001.

Le quatuor formé de Tyler Connolly, Dean Back, David Brenner et de Joe Dandeneau nous présente un album qui, selon leurs dires, est du Theory Of a Deadman sur stéroïdes. Il montre une réelle progression dans leur écriture et surement l’un des albums les plus accrocheurs que j’ai entendu cette année.

Le processus d’écriture pour l’album a été bien différent pour Connolly qui se préoccupait beaucoup plus de l’état du monde d’aujourd’hui, de voir comment nous sommes tous désensibilisés à la violence que nous voyons au quotidien. Alors plutôt que d’écrire un autre album sur les relations, ce qui était sa norme, « Savages » a pris une toute autre tangente.

Avec les chansons comme « Savages », « Misery of Mandkind » et « In Ruins » on découvre une déclaration sans complexe de ce qui ne va pas avec le monde en gardant la façon classique du groupe de phraser le tout.

L’album débute avec un son différent pour Theory Of a Deadman avec la pièce « Drown » qui vous restera dans la tête des heures après l’écoute.

La deuxième chanson de l’album, « Blow » est l’exemple parfait du classique Theory Of a Deadman. À sonorités joyeuses et légères mais lorsqu’on s’attarde aux paroles c’est une toute autre histoire, à s’en faire sauter la tête.

Le groupe a collaboré avec quelques gros noms dont le légendaire Alice Cooper sur la pièce titre de l’album, « Savages ». Sa voix est immédiatement reconnaissable, il est effrayant et énervé et complètement brillant.

Et que dire de la chanson « Livin’ My Life Like a Country Song » en collaboration avec un icône du country, Joe Don Rooney de Rascal Flatts. Le groupe semble confortable avec le son ce qui pourrait leur ouvrir des portes dans le futur.

Avec les deux « power ballads » « Angel » et « The One » Connolly montre qu’il peut réellement chanter quand il ne force pas sa voix de rock star.

L’album prend fin avec la chanson « The Sun Has Set On Me » qui est très intéressante musicalement. Commence sur des ricanements d’enfants et une nouveauté pour le groupe, une chorale d’enfants complète parfaitement les harmonies du refrain.

La production sur « Savages » est excellente. L’album à un superbe son rock du début à la fin et le groupe sait définitivement écrire des succès radio. Chacune des pièces de l’album pourrait être un simple potentiel.

Bref, rien ne vaut une écoute, laissez vous tenter!

Lu 5318 fois Dernière modification le mercredi, 13 août 2014 20:18
Évaluer cet élément
(2 Votes)