30 Aoû 2017

Paradise Lost : Medusa (2017)

Album : Medusa

Style musical : Death/Doom

Compagnie : Nuclear Blast

NOTE : 9 / 10

Lorsque The Plague Within a été lancé en 2015, un souffle rauque est sorti de nos enceintes acoustiques. Oui, Nick Holmes retrouvait ses amours d’antan. Le retour à la voix death métallique effectuait un saut dans cette parcelle moderne du son de Paradise Lost.

Le groupe retrouvait, par le fait même, une touche plus doom dans sa facture sonique. C’était à se demander si les membres du groupe n’avaient pas effectué un retour dans le catalogue des années ’90. De plus, il ne faut pas négliger l’apport de Holmes face au projet Bloodbath en plus de l’aventure en parallèle de Greg Mackintosh avec Vallenfyre. Tout ça met du poids dans la balance.

Oui, la bougie retrouvait cette flamme plus sombre.  

Avec Medusa, Paradise Lost creuse encore plus profondément face à cette sonorité doom, death métal des beaux jours mais en lui laissant une certaine soupape en ce qui concerne la modernité. Surtout en ce qui concerne l’alternance de la voix de Holmes, qui se permet quelques croons, et les transitions qui se retrouvent dans chacune des pièces.

Non, les bizouillages électroniques des années 2000 ne sont plus audibles au travers des 8 chansons qui se retrouvent sur cet album. Ce n’est que de l’anéantissement sonore mais avec une dose d’espoir face aux mélodies.

Lors des premiers accords qui émanent de Fearless Sky, nous sentons immédiatement l’oppression que le groupe nous fera subir. Holmes grogne et le nouveau batteur, Waltteri Väyrynen, bat la chamade avec un asservissement certain.

Le jeu en tandem des guitares de Gregor Mackintosh et de Aaron Aedy est encore un élément palpable chez Paradise Lost. On s’en délecte sur From the Gallows autant que sur No Passage for the Dead. La pièce Blood and Chaos demeure la plus enivrante du lot. Sur cette dernière, le groupe accélère la cadence et ose même quelques escapades plus entrainantes.  

En gros, Medusa est un album qui se veut abouti métalliquement et détaillé face au doom. Aucun répit n’est possible, l’opacité s’y plait tout au long de l’écoute.

http://paradiselost.co.uk/

Lu 1430 fois Dernière modification le mercredi, 30 août 2017 10:39
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