08 Sep 2017

Septicflesh : Codex Omega (2017)

Album : Codex Omega

Style musical : Death symphonique et atmosphérique

Compagnie : Prosthetic Records

NOTE : 8 / 10

Le terme épique semble galvaudé parfois. On peut l’utiliser à de nombreuses sauces et parfois, il perd de sa ténacité. Dès qu’une formation utilise des voix célestes à éventrer un dragon, on utilise le terme « épique ». Même chose lorsqu’une horde de barbus nous donnent l’impression que leur musique donne une envie soudaine de défoncer des crânes à l’aide d’un gourdin.

Épique, l’appellation qui tend à nous démontrer qu’une bande de musiciens pousse l’audace de leur musique vers des confins aventuriers en y assimilant des arrangements classiques surfins s’adapte à merveille avec les Grecs de Septicflesh.      

Une fois de plus, la formation propose un album de death métal symphonique, très atmosphérique. Avec des arrangements classiques montés et interprétés par un véritable orchestre professionnel, nous pouvons ressentir toute l’opacité qui en découle, toutes les subtilités offertes en plus des mouvements plus intenses qui coulent des 10 pièces de cet album.

Enregistré avec l’Orchestre Philharmonique de Prague, il faut comprendre que cet orchestre n’en est pas à ses premiers balbutiements métalliques. Depuis des années, cet orchestre a eu l’occasion de mettre sa large patte sur des enregistrements de Dimmu Borgir, Blind Guardian, Devin Townsend Project, Therion et Within Temptation.

En plus d’y aller avec des portions plus classiques au niveau des instruments à cordes tout au long de Codex Omega, il ne faut pas négliger l’apport des voix invitées un peu partout sur l’album. Avec leurs envolées divines sur une piste comme Dark Art, on sent qu’elles complètent aisément le travail musical.

Un bon amalgame de voix se présente tout au long de l’album. Septicflesh présente une dualité certaine avec le ton acerbe de Spiros Antoniou avec le trait vocal plus effilé de Sotiris Vayenas, comme sur la chanson Our Church, Below the Sea ou The Faceless Queen.

Produit par l’ingénieux Jens Bogren, nous pouvons imaginer la taille titanesque de l’œuvre face à laquelle le producteur s’est retrouvé. Mais il ne faut pas oublier l’apport majeur qu’offre le guitariste du groupe Christos Antoniou, responsable des orchestrations.

Même si je souligne amplement le travail face à la dimension symphonique, aux arrangements classiques et aux chants azurés, il reste que Codex Omega est probablement l’album le plus organique de la période moderne de Septicflesh. Avec des guitares bien affutées, une basse puissante et des percussions éclatantes, le groupe n’a pas mis uniquement le cap face à l’éblouissement par des moyens plus grandioses. Il faut prendre en exemple The Gospels of Fear qui se veut une pièce qui dresse un portrait proposant une certaine hantise grâce à son emprise sur le métal, avant toute chose!

Un deuxième disque offre 3 pièces additionnelles, enregistrées par l’Orchestre Philharmonique de Prague, sous les soins vigoureux du groupe. Digne d’une trame sonore d’un film n’existant pas ou d’un jeu vidéo factice, on peut y apposer les images de notre choix!

Donc, une belle réussite musicale!

http://www.septicflesh.com/

Lu 1536 fois Dernière modification le vendredi, 08 septembre 2017 06:00
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