23 Oct 2017

WD40 : La Nuit Juste Après le Déluge (2017)

Album : La Nuit Juste Après le Déluge

Style musical : Rock

Compagnie : Indépendant

NOTE : 7.5 / 10

Nul ne pouvait prévoir un nouvel album de la vieille garde punk saguenéenne de WD40. On pensait tous que le groupe se voulait mort de sa belle mort, enfoui sous un amoncellement encore frais de feuilles automnales.

Il faut croire que la persévérance, la patience et un timing parfait ont fait que ce nouvel album ait pu voir le jour. Production solide pour ce trio qui ne comprend que des saguenéens exilés, La Nuit Juste Après le Déluge se veut chaleureux, feutré et juste assez crotté pour pouvoir tenir convenablement dans cette balance musicale qui allie une touche country sur une couche de rock punké bien maîtrisé.

Une roulade aux tambours ouvre l’album. Elle se heurte à la voix de coyote d’Alex Jones qui, malgré les années, possède toujours ce doux souffle charismatique. Son jeu à la basse est solide, la guitare s’impose tandis que les percussions se veulent plutôt audacieuses. Comme coup d’envoi, on sent que le trio est en plein contrôle.

Un morceau plus rythmé est offert avec La Mer des Tourments. Guitare rockabilly, percussions précises et une attitude fonceuse mènent la barque. Hochement de tête garanti, cette pièce se veut excessivement solide.

La complainte amoureuse meuble cet album. Bien servie par des cadences bien rembourrées et délicieusement garnies, on sent cette brise plutôt rauque du rock gommé au toupet sur Quand dans la Nuit, du surf version Jardin Tiki sur L’Enfer est Intime et du western viril avec De Passage où le banjo conteste le territoire à l’harmonica lors des mesures initiales.

Des touches plus croustillantes sont ressenties lors de l’écoute D’aussi Loin. Chanson au caractère plus trapu, plus agressive dans l’approche, elle propose un texte qui décape. Tel un cri poussé de loin, on y ressent une certaine douleur. Une touche plus alternative est proposée sur Ton Corps qui Brûle tandis que Winnebago clôture l’album avec des hurlements excessivement mâles, offerts à l’unisson. Le même type de gémissement que l’on pourrait s’attendre dans un vieux film de cowboys… ou comme dans la pub de la Canyonero.  

Poésie de route qui se verse dans de la musique de pick-up, le WD40 moderne se veut encore viable et vraiment intéressant. Pétillant comme une grosse Labatt 50 que l’on se débouche un vendredi soir après une grosse semaine d’ouvrage, cet album se veut varié, complet et audacieux par son cheminement tortueux mais qui ne se perd aucunement!

www.facebook.com/wd40montreal/

Lu 1488 fois Dernière modification le mardi, 24 octobre 2017 00:36
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