15 Jan 2018

Avatar : Avatar Country (2018)

Album : Avatar Country

Style musical : Metal

Compagnie : Century Media

NOTE: 8/10

Les Suédois métalleux d’Avatar nous présentent un nouvel album un peu moins de deux ans après Feathers & Flesh. Ne faisant jamais rien comme les autres, Johannes Eckerstrom et sa bande nous offrent, encore une fois quelque chose de très différent de l’album précédent. 

Cette fois-ci, Avatar nous présente l’histoire du Roi (le King) tout puissant, le monarque métallique, fondateur du pays d’Avatar et autorité suprême et immortelle. La légende raconte qu’avant sa venue, il n’y avait que silence et qu’armé de sa guitare, il a fait surgir les éclairs du ciel et le métal de la terre. Avatar Country est un hymne à la gloire du Roi, racontant ses exploits, petits et grands.

Musicalement, l’album est extrêmement varié; à l’image d’Avatar Country, nation métallique par excellence, la diversité est représentée par de nombreux genres de métal. La cohésion de l’album tient surtout dans son concept. Johannes est un chanteur extrêmement talentueux dans le sens qu’il peut tout faire : chant clair, cris, grognements, il les réussit tous extrêmement bien. Le groupe l’appuie merveilleusement, peu importe le style. On peut entendre du groove metal à la Pantera, des solos de trois millions de notes à la minute et en harmonie, à la Dragonforce, des passages complexes que ne renieraient pas les groupes de prog metal et même du Trash metal et quelques passages jazzés. Personne ne pourra accuser Avatar de se répéter!

En ce qui concerne le contenu comme tel, on aime ou on n’aime pas; difficile d’avoir un entre deux. Soit on embarque dans le concept, soit on le trouve puéril. Dans ce cas-là, Avatar n’est probablement pas pour vous. J’ai apprécié l’ensemble des pièces de l’album, mais j’ai eu besoin de plusieurs écoutes et de la mise en contexte. Les pièces musicales sont toutes excellentes, mais j’avais de la difficulté à me réconcilier avec le discours du Roi (The King Speaks) qui, croyais-je, n’était qu’un ramassis de blagues caca-pipi-poil, ce qui me plaisait moins. J’ai fini par comprendre que la pièce est nécessaire pour nous montrer l’envers de la médaille. Elle nous donne un recul que les habitants du pays d’Avatar n’ont pas. On voit le roi sous un autre jour.

J’ai beaucoup aimé l’album. Je pense que non seulement il faut l'écouter, mais il faut également le voir. Avatar a réalisé d’excellents vidéos qui ajoutent une couche de verni à l’histoire du Roi. Selon moi, ils forment un tout indissociable. Ceux qui ne connaissent pas encore Avatar, voici une belle occasion de faire connaissance.

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