08 Mar 2018

Between The Buried And Me: Automata I (2018)

Album : Automata I

Style musical : Métal progressif

Compagnie : Sumerian Records

NOTE : 9,5/10

Le groupe de métal progressif Between The Buried And Me vient de sortir son nouvel album ‘’Automata I’’. Celui-ci qui ne comporte que 6 pièces variant de 1 à 10 minutes, m’a fait voyager à travers diverses dimensions inattendues.

 

 

C’est sur les notes épurées d’une guitare 12 cordes accompagnées de sons féériques que débute l’excellente Condemned To The Gallows. La guitare et la batterie s’intègrent rapidement, changeant le tempo sans que je m’y attende.

Ce qui caractérise l’album, c’est d’abord le clavier qui est l’instrument clé car il donne le rythme à chaque mélodie, les parsemant au passage de sons électroniques futuristes judicieusement intégrés. Ensuite, Tommy Rogers qui m’a impressionné avec sa voix solide, utilise ses chants parfois mélodieux, parfois gutturaux; il sait promener aisément sa voix en effectuant les changements de tonalité en une fraction de seconde.

Yellow Eyes m’a donné l’impression d’être l’héroïne dans un tableau de ‘’Mario Bros’’, précisément dans le château, en chemin pour aller sauver la princesse.

Blot, est la dernière pièce mais non la moindre qui dure 10 minutes 31 secondes exactement. Elle est caractérisée par un début sonore oriental dont les mélodies m’ont rappelé le dernier album de Poison The Well, ‘’The Tropic Rot’’.

Chacune des chansons comportent plusieurs changements de rythmes qui arrivent tous sournoisement. Il y a quelque chose de glorieux dans l’ensemble de l’œuvre: la gradation de la batterie mystérieuse, les solos de guitare et la voix de Rogers, qui est grasse lorsque les sons se font aigus et vice versa. Des éléments diamétralement opposés en temps normaux qui s’accordent ici parfaitement.

Tout au long de mon voyage musical, j’ai été soudainement et constamment transporté d’une mélodie à l’autre sans que je m’y attende. Plus souvent qu’autrement en musique, il est facile de prévoir les changements de tempos mais ceux d’Automata I m’ont été imprévisibles du début jusqu’à la fin.

Chaque pièce a sa particularité originale certes, mais ont toutes le point commun de se terminer abruptement, me laissant sur mon appétit. Malgré tout, j’ai adoré l’album dans son entièreté et je vais l’écouter inlassablement pendant longtemps.

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