04 Avr 2018

Underoath: Erase Me (2018)

Album : Erase Me

Style musical : Post Hardcore

Compagnie : Fearless Records

8/10

Il aura fallu attendre 8 ans pour qu’Underoath nous présente un 6e album studio, Erase Me, qui compte 11 chansons.

Bien que le groupe ait conservé quelques aspects de leurs anciens albums, on a vite compris le chemin qu’ont voulu prendre les musiciens avec le clavier omniprésent de Christopher Dudley combiné à la batterie imposante et dynamique d’Aaron Gillespie. Après une séparation de presque 3 ans et 8 ans sans produire de nouveau matériel, il va de soi que leur style musical ait évolué.

Dès la première pièce, le changement est fulgurant! It Has To Start Somewhere (Ça devait commencer quelque part) n’aurait pas pu être mieux nommé pour ‘’commencer’’ un nouvel album sous un nouveau jour. Elle commence par la recette classique de l’album : la fameuse combinaison du clavier à la batterie suivit de près par l’entrée en scène de Spencer Chamberlain. Sa voix est toujours aussi solide et énergique, jouant aisément avec ses tonalités passant de grasses à claires en un rien de temps. D’ailleurs, son ton de voix change sans cesse et ce, aussi rapidement que le rythme de la pièce.

J’ai noté trois changements majeurs aux résonnances musicales du groupe. D’abord, l’album comporte quelques titres qui se veulent ‘’catchy’’ et à saveur Pop-Rock avec les chants clairs et les refrains mélodieux qui se répètent. C’est le cas pour Rapture, Ihateit et Wake Me, que j’ai trouvé rafraichissante avec les chœurs de Timothy McTague.

Ensuite, j’ai ressenti avec beaucoup de satisfaction un nouveau côté industriel que je ne connaissais pas d’Underoath. Dudley a su utiliser brillamment son clavier pour fabriquer des sons excentriques et mystérieux et, combiné à la batterie imposante, rendait le son brut, abrasif. C’est ainsi le cas de plus de la moitié des pièces dont No Frame, In Motion et Gave Up pour n’énumérer que celles-là.

Finalement, le changement qui m’a un peu brisé le cœur (mais qu’heureusement il en reste un peu), c’est la rareté des Screams de Chamberlain. Ce dernier a plus souvent opté pour des chants clairs s’accordant davantage aux nouveaux airs plus Pop-Rock.

Les titres que j’ai moins aimés de l’album sont Bloodlust et Sink With You car j’ai trouvé qu’ils frôlaient par moment la cacophonie avec le clavier aux notes aigues insistantes et l’amas distortionnés de tous les instruments en même temps.

En bref, le rythme général de chaque pièce est plus rapide qu’avant. J’ai constaté que l’instrument principal est le clavier car celui-ci a guidé chacune des 11 chansons car souvent, les pièces débutaient et se terminaient avec celui-ci. Mon verdict? Le groupe sonne désormais industriel avec une touche mystérieuse que j’ai grandement apprécié! Je trouve que les gars ont été audacieux d’oser cette évolution qui leur donne un vent de fraicheur pour leur résurrection. Espérons seulement qu’avec le titre ‘’Erase Me’’, ils ne veulent pas qu’on oublie qui ils étaient 8 ans plus tôt!

Lu 1155 fois Dernière modification le mercredi, 04 avril 2018 17:57
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