22 Avr 2018

TesseracT: Sonder (2018)

Album : Sonder

Style musical : Rock Progressif

Compagnie : Kscope

7/10

Le groupe de métal progressif britannique TesseracT sortira son 4e album studio Sonder le 20 avril. Le côté progressif est omniprésent dans chaque pièce, marqué par les changements constants de tempo.

Jay Postones à la batterie, Amos Williams à la basse, Alec Kahney et James Monteith à la guitare ont audacieusement donné le ton mystérieux et insistant à plusieurs titres et chaque fois, la voix douce et souvent aigüe de Daniel Tompkins s’est jumelée naturellement au groupe, ce qui chaque fois, a pour effet de faire redescendre les tensions sonores.

Les gars ont opté pour un son brut et industriel pour débuter leur nouvel opus avec la pièce Luminary. Pourvue de distorsion et d’une batterie qui bat à un rythme régulier, Tompkins entame son chant lyrique jusqu’à l’éclat retentissant du refrain.

Toutes les pièces débutent avec une touche vaporeuse et atmosphérique souvent combinées au piano sauf une : Juno, ma préférée de l’album. Tel que le premier titre, son début est brut, à résonnance industrielle marqué par la batterie et la guitare rythmique de Monteith. Le chant est poussé énergiquement avec assurance et le tout sonne comme une chanson des années 80 par moment. Une cadence saccadée revient sporadiquement tout au long des 5 minutes (et 12 secondes).

J’ai trouvé que plusieurs pièces étaient reliées entre elles; pendant qu’une se terminait en s’éteignant doucement, la suivante reprenait les notes sur une gradation logique et calculée. C’est le cas pour King dont les notes de piano s’estompent pendant que Tompkins chuchote les paroles et la pièce suivante, Orbital, dont le début vaporeux est marqué par le chant doux et le piano mélodieux. Même chose pour Beneath My Skin qui s’éteint sur des notes de guitare et dont celles-ci reprennent lors de Mirror Image combinées avec le piano.

En général, l’album de 8 chansons est composé d’un mélange industriel au chant mélodieux et feutré de Daniel Tompkins. Sa voix douce et aigüe a des résonnances plus souvent mélancolique et mystérieuse, à un point tel que je m’attendais souvent à une explosion sonore qui malheureusement, n’est pas arrivée souvent. C’est dans les pièces Beneath My Skin et Smile seulement qu’on a pu y goûter pour vrai.

Il m’a fallu au moins 3 écoutes pour commencer à apprécier les chansons et personnellement, j’ai eu de la misère à accrocher car leur son m’était plutôt fade au début. Par contre, ce que j’ai le plus aimé ce sont les pièces qui débutent avec une touche vaporeuse et atmosphérique souvent combiné au piano (j’adore le piano).

Lu 3445 fois Dernière modification le dimanche, 22 avril 2018 18:37
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