25 Avr 2018

Kamelot : The Shadow Theory (2018)

Album : The Shadow Theory

Style musical : Power Metal Symphonique

Compagnie : Napalm Records

NOTE: 8/10

The Shadow Theory est le troisième album depuis que Tommy Karevik a remplacé Roy Khan au micro de Kamelot, en 2012. Cet album s’inscrit dans la foulée de Silverthorn et Haven; le groupe poursuit dans la même tangente que les albums précédents. À noter qu’il s’agit du premier album de Johan Nunez, le nouveau batteur du groupe, qui a remplacé Casey Grillo au début de l’année. 

Comme c’est maintenant la coutume, Kamelot a invité une chanteuse à participer au projet. Cette fois-ci, c’est Lauren Hart, du groupe de Death Metal californien Once Human, qui est responsable des voix féminines de l’album. Elle fera également des spectacles avec le groupe.

Autant le dire tout de suite, Silverthorn est, selon moi, le meilleur album que nous a servi le groupe et, malgré les critiques élogieuses, j’ai été déçu de Haven. Je suis donc très content de constater que The Shadow Theory se rapproche davantage du premier que du deuxième.

C’est sur l’instrumental The Mission que commence l’album. Pièce d’ambiance avant tout, The Mission fait rapidement place à Phantom Divine (Shadow Empire), la première vraie chanson de l’album. On constate tout de suite que Kamelot n’a pas l’intention de retenir ses coups. Phanton Divine est une pièce typique du groupe : du Power Metal symphonique soigné, poli, au rythme rapide et entraînant. Un peu trop soigné, peut-être : la batterie se perd un peu dans le mix de l’album et les bruits électroniques d’ambiance sont présents un peu partout. Pas que c’est une mauvaise chanson, bien au contraire, mais j’aurais apprécié un son qui « grafigne » un peu plus. Le groupe se reprend d’ailleurs en spectacle en offrant une version un peu plus crue; ça fait du bien.

Ravenlight poursuit l’assaut sonore. Le premier simple de l’album, cette chanson continue le rythme effréné dicté par la chanson précédente. Amnesiac suit ensuite, pour briser un peu le rythme.

Burns to Embrace et In Twilight Hours suivent. Le rythme diminue encore. In Twilight Hours est le duo romantique type de Kamelot. Cette fois-ci, Tommy échange le micro avec Jennifer Haben, du groupe de métal symphonique Beyond the Black; leurs deux voix se mélangent merveilleusement bien, il faut le dire.

Kevlar Skin, Static, Mindfall Remedy et Stories Unheard sont les chansons suivantes. De très bonnes chansons, mais pas exceptionnelles selon moi. Vespertine (My Crimson Bride), avec ses orchestrations de cordes, se démarque des autres chansons. On peut dire que Kamelot a mis le paquet dans cette chanson : orchestrations, chœurs, changements de tempo et excellent solo de guitare. Voilà une excellente chanson.

The Pride and the Broken suit immédiatement après. La chanson la plus longue de l’album est un petit bijou. Encore une fois, le groupe a mis le paquet. Les éléments symphoniques, pratiquement progressifs s’enchaînent de façon très fluide. La voix de Tommy est expressive à souhait. Il s’agit d’une des très bonnes pièces de l’album. Ministrium (Shadow Key), un autre instrumental atmosphérique, vient ensuite clore l’album.

Sans véritable fil conducteur, The Shadow Theory nous présente toutefois des réflexions sur un monde futuriste dystopique. Ne cherchez pas une histoire reliant toutes les chansons; il n’y en a pas. C’est toutefois l’album en entier qui nous présente des vignettes provenant d’un même monde. Les paroles, l’orchestration, la production ont été prévues pour subtilement nous placer dans une atmosphère futuriste oppressante. Les bruits électroniques, la production contribuent également à renforcer la cohésion de cet album.

The Shadow Theory est un très bon album de Kamelot. Il comporte son lot d'excellentes chansons; j’aime beaucoup la façon dont il a été construit. Mon seul bémol est dans la production un peu trop soignée à mon goût. J’aurais aimé un son plus brut, plus métal.

Lu 988 fois Dernière modification le mercredi, 25 avril 2018 12:48
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