10 Aoû 2016

Disturbed : Entrevue vidéo avec David Draiman à Heavy Montréal 2016

Voici une entrevue avec le chanteur et leader de la formation Disturbed, David Draiman, lors du Heavy Montréal 2016.

Traduction française après la vidéo:



MU:
Salut! Je suis avec David Draiman de Disturbed et il va jouer à Heavy Montréal avec son groupe aujourd’hui.

MU: Le dernier album, Immortalized, est paru en 2015. Depuis, le groupe a fait énormément de tournées. Comment ça se passe jusqu’à présent?

DAVID DRAIMAN : À date, tout va super bien. On a joué devant les plus grandes foules qu’on a pu voir de notre carrière. On passe vraiment du bon temps. À mon avis, on est à un tout autre niveau.

MU: Vous aviez pris une pause avant la réalisation de l’album. Peux-tu nous expliquer comment se sont passées les retrouvailles après cette période?

DAVID DRAIMAN : Bien, ce hiatus avait été prévu. S’il n’y a pas eu de réelle séparation, on ne peut pas vraiment parler de retrouvailles. Dan est venu me voir chez moi à Austin au Texas en janvier 2014, si je ne me trompe pas. À cette époque, il n’avait pas encore rencontré mon jeune fils. Il est passé nous visiter et on a commencé à discuter. On se disait qu’on avait envie de recommencer, que la piqûre revenait. Environ un mois ou un mois et demi plus tard, il m’a envoyé une première vague de matériel potentiel pour que je commence à écrire. Il m’a envoyé de nouveaux riffs qu’il pensait utiliser. J’avais quand même beaucoup de difficulté au point de vue créatif. J’avais quelques idées, mais je n’étais pas trop confiant. J’ai en quelque sorte eu le syndrome de la page blanche, ce qui, pour moi, est d’avoir des centaines d’idées et de toutes les trouver mauvaises. J’ai donc appelé Dan et j’ai été le visiter à Chicago le mois de mars suivant. On s’est donc tous réunis pour manger avec nos familles. Il y avait Mike et Dan. À partir de là, nous avons commencé à écrire ensemble et pour la première fois depuis l’album Believe, on s’est tous mis à écrire au même endroit, en même temps.

MU: Donc, la magie a opéré?

DAVID DRAIMAN : Absolument! Rien ne peut remplacer ça. Je peux dire qu’on ne va plus se fier à la technologie et aux courriels pour s’envoyer nos fichiers. J’aime que Mike et Dan soient à mes côtés. Je dépends de leurs avis. Je suis très bon pour bien critiquer le travail des autres, mais quand il s’agit de mon propre travail, je suis beaucoup trop dur. J’aime qu’ils soient là pour me dire immédiatement quand quelque chose fonctionne ou pas. Ça aide beaucoup. Il en va de même pour l’inverse.                                             

MU: Vous êtes en train de passer à l’histoire avec votre nouvel album! Les ventes vont très bien et vous faites des tournées partout dans le monde. Vous êtes de retour au Heavy Montréal.

DAVID DRAIMAN : On adore ce festival!             

MU: Vous êtes reconnus pour faire d’excellentes reprises. La toute dernière est The Sound of Silence de Simon & Garfunkel. Sa popularité a explosé. Est-ce que ce succès était attendu?

DAVID DRAIMAN : Je le souhaitais, mais je ne m’y attendais pas. Ce qui s’est passé a largement dépassé nos attentes. On est très reconnaissants.                

MU: As-tu eu une rétroaction des auteurs de cette chanson?

DAVID DRAIMAN : Oui. Paul Simon m’a contacté moi et le groupe. Il nous a fait de beaux compliments. Il a partagé notre prestation du Conan O’Brien Show sur sa propre page Facebook. Avoir la bénédiction de cette légende était déjà gratifiant en soi.                                                   

MU: Est-ce que vous jouez cette chanson live? J’imagine que oui.

DAVID DRAIMAN : C’est certain! C’est en train de devenir un incontournable. Quand on la joue, ça devient un moment incroyable. C’est un de mes moments préférés. Ça se démarque.        

MU: Quelle est la prochaine étape? Un nouvel album?

DAVID DRAIMAN : On n’y a pas encore vraiment pensé. On va faire des tournées au moins jusqu’à l’an prochain. On doit terminer ça avant et on va voir après. On ne va peut-être pas courir jusqu’au studio, mais il n’y aura pas d’autre longue pause.                                                  

MU: Est-ce que vous avez prévu de filmer la présente tournée? Pour un documentaire?

DAVID DRAIMAN : Bien, nous avons notre caméraman qui nous suit partout. Il fait beaucoup de choses pour nous. Il gère notamment notre site Internet. Il publie des choses, dont des vidéos, sur nos réseaux sociaux sur une base régulière. Nous préférons suivre cette route plutôt que d’accumuler du matériel à mettre sur DVD. Ainsi, les gens peuvent nous voir au fur et à mesure au lieu d’attendre une décennie pour un DVD. Ça va bientôt rejoindre les VHS.

MU: C’est vrai que vous publiez beaucoup de collaborations que vous faites avec d’autres artistes. La réaction des fans est époustouflante.

DAVID DRAIMAN : On aime vraiment beaucoup collaborer avec d’autres artistes. C’est toujours un honneur de partager la scène avec des gens talentueux.           

MU: J’aimerais te demander, que penses-tu de Spotify, Google Play Music et autres du genre? Est-ce que ça encourage vraiment les artistes?

DAVID DRAIMAN : Absolument. Ce qui fait mal à l’industrie, ce sont les téléchargements illégaux. Ça a toujours été un problème. Les plateformes dans le genre de Spotify ont été créées pour combattre le piratage et donner aux fans la chance d’écouter ce qu’ils veulent quand ils le veulent. La qualité sera bien meilleure que ce qu’on peut trouver sur des sites de torrents et le prix est très raisonnable. Il y aura toujours un revenu versé à l’artiste. Le but n’est pas de remplacer les ventes d’album physiques, même si elles vont bientôt rejoindre les VHS aussi. Tout ça a commencé il y a vraiment longtemps quand Shawn Fanning et Sean Parker ont créé Napster. Au début, l’industrie de la musique ne voulait rien à faire avec ça. À la place, elle a décidé de tout partager avec le monde entier. Maintenant, c’est tout le contraire et l’industrie accueille ce genre de technologie à bras ouverts. C’est tout à son avantage.

MU: Je te souhaite un bon spectacle pour ce soir et j’espère te parler bientôt.

DAVID DRAIMAN : Merci et merci pour ton soutien.     

TRADUCTION : CHRISTELLE ZELAYA 

Critique et photos de Disturbed au Heavy Montréal 2016 :
http://musikuniverse.mu/spectacles/item/5136-heavy-montreal-2016-critiques-et-photos-jour-2

Lu 3583 fois Dernière modification le mercredi, 10 août 2016 22:52
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