24 Nov 2016

In Flames : Entrevue vidéo avec Anders Fridén à Montréal (2016) Spécial

Musik Universe a rencontré le chanteur de la formation In Flames lors de son passage à Montréal cette semaine! Nous avons parler du nouvel album Battles, des sites de streaming, de sa bière "Frequency" et plus!

*TRADUCTION FRANÇAISE EN BAS DE LA VIDÉO*


MU : Parlons du nouvel album Battles et des réactions jusqu’à présent.

Anders Fridén : Je ne sais pas trop. Je ne prête pas vraiment attention à ça. Les gens que nous avons rencontrés jusqu’à présent l’aiment. Je ne surveille pas vraiment de près tout ce qui se passe sur Internet et ne lis pas beaucoup de critiques. J’en lis quelques une par-ci, par-là, par curiosité. Tout semble bien aller. Je suis très satisfait de l’album. Je trouve que c’est incroyable que nous existions toujours et nous aimons ce que nous faisons. Si je me fie à la réaction des fans quand nous jouons les chansons en spectacle, c’est un bon album.

MU : J’ai l’impression que Battles renferme des éléments propres à chacun des albums d’In Flames. Es-tu d’accord?

Anders Fridén : Je ne sais pas trop. Bien... c’est In Flames. Nous avons un son propre à nous. Chaque album est différent, mais en même temps, ça reste que c’est nous. Ça commence avec de bonnes mélodies. J’espère qu’il y a de quoi plaire à tous. Nous sommes satisfaits de l’album. C’était super de le créer. Nous avons passé du bon temps à Los Angeles. C’est comme ça que ça commence. Nous devons être contents avec nous-mêmes. Il arrivera ce qui arrivera. Je ne peux pas contrôler ce que les autres vont penser. Si tu penses que c’est le cas : génial. Ce n’est pas comme si nous allions devenir un groupe complètement différent et faire un album country. Il y aura toujours la signature In Flames. L’album représente le son que nous avons maintenant et nous n’essayons pas de changer. Nous ne nous assoyons pas à une table pour discuter et se demander vers quelle direction aller. Nous ne faisons pas ça. Nous n’écrivons pas en tournée ou entre les albums. Nous réservons une date pour le studio et c’est là que nous commençons à composer du nouveau matériel. Il y a donc quelques années qui séparent le processus créatif. Ça pourrait expliquer pourquoi ça semble différent d’un album à l’autre. Nous avons toujours la même mentalité. Il peut arriver que des fois, ça ressemble plus à quelque chose que l’on a déjà fait dans le passé et d’autres, à quelque chose de complètement différent.

MU : D’où vient l’inspiration de la pochette?

Anders Fridén : L’inspiration est venue de moi et de mes paroles. J’ai donné le concept à Blake Armstrong, l’artiste, et j’ai voulu voir comment il interpréterait mes pensées et mes idées. Nous sommes tous les deux adeptes de science-fiction, alors je voulais quelque chose qui reflète le titre, Battles. Il est très court. Je voulais que l’art dise la même chose, c’est-à-dire de ressortir parmi une foule. J’aime beaucoup ce qu’il a fait. Ça parait bien.

MU : Quelles sont l’inspiration et l’histoire derrière la chanson The Truth?

Anders Fridén : J’ai eu cette idée d’utiliser un chœur. La chanson est à propos de nos enfants qui sont ce qu’il y a de plus honnête et de plus vrai, jusqu’à ce qu’ils soient formés par la société pour devenir autre chose. Aucun enfant n’est mauvais au départ. C’est un peu comme Pink Floyd avec The Wall quand les enfants confrontent les professeurs et ont une voix. Je voulais quelque chose de semblable. Ce chœur représente la voix des enfants. Ce sont 4 filles et 2 garçons qui le font. Ils ont la mi-vingtaine, ils ne sont plus tant jeunes.

MU : Comment se passe la tournée avec HELLYEAH?

Anders Fridén : C’est super! Nous connaissons déjà les gars. Je connais Chad depuis longtemps. Il était avec Mudvayne, groupe avec lequel nous avons fait une tournée.

La variété des groupes sur la tournée est un bon mélange, car il y en a pour tous les goûts. Il y a les groupes Source, From Ashes to New, Hellyeah et In Flames. Je crois que nous sommes tous légèrement différents.

MU : J’aimerais avoir ton avis sur des services tels que Spotifiy. Crois-tu que ça aide les artistes?

Anders Fridén : Ça dépend du point de vue qu’on prend. C’est comme la radio, directement dans sa poche. C’est super, il faut s’adapter. Personnellement, j’aime avoir quelque chose de physique et le tenir entre mes mains. J’ai encore des vinyles. C’est un bon complément. En gros, c’est comme ça que les choses se passent aujourd’hui. En tant que musiciens, nous devons nous adapter à la situation. Parfois, il arrive de ne plus avoir de plaisir à sortir officiellement du nouveau matériel parce que c’est déjà disponible partout. Quand j’étais jeune, il fallait attendre jusqu’au jour où l’album sortait. Je courrais au magasin pour en avoir un exemplaire et j’adorais vivre ce petit moment magique. C’est différent de nos jours. En Suède, il y a entre 80 et 90 % de streaming. Il y a très peu de vente de copies physiques et je dirais même peu de ventes sur iTunes. C’est Spotify qui mène.

MU : Que penses-tu du groupe suédois Ghost?

Anders Fridén : Je trouve que c’est un super groupe. Il a déjà fait la première partie de l’une de nos tournées européennes, ce sont des gars cool. Je ne suis pas surpris de la vitesse à laquelle ils ont gagné du succès. C’est de la bonne musique avec une belle image. Ce qui compte, c’est que c’est de la bonne musique.

MU : Tu fais ta propre bière. Peux-tu nous en dire plus sur ta bière qui s’appelle Frequency?

Anders Fridén : J’aimerais l’exporter, mais j’en produis peu à la fois pour l’instant. Je suis actuellement en tournée, alors je ne peux pas faire ça. Je n’ai pas ma propre brasserie. Je vais en visiter quelques une et j’utilise leur équipement. Elle se vend dans quelques bars et magasins en Suède. Ce n’est pas une grande production. Par exemple, j’ai brassé une porter l’an dernier et je l’ai gardée pour cette année pour voir comment elle goûtait. Elle est vraiment bonne. On verra. Je fais ça parce que j’aime ça. C’est un passe-temps. Mon travail, c’est In Flames, mais j’aime brasser de la bière aussi. Si j’ai la chance de pouvoir consacrer plus de temps au brassage, j’aurais peut-être l’occasion d’exporter. J’ai fait beaucoup de sortes. J’ai fait des lagers, des IPA, des doubles IPA, différents stouts, différentes porters, des bières brunes et j’en passe.

TRADUCTION : Christelle Zelaya

Lu 1991 fois Dernière modification le jeudi, 24 novembre 2016 04:08
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