18 Aoû 2015

Gene Simmons : Il parle la contribution volontaire et pense à acheter le «Rock and Roll Hall of Fame»

Gene Simmons nous parle sa contribution volontaire et pense à acheter le «Rock and Roll Hall of Fame»

 

Pour un journaliste, Gene Simmons est le candidat parfait. Franc et direct, il n’hésite pas à donner son avis sur une grande variété de sujets et arrive toujours à faire rire grâce à ses citations cinglantes et démesurées. Quand on vient à parler du rôle de Kiss au sein du «Rock and Roll Hall of Fame», Simmons s’interroge souvent sur la place d’artistes comme Madonna ou Donna Summer dans cette institution. Et il se demande: «quand est-ce que Led Zeppelin figurera dans le «Hip Hop Hall of Fame?»

Mais Gene Simmons nourrit aussi un côté plus tendre de lui-même et évoque souvent ses efforts philanthropiques. En effet, le 16 août, Simmons participera à deux événements de bienfaisance au Lucky Strike à Hollywood. Johnny Depp et Mr. Simmons seront à la tête d’un jam comprenant Gilby Clarke, Nuno Bettencourt et plusieurs autres dans le but d’amasser des fonds pour «Mending Kids», une organisation qui envoie des docteurs traiter des enfants dans le besoin à travers le monde. Le deuxième événement est prévu pour le 18 août. Gene Simmons sera interviewé au «Grammy Museum» après les performances d’artistes comiques tels que Bill Burr et Jim Jefferies dans le cadre du «Comedy Rocks». Une partie des dons reviendra à l’organisme «Sophie’s Place» fondé par sa fille Sophie Simmons qui vient aussi en aide aux enfants dans le besoin.

Simmons rappelle l’importance de donner au suivant et parle aussi de son projet concernant le «Rock and Roll Hall of Fame» dans cette entrevue tirée du billboard.com:

«Parle-nous de l’événement de dimanche.»

«Mending Kids se porte à merveille. Toutes les donations proviennent de contributions volontaires et MendingKids.org envoie des médecins à travers le monde pour offrir des opérations médicales gratuites aux enfants vivant avec des déformations faciales, de la colonne vertébrale ou autre pour subvenir à leurs besoins et leur éviter une vie de souffrance et de douleur liée à leurs troubles médicaux. Alors Jonhhy Depp et moi animeront une soirée le 16 août au Lucky Strike à Hollywood où les gens peuvent d’ailleurs se procurer des billets. Les places sont limitées car il s’agit d’un événement de moyen envergure. Il y aura des gens sympas et un groupe rock et tout le monde s’amusera comme des fous. Johnny et moi joueront quelques chansons pendant qu’une bande de nigauds s’éclateront et tous les dons iront au MendingKids.org, ce qui profitera aux enfants nécessitant une opération médicale d’urgence.»

«Avez-vous déjà joué de la musique avec Johnny auparavant?»

«Non. On s’est rencontré quelques fois, mais n’avons jamais partagé une scène.»

«Y a-t-il des reprises de chansons que vous désirez particulièrement interpréter?»

«Nous n’en avons aucune idée. Nous allons y aller «Loosey-goosey» (de manière relax), ce qui serait d’ailleurs pas mal comme nom de groupe! Il y aura beaucoup de musiciens et la nuit sera enflammée. Mais on ne se prendra pas la tête à essayer de faire tout à la perfection. Il s’agit moins d’un spectacle rempli de vedettes que d’un événement dans le but de contribuer au sort des enfants que l’on essaie d’aider.»

«Quand avez-vous commencé à vous investir dans cet organisme?»

«Il y a quelques années de cela, on m’a introduit à Mending Kids. Ça commença comme un genre de business. Mais plus j’entrais dedans, plus je comprenais qu’il s’agissait de docteurs très investis dans la cause pour amasser des fonds.»

«Vous avez déjà amassé des fonds pour la «House of Blues» avec Kiss et Tom Jones.»

«J’ai organisé le tout, j’ai négocié avec la «House of Blues» pour obtenir un espace gratuit, j’ai réservé le Arsenio Hall et Tom Jones et les membres de Kiss ont contribué à l’événement aussi. J’ai contacté Penn Jillette qui anima l’événement et j’ai aussi contacté Mark Cuban pour qu’il diffuse la soirée sur AXS. Ce fut un grand moment et nous avons amassé un paquet d’argent, puis, comme nous le faisons tous, on continue à s’occuper de nos petites vies. C’est là que Mending Kids m’a contacté environ un mois plus tard en me disant: «écoute, on a organisé un événement. Aimerais-tu le promouvoir?» Ils me dirent que Johnny Depp y participerait. J’ai dit: « C’est tout ce dont vous avez besoin, mais je serais heureux d’en faire partie et de performer. Vous pouvez même me vendre aux enchères.»

«Qu’attendez-vous des organismes avec lesquels vous travaillez?»

«La chose la plus importante est que la plupart de l’argent serve à faire une différence. Il existe beaucoup d’organismes qui coûtent cher à soutenir notamment à cause des bureaux et du personnel. Je tente de les éviter parce que beaucoup d’argent est investie dans l’achat de voitures pour les employés et dans le loyer de l’endroit et etc. Il veulent bien faire, mais ils coûtent cher. Les organismes qui n’ont pas autant de frais d’opération peuvent donner plus aux gens dans le besoin. La cause des enfants me touche beaucoup.»


«Avez-vous toujours été aussi conscientisé ou cela s’est développé avec le temps et votre expérience en tant que parent?»

«Je ne suis pas né en Amérique (Simmons est né en Israël) et lorsque j’étais enfant, nous n’avions rien. Nous vivions dans un hangar troué au niveau du plafond. Nous n’avions même pas de papier de toilette et ne possédions que des chiffons que l’on devait laver et réutiliser. C’est d’où je viens. Je n’avais jamais vu une toilette ou une brosse à dents avant l’âge de 9 ans. Je n’essaie pas d’obtenir de la pitié en racontant mes histoires. 6 mois après que le pays soit devenu indépendant, je naquis. Et au début, nous vivions dans une petite infrastructure. Un jour, on nous donna un panier de denrées qui contenait des cannes de pêches et une bande-dessinée de Bugs Bunny. Je me souviens encore de Bugs Bunny qui court jusqu’à une colline, chassé par Elmer Fudd. Évidement, je ne connaissais pas un mot d’anglais à l’époque.
Et lorsque le panier de denrées apparu, je senti que quelqu’un quelque part s’occupait de nous. C’est de cette façon que ça commença.»

«Y a-t-il des moments où vous avez constaté les résultats de votre contribution?»

«Nous avons travaillé avec «Wounded Warriors» pendant des années, et il y a de cela une tournée ou deux, un dollar provenant de chaque billet vendu était donné à cet organisme. Au moment de la dernière tournée en Amérique, on a rencontré un vétérinaire qui ne possédait plus rien à son retour à la maison. Il avait une femme et trois enfants. Ils tentaient de trouver un endroit où vivre, alors nous avons réuni tout l’argent et l’avons amenée sur scène pendant un spectacle. Nous avons discuté sur scène à propos de héros comme Superman et Spider-man, mais qui ne sont rien à côté de vrais héros qui risquent leurs vies et se battent pour défendre leurs idées, ce qui nous permet de vivre dans ce confort et cette liberté. Je n’essaie pas de sonner sentimental avec toutes ces histoires, mais il n’y a rien de plus fort que l’entraide. Alors, sur scène nous avons surpris le vétérinaire avec une nouvelle maison payée en entier. Être témoin d’autant de joie provenant de toute cette famille, c’était quelque chose d’unique. Le publique était en larmes et joyeux.»

«Et vous avez un autre événement de bienfaisance la semaine prochaine, n’est-ce pas?»

«Deux jours après, au «Grammy Museum», j’ai été approché par Bill Burr et plusieurs autres comédiens pour que l’on se moque de moi sur scène ou pour raconter des blagues dans le but d’amasser des fonds pour «Sophie’s Place». Vous pouvez y contribuer au SophieTSimmons.com.

«Qui sont les humoristes que vous admirez?»

«Ceux que j’aime sont dangereux et politiquement incorrects. Quelques-uns sont racistes, et certains ont de la colère et vivent une dépendance avec la drogue. Mais puisque qu’ils étaient dangereux, ils étaient particulièrement drôle. Sam Kinison m’apparaissait comme un complet fou. J’ai connu Andy Kaufman, mais lui fut victime de mauvaise publicité. Au sommet de sa gloire, peu importe comment il agissait et à quel point il était intense, Andrew Dice Clay m’a toujours époustouflé, parce que je n’avais jamais entendu quoi que ce soit de semblable. Et dans son style, George Carlin a choqué beaucoup de gens. Il y a énormément de personnes. Mais ultimement je ne suis pas fan des humoristes qui parlent du pourquoi le poulet a traversé la rue. Je ne veux pas d’un humour que ma mère apprécierait. J’aime l’humour qui choque.»

«Comme beaucoup d’humoristes, Kiss a toujours été à l’aise et il prit énormément de temps au groupe à se faire introniser au «Rock and Roll Hall of Fame».

«Je ne me suis jamais inquiété à propos de cela. Est-ce que je m’inquiète du fait que Madonna et LL Cool J y ait figuré avant nous? Non. Je me demande seulement qu’est-ce que ces artistes ont à faire avec le Rock and Roll. Quand est-ce que Led Zeppelin sera admis au Hip Hop Hall of Fame? Des choses plus étranges encore sont survenues et je suis le dernier au monde à me plaindre de quoi que ce soit. En fait, j’ai pensé à acheter le «Rock and Roll Hall of Fame».

Lu 4056 fois Dernière modification le mercredi, 19 août 2015 01:14
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