08 Aoû 2018

Smashing Pumpkins / Metric : Compte-rendu et photos du spectacle de Montréal (2018)

C’est un Centre Bell agréablement climatisé pendant cette période de canicule qui accueillait en ce mardi 7 août 2018 le groupe rock alternatif The Smashing Pumpkins, avec en première partie la formation indie rock canadienne Metric.

Ne jouant pas devant son public, Metric semble avoir décidé de roder ses nouvelles chansons. Ce n’est pas une mauvaise idée, mais pour les fans des deux groupes de la soirée, c’était un peu décevant. Surtout que les quatre membres du groupe sont restés plantés comme des piquets pendant les deux premières chansons, ce qui n’était pas très convaincant avant qu’Emily Haines ne retrouve l’usage de ses jambes pour la troisième, Dressed to Suppress, le plus récent simple de la formation. Les moments forts ont été sans contredit Breathing Underwater, Gold Guns Girls et Help I’m Alive, avec mention spéciale à Dark Saturday, jouée avec une belle énergie.

Après un entracte relativement court, le tour des Smashing Pumpkins était venu. Ce qui a d’abord frappé, ce sont les éléments scéniques plutôt originaux : deux immenses panneaux qui coulissent pour former un écran au centre ou deux sur les côtés, six colonnes qui pivotent pour créer divers effets visuels, la batterie, les claviers et les pianos qui sont glissés sur les planches et plusieurs autres artifices non conventionnels qui viendront s’ajouter à la liste. Et lorsque Billy Corgan est émergé de l’arrière-scène pour interpréter Disarm en solo, c’est sa forte présence qui a capté l’attention des près de 10 000 spectateurs. Avec ses excellentes prestations, ses solos inspirés et ses quelques pas de danse, on peut dire qu’il avait l’air heureux d’être là. Évidemment, le retour de ses comparses de l’époque n’est pas non plus passé inaperçu. D’abord James Iha, avec son univers de sonorités hors du commun et ses efforts pour adresser quelques mots en français à la foule, mais aussi Jimmy Chamberlin, dont le jeu et la rigueur à la batterie étaient impeccables.

Ceux qui étaient là savaient qu’ils auraient droit à un spectacle rétrospective et je ne pense pas avoir besoin de vous dire quelles chansons ont mis les feux aux poudres, mais le niveau de décibels a tout de même été surprenant. Les irréductibles de la première heure n’ont pas eu beaucoup de Gish à se mettre sous la dent, mais les fans de Siamese Dream et du très populaire Mellon Collie and the Infinite Sadness en ont vraiment eu pour leur argent. Nous avons aussi eu droit à un bon nombre de « b-sides », dont Blew Away, chanté par James Iha. Les musiciens ont également parsemé la soirée de reprises, question de se faire plaisir, je suppose. Il faut dire que plus de trois heures de spectacle, c’est du sport! Mais même si les principaux membres du groupe sont maintenant quinquagénaires, il y a fort à parier que, comme le public, ils se sont sentis revivre leurs années de gloire comme si les vingt-cinq dernières années n’avaient jamais existé.

Lu 1119 fois Dernière modification le mercredi, 08 août 2018 22:21
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