09 Aoû 2018

Black Label Society: Critique et photos du spectacle à Montréal

Ayant été forcé d'annuler sa venue en janvier, Black Label Society était de retour au MTelus afin de se reprendre. Bien que l'événement avait été reporté, Eyehategod ainsi que Corrosion Of Conformity avaient quand même donné un concert et ceux-ci faisaient encore partie du menu de la soirée.

C'était à Eyehategod que revenait la chance d'ouvrir les hostilités. La salle était loin d'être bondé quand la troupe américaine a mis les pieds sur scène, mais il semblait y avoir plusieurs fans qui étaient déjà présents si on se fit à la réception que le groupe a bénéficié. Côté prestation, les musiciens étaient plutôt statiques ce qui était un peu décevant; ça manquait un peu de vie. Sinon, le chanteur a essayé de relever l'ambiance avec quelques blagues sans jamais vraiment réussir à charmer l'audience. Ce n'était peut-être pas le meilleur concert, mais c'était passable et la troupe a su réchauffer tranquillement la salle.

 

 

Corrosion Of Conformity était donc la seconde formation à se présenter sur les planches. Si les musiciens précédents n'étaient pas les plus mobiles, c'était une tout autre histoire avec cette troupe. Les gars ont une bonne présence et ça se voit qu'ils ont du plaisir a joué pour leurs fans. Aussi, bien que la musique ait une sonorité bien vaseuse, les pièces étaient bien interprétées, mais j'ai trouvé que le son n'était pas extraordinaire quand venait le temps des solos. Personnellement, c'est le batteur qui m'a le plus impressionné avec le groove et la touche "jazzy" qu'il apporte aux compositions. Sinon, on sentait que l'ambiance levait de plus en plus puisque nous avons pu vu de nombreux mosh pit prendre vie sur le parterre. Au final, nous avons pu savourer de bons morceaux comme Broken Man, Seven Days, Vote With A Bullet et l'excellente Clean My Wounds en guise de conclusion.

 

Après tant de mois, nous y étions enfin, le retour en sol montréalais de Black Label Society. Bien que la formation soit souvent de passage dans notre province, ses arrêts sont toujours remarqués et ce n'est pas aujourd'hui que c'était pour changer. Le groupe n'était pas encore embarqué que déjà d'assourdissants hurlements résonnaient dans la salle tandis qu'une intro mélangeant Whole Lotta Love et War Pigs jouait dans les moniteurs. Dès cet instant, tout s'est mis à dégringoler (dans le bon sens du terme). Les 'mosh pit' ont commencé à se dessiner à l'avant-scène tandis que Zakk Wylde et ses acolytes nous livraient leur art. La formation précédente avait eu de petites lacunes au niveau du son, mais ce n'était heureusement pas le cas pour la tête d'affiche. Au fil du temps, j'ai remarqué que la sonorisation avait souvent de la difficulté avec BLS (peut-être parce que le groupe ne se gêne pas à grimper l'échelle des décibels), mais cette fois-ci, c'était tout simplement parfait. Aucune note ne passait inaperçue, et ce, même lors des solos. Parlant de solos, que dire de celui que Wylde nous a livré lors de Fire It Up? Incroyable! le virtuose s'est amusé avec sa guitare, mais il ne s'est pas limité à le faire sur scène puisqu'il est allé non seulement sur le parterre, mais aussi au balcon au travers des fans. Wylde est un excellent guitariste, mais Dario Lorina, le fêté de la soirée, ne laisse pas sa place non plus. C'est d'ailleurs ce que nous avons pu remarquer tout au long de la soirée ainsi que lors du duel de solos que les deux guitaristes nous ont livré à la fin de Concrete Jungle. Sinon, il n'y a rien à dire de négatif sur cette prestation. Bon son, bon présence, une pensée pour Dimebag et Vinnie lors de In This River et un excellent choix de chansons qui regroupaient Funeral Bell, Bleed For Me, Suicide Messiah, Spoke In The Wheel, The Blessed Hellride et Stillborn, pour n'en nommer que quelques une.

 

Habituellement, Black Label Society a tendance à suivre un peu la formule peinture à numéro; assez prévisible. Pourtant, cette fois-ci, ce n'était que des surprises et du plaisir. Au final, je ne suis peut-être pas vraiment tombé sous le charme des deux premiers groupes, mais je me souviendrai longtemps de cette soirée puisqu'il s'agit du meilleur concert de Black Label Society dont j'ai eu la chance d'assister. Si Zakk Wylde voulait se faire pardonner d'avoir dû annuler au début de l'année, je crois que son pardon a été absolu de tous.

 

Lu 1369 fois Dernière modification le jeudi, 09 août 2018 09:45
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