13 Sep 2018

Helloween : Compte-rendu du spectacle de Montréal (2018) Spécial

Tout fan de power/speed metal se devait d'être au MTelus ce soir puisque Helloween était de passage. Pourquoi ce concert se voulait si incontournable? C'est parce que non seulement la troupe promettait d'interpréter de nombreux classiques, mais elle l'a fait accompagnée par les anciens membres Michael Kiske et Kai Hansen. Comme si ce n'était pas assez, il n'y avait aucune formation pour réchauffer la foule, c'est donc un spectacle de plus de deux heures auquel nous avons eu droit.

C’est donc devant un MTelus plein à craquer d'admirateurs au paroxysme de l’excitation que les musiciens ont fait leur entrée sur les planches de la salle en interprétant Halloween. Dès cet instant, les fans étaient déjà plus que comblés, car non seulement les musiciens avaient tous l’air au sommet de leur forme, mais l’aspect visuel était saisissant. D’ailleurs, c’est aussi à ce moment que plusieurs petit mosh pits ont commencé à se dessiner sur le parterre. En guise de décor, la troupe avait choisi de se tourner vers la projection vidéo. Nous avons donc pu explorer l’histoire musicale des Allemands autant par les morceaux interprétés que par le petit dessin animé qui comblait les interludes entre les pièces. Aussi, j’ai bien aimé les montages vidéo qui accompagnaient chacun des titres; ceux-ci avaient toujours une référence soit à l'album ou à la pièce interprétée. Bien sûr, qui dit montage vidéo lors d’un concert dit aussi que tout a été calculé au quart de tour. Heureusement, grâce à l'expérience de la troupe, tout était fait avec aisance, rien de robotique. Côté interprétation, tout était impeccable : les solos étaient fluides, la complicité entre les artistes est indéniable et tous semblaient avoir du plaisir sur scène. Aussi, il faut se l’avouer, la scène de l’amphithéâtre est loin d’être la plus petite de la métropole, mais à sept musiciens, il se peut que ceux-ci se marchent un peu sur les pieds. Pourtant, cela n’a aucunement paru dans les performances du groupe qui regorgeait plutôt de professionnalisme. Aussi, un des moments forts de la soirée a été lorsque Daniel Löble a exécuté un solo de batterie en duo avec une vidéo d’archives du défunt Ingo Schwichtenberg. Pour ce qui est de la technique de scène, y a-t-il quelque chose de négatif à dire? Le son était parfait! À aucun moment une note n’a été en mesure de nous échapper, et ce, pour chacun des instruments. Même le clavier des séquences enregistrées était parfaitement audible. Sinon, on ne peut parler de ce concert sans faire mention de l’enthousiasme de la foule. Celle-ci a été incroyablement participative et complice avec la formation tout au long de la soirée. Que ce soit les chants en chœur, les body surfeurs, les mosh pits, tous étaient là pour passer du bon temps et ça paraissait. Surtout quand les ballons et les confettis ont recouvert l’auditoire lors de la conclusion de la soirée avec I Want Out. 

Pour ce qui est du choix des chansons de la soirée, je pense fermement que tout le monde a été en mesure de trouver quelque chose pour combler sa faim d’Helloween. Nous avons entre autres pu entendre Dr. Stein, If I Could Fly, Heavy Metal (Is The Law), Pumpkins United, A Little Time, Waiting For The Thunder, Solo Survivor, Power, Eagle Fly Free, Future World et I Want Out. Aussi, les fans de la première heure devaient être aux anges puisque nous avons eu droit à un medley qui regroupait Starlight, Ride The Sky ainsi que Judas.

 

Au final, le fait de finalement voir sur scène les anciens membres de la formation semblait être un rêve que plusieurs choyaient depuis longtemps, moi le premier. De plus, même si les années ont passé depuis le départ de Hansen et Kiske, les deux anciens membres ont prouvé qu’ils étaient encore en mesure de performer leurs anciennes compositions, et ce, à merveille. Un excellent concert qui mérite sa place dans les archives métalliques montréalaises.

Lu 3805 fois Dernière modification le jeudi, 13 septembre 2018 22:28
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