01 Oct 2018

Carach Angren : Compte-rendu et photos du spectacle de Montréal (2018)

Les adeptes de métal underground se devaient d'être au Petit Campus en ce dimanche alors que Carach Angren était de passage. Accompagné par Mors Principium Est, Wolfheart et Valfreya ce n'était pas une surprise de constater dès notre entrée que l'événement affichait complet.

C'était à Valfreya, des habitués de la scène montréalaise, que revenait la chance d'ouvrir les hostilités. Pour les avoir déjà vu à de maintes reprises, je dois avouer avoir été laissé sur ma faim. Outre la chanteuse et un des guitaristes, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de vie sur scène, ce qui, à mon avis, enlevait de la profondeur à la performance. De plus, je ne crois pas être le seul dans cette situation puisque la foule est restée très tranquille ne révélant que de timide hochement de tête à l'occasion. Comme si ce n'était pas assez, le son était potable, mais sans plus. Ce n'était pas un désastre, mais connaissant le potentiel de la troupe, je ne peux que me dire que c'était une mauvaise soirée et un cas isolé.

Wolfheart se devait donc de prendre les choses en main. Débarquant de Finlande, la troupe était fin prête à en mettre plein la vue. Cela ne prit que la moitié de la première chanson pour conquérir l'auditoire. Rapidement, nous avons pu apercevoir de nombreuses crinières se laisser aller. Et que dire des mosh pit? Violent! Je ne croyais pas que c'était possible avoir quelque chose de cette ampleur dans la petite salle. D'ailleurs, le chanteur, Tuomas Saukkonen ne se gêna pas de lancer comme défi de lever la barre d'un cran pour leur titre le plus rapide. Défi qui fut relevé haut la main. Côté sonorisation, nous avons eu une nette amélioration, mais la guitare soliste se perdait tout de même dans le mix à l'occasion. Une très bonne prestation digne de têtes d'affiche. Gageons qu'une bonne foule se déplacera pour leur retour en janvier prochain.

Mors Principium Est était la dernière formation avant le clou de la soirée. Personnellement, j'ai découvert l'orchestre finlandais par hasard il n'y a pas ci longtemps et j'ai immédiatement adoré. J'étais donc très enthousiaste de pouvoir voir les musiciens à l'oeuvre. Dès leur entrée en scène, la décadence des "mosh pit" a repris vie, et ce, en amplifiant l'intensité précédente. Lors du premier titre on pouvait difficilement entendre la guitare, mais il n'a suffi qu'au musicien de demander rectification au technicien a la console afin de corrigé la situation. À partir de ce moment, tout est devenu parfait. Le son était génial, l'éclairage saisissant et la présence scénique des musiciens a coupé le souffle. Aussi, la virtuosité de ceux-ci était tout simplement délectable. J'avais eu vent qu'hier, lors de leur arrêt à Québec, la troupe en avait mis plein la vue, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle surpasse autant mes attentes. Ce n'était peut-être que le premier arrêt du groupe au Canada, mais avec l'accueil qu'il a reçu, ce n'est certainement pas le dernier.

Après ces deux prestations de feu, il est difficile de demander mieux. Par contre, il n'y a rien d'insurmontable pour Carach Angren. Les tests de son venaient à peine de finir que déjà on pouvait sentir l'excitation dans la salle. Surtout que nous avons pu voir "mosh pit" se dessiner sur le parterre avant même l'arrivée des Néerlandais. Par la suite, ce dernier ne s'est estompé qu'à de rares reprises. Cela dit, quand on pense à une prestation de Carach Angren on ne peut que la classifier dans une catégorie appart, car rares sont les groupes qui en donnent à ce point à ses fans. Bien sûr, la formation n'a pas cherché à faire mentir sa réputation puisque nous avons été comblés par une étourdissante performance. Tous les musiciens savent comment s'approprier son espace, et ce, de façon très efficace. D'ailleurs, j'en viens presque à me demander si certaines choses ne sont pas chorégraphiées tellement que tout concorde à merveille avec les nuances staccato de la musique de l'orchestre. De plus, le personnage psychotique du chanteur est toujours aussi intrigant, inquiétant et fascinant. Il ne suffit qu'à penser à l'égorgement d'un mannequin avant Blood Queen pour avoir une idée claire du rôle interprété par Dennis "Seregor" Droomers. Lors des autres prestations, il y avait toujours une petite faiblesse du côté de la sonorisation . Heureusement, à aucun moment ce ne fut le cas avec la tête d'affiche. En somme, nous avons pu entre plusieurs excellent morceau dont When Crows Tick On Windows, General Nightmare, Blood Queen, The Funerary Dirge Of A Viollinist et Bloodstains On The Captain's Log

Pour conclure, la soirée a peut-être pris un peu de temps avant de s'animer, mais avec quatre groupes de la sorte, ce n'était pas vraiment une surprise de constater que l'événement affichait complet. Sinon, il n'y a qu'une seule chose qui m'a étonné; le fait que le Café Campus soit encore debout après un spectacle de la sorte.

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