07 Oct 2018

Paradise Lost: Compte-rendu et photos du spectacle de Montréal (2018)

Le groupe originaire d’Angleterre se produisait samedi soir au Théâtre Fairmount à Montréal dans le cadre de leur tournée 30e anniversaire. Paradise Lost, formé à la fin des années 80, a entrepris de séduire nouveaux et anciens fans avec 16 pièces de leur discographie.

 

Le premier groupe à réchauffer la salle pour la soirée fût The Atlas Moth. Le groupe américain s’est produit devant une salle à moitié remplie, et la réponse des spectateurs a semblé tiède. Le groupe effectuait la promotion de leur dernier album, Coma Noir, paru plus tôt cette année. Avec à leur tête le chanteur Stavros Giannopoulos, ils ont interprété entres autres Streets of Bombay, Smiling Knife et Galactic Brain. Quelques petits ennuis techniques sont venus teintés la performance, mais le groupe s’est vite repris et a offert une performance énergique.

C’est le groupe islandais Sólstafir qui assurait la deuxième entrée en matière de la soirée. Avec 6 albums à leur actif, le groupe comptait son lot de fans parmi le public montréalais. Ils ont peu parlé ou interagit avec la foule, toutefois leur musique captivante a fait son effet, et ils ont eu droit à de chauds applaudissements. Ils n’ont interprété que 5 titres, mais la plupart de leurs chansons sont plus longues que la norme. Sólstafir a offert à leurs fans entres autres Ótta, Fjara et Goddess Of The Ages. Un groupe à découvrir pour les amateurs du genre post-métal, rock gothique avec une dose d’atmosphérique.

Puis Paradise Lost ont fait leur entrée en scène, chaudement reçus par la foule qui scandait leur nom. En 30 années de carrière et au-delà de 15 albums, le groupe britannique aurait eu assez de matériel pour offrir plusieurs heures de spectacle. Ils ont passé à travers plusieurs époques et offert de leur plus ancien matériel tout comme du nouveau, au grand plaisir des fans. L’ancien matériel était particulièrement bien reçu. La foule hétéroclite représentait bien une aussi longue carrière, avec un public de tous âges.

Nick Holmes menant le spectacle, lui et ses compagnons Greg Mackintosh et Aaron Aedy à la guitare, Steve Edmondson à la basse et le jeunot Waltteri Väyrynen à la batterie, donnent un très bon spectacle musicalement. L’excellence qui vient avec la répétition et l’habitude se fait sentir dans leur travail. Du point de vue musical, ils livrent la performance. D’un point de vue attitude, ils sont énergiques et font bonne figure, mais sans plus. Très peu d’interactions avec le public, peu de mots de la part de Holmes, outre pour annoncer les chansons.

Peut-être est-ce le fameux flegme britannique, mais même si Paradise Lost ne semble pas particulièrement enthousiaste d’être là où ils sont (sur scène et/ou à Montréal), leur spectacle en est un de qualité, et si vous êtes un fan, vous aurez été ravi d’entendre certaines des meilleures pièces de leur discographie interprétées avec justesse.

Setlist

The Enemy
Pity The Sadness
One Second
Gothic
Blood And Chaos
Enchantment
Erased
Medusa
An Eternity Of Lies
As I Die
Beneath Broken Earth
Faith Divides Us, Death Unites Us
Embers Fire

Rappel
No Hope In Sight
The Longest Winter
Say Just Words

Lu 1302 fois Dernière modification le dimanche, 07 octobre 2018 09:40
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