20 Mai 2014

Steel Panther : Critique et photos du concert de Montréal (2014) Spécial

Spectacle: Le 20 mai 2014 au Metropolis de Montréal
Organisateur: evenko
Photographe: Matt Sirois
Compte-rendu: Sébastien Léonard

La dernière fois que j’ai vu Steel Panther c’était au Corona et la place n’était même pas pleine. Un an et demi plus tard, nous voici dans un Metropolis sold-out pour la tournée qui fait la promotion de leur dernier disque, All You Can Eat. Ce qui avait commencé comme une joke est en train de devenir un phénomène. À quand une tournée qui passe par le Centre Bell? La foule est survoltée et je soupçonne que, pour une grande majorité de spectateurs, c’est la première fois qu’ils assistent à un show de Steel Panther. C’est Number Of The Beast qui sert de toune d’intro cette fois-ci et elle fait son effet. Dès que le groupe foule les planches de la scène avec la chanson Pussywhipped, le party est pogné. Après seulement deux pièces, Micheal Starr, largement accompagné du guitariste Satchel, commence à exciter (et je choisis bien mon mot) la foule avec ses longs monologues toujours aussi sexistes et à fond dans leur rôle de rockeurs misogynes qui ne veulent que baiser le plus de filles possible et faire la fête sans arrêt. Toujours avec l’idée d’aller plus loin dans l’absurde, ils rajoutent une touche de racisme en riant d’un noir dans la foule et en nous rappelant que si on se fait voler, c’est sûrement lui le coupable. Il ne faut pas oublier que tout cela est une parodie sans subtilité et qu’on est aussi ici pour rire un peu. Autre fait à noter, le guitariste sortira les quelques mots de français qu’il connait tout au long de la soirée, son préféré étant naturellement « totons ». Si les paroles des chansons ne volent pas plus haut que leurs « speechs », ils me rappellent encore une fois qu’ils ne sont pas que des bouffons et qu’ils savent jouer de leur instrument. C’est sûr qu’il ne faut pas être un virtuose pour jouer du glam rock, mais les quatre musiciens sont « tights » et ne laissent pas de place à l’erreur. Et que dire de la voix de Michael, elle est simplement époustouflante. Je connais bien des chanteurs de groupes connus dans les années ’80 qui aimeraient encore avoir sa voix à 49 ans. Il a souvent été accusé de faire de « lip-sync » et je comprends pourquoi. Autre chose dont énormément de bands devraient être jaloux : leur son. Ils sonnaient bien au Corona ou au Heavy Mtl, mais là au Metropolis, c’est phénoménal! Rarement dans ma vie je n’ai entendu un show avoir un aussi bon son (et croyez-moi, j’en ai vu plusieurs centaines). On entend bien tous les instruments et en même temps ça nous rentre dedans comme une tonne de briques.



Côté setlist, ce sont les disques Feel The Steel et All You Can Eat qui ont la part du lion. Il n’y aura que trois titres de Balls Out, dont 7 Girls In A Row, où plusieurs filles montent sur le stage pour danser, et des fois prendre des positions explicites, avec le groupe. Les gars présents sur le parterre peuvent se rincer l’œil avec les quelques filles qui ne se gênent pas pour montrer leurs seins. Pendant The Burden Of Being Wonderful, Michael oublie les paroles du premier couplet et cela ne semble pas arrangé. S’ils nous répètent sans cesse à quel point ils aiment Montréal (et tous les beaux « pussys » qui s’y trouvent), cela semble plus que jamais sincère quand, pour le rappel, le public se met à chanter en chœur les paroles de Community Property. Tout le long du spectacle, l’auditoire est énergique et enflammé. On tape des mains, chante, crie et fait du « body surfing ». Le quatuor californien a acquis une popularité qui lui donne le moyen de ses ambitions. Ce soir, avec l’énergie de la foule, la grosseur du stage et l’expérience acquise par le band, on pouvait vraiment se sentir comme dans un vrai show de glam rock à grand déploiement. Pour rester fidèles à eux-mêmes, juste après Party All Day (Fuck All Night) joué à la toute fin, Michael nous rappelle que si on a trop bu et qu’il faut conduire pour rentrer chez soi, il est important pour notre sécurité de faire une ligne de coke pour rester alerte sur la route. Merci du conseil. Heureusement que je n’ai pas d’auto, car je n’ai pas de coke sous la main!

Setlist :
1. Pussywhipped
2. Tomorrow Night
3. Asian Hooker
4. Just Like Tiger Woods
5. Eyes of a Panther
6. Gangbang at the Old Folks Home
7. If I Was the King
8. Guitar Solo
9. Turn Out the Lights
10. Party Like Tomorrow Is the End of the World
11. Girl From Oklahoma
12. The Burden of Being Wonderful
13. 17 Girls in a Row
14. Gloryhole
15. Death to All but Metal

Rappel :
16. Community Property
17. Party All Day (Fuck All Night)

STEEL PANTHER EN PHOTOS:

Lu 3933 fois Dernière modification le dimanche, 08 juin 2014 00:09
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