06 Nov 2018

British Lion / Coney Hatch: Critique et photos du spectacle de Montréal

Il fallait se rendre au Théatre Corona en ce lundi soir si on voulait avoir la chance de voir une légende de la musique puisque Steve Harris était de passage avec sa seconde formation: British Lion. La soirée s'annonçait courte, car non seulement la formation n'a qu'un seul album à son actif, mais il n'y avait qu'un autre groupe: Coney Hatch.

 

C'était donc Coney Hatch qui se devait d'entamer la soirée. Ayant été invité pour la tournée par nul autre que Steve Harris lui-même, il est difficile de dire non. Les musiciens sont donc arrivés plus qu'en forme devant la petite foule qui s'était déplacée. Même si la troupe n'est plus aussi active qu'avant, on peut remarquer que l'expérience ne se perd pas puisque cela ne prit que quelques secondes aux musiciens afin de s'approprier la scène. Dès cet instant, la troupe s'est mise à faire ce que, malheureusement, trop de groupes oublient : avoir du plaisir à jouer. La chimie entre les artistes est indéniable et la complicité que ceux-ci ont avec la foule est délectable. Si jadis l'orchestre avait eu la chance d'ouvrir pour Iron Maiden pour la tournée de Piece of Mind, le groupe avait choisi d'honorer ce souvenir en interprétant que des titres des années 80. Afin de profiter de ces compositions de cette époque, nous avons eu droit à un bon son qui nous permit de savourer les solos plutôt legato des guitaristes ainsi que la batterie dont les "kicks" nous frappaient droit dans la cage thoracique. Une très belle surprise pour moi.

 

Nous étions alors déjà rendus au clou de la soirée: la performance de British Lion. La prestation a commencé avec une situation assez étrange, mais très prévisible. Dès que la formation est entrée en scène, c'était comme s'il n'y avait qu'un seul membre: le bassiste. Tous les yeux et caméras de la salle étaient rivés sur le musicien légendaire laissant les autres artistes sombrer dans l'oubli pendant un instant. Une fois cet engouement passé, le tout est revenu à la normale. Personnellement, une des premières choses qui m'as frappé c'est ce petit je-ne-sais-quoi du chanteur. Celui-ci est visiblement très nerveux quand vient le temps de parler, mais dès qu'il se remet à la musique, ce dernier a soudainement une forte aisance doublée d'une très bonne présence scénique. Sinon, que dire des autres musiciens? Tous semblaient au sommet de leur forme. Outre Harris, c'est surement le guitariste David Hawkins qui a su le plus capter mon attention. Non seulement il a beaucoup de talent sur la six cordes, mais le gars a une très bonne présence scénique qui se caractérise surtout par le plaisir visible qu'il avait de jouer pour la foule montréalaise. Sinon, l'attrait de la soirée, Steve Harris, a su combler ses fans en démontrant que malgré ses 43 années d'activité, il n'est aucunement prêt à ralentir la machine. Côté sonorisation, dans l'ensemble j'ai trouvé que c'était très respectable. Par contre, j'ai trouvé que plus la soirée avançait plus le vocal sonnait étouffé au travers des autres instruments.

 

Pour conclure, Iron Maiden attire peut-être des foules monstres, mais ce ne fut pas le cas de British Lion. Pourquoi s'en plaindre? Nous avons pu voir une légende dans une formule plutôt intime. De plus, j'ai trouvé que Coney Hatch était un choix judicieux qui n'a fait qu'égailler davantage la soirée. Un événement parfait bien qu'un peu trop court.

 

Setlist

British Lion

This Is My God

Lost Worlds

Father Lucifer

The Burning

Spitfire

The Chosen Ones

These Are The Hands

Bible Black

Guineas And Crowns

Last Chance

Us Against The World

Lightning

Judas

A World Without Heaven

Eyes Of The Young

Coney Hatch

We Got The Night

Stand Up

Blown Away

Fantasy

Boys Club

Don’t Say Make Me

This Ain’t Love

Fallen Angel (avec  un passage de Radar Love de Golden Earring)

Hey Operator

Devil’s Deck

Monkey Bars

 

Lu 922 fois Dernière modification le mardi, 06 novembre 2018 11:58
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