15 Nov 2018

The Dead South : compte-rendu et photos du spectacle à Montréal (2018)

C’est dans un Théâtre Corona à guichet fermé que le groupe de Bluegrass de la Saksatchewan, The Dead South s’est présenté devant ses fans. Et des fans, il y en avait beaucoup et ils étaient bruyants! Del Suelo et The Hooten Hallers avaient la tâche de réchauffer la salle (qui n’en avait pas vraiment besoin).

 

Del Suelo est un artiste un peu spécial, qui marie littérature et musique. Ses albums sont accompagnés d’un roman, et vice-versa. Il a choisi de nous interpréter quelques chansons de son œuvre la plus récente, The Musician’s Compass. S’accompagnant simplement à la guitare acoustique, Del Suelo a su conquérir la foule assez rapidement. Sa courte prestation s’est terminée avec la chanson Pack Rats, le simple de l’album et, comme il a expliqué, une chanson autobiographique.

Rapidement, The Hooten Hallers se sont emparés de la scène. Le trio originaire du Missouri joue un Rhythm & Blues bien gras et très énergique. Ce qui saisit l’attention dès le départ, ce sont les deux énormes saxophones de Kellie Everett, qui les manie avec énormément d’aisance. John Randall, le chanteur et guitariste du groupe a une voix éraillée à souhait, parfaite pour le blues que nous offre le groupe. Le troisième membre du groupe, Andy Rehm, joue de la batterie debout et chante. Le groupe n’a pas réchauffé la salle, il y a mis le feu! Leur musique incroyablement entraînante s’est répandue comme une traînée de poudre dans la salle et très rapidement, tout le monde chantait et tapait des mains, un grand sourire sur le visage. Une très belle découverte pour moi; j’ai bien hâte au retour du groupe à Montréal. Kellie m’a d’ailleurs dit que ce serait pour bientôt. J’ai l’impression que l’accueil que leur a réservé la foule y est pour beaucoup.

C’est une foule très enthousiaste qui attendait le groupe principal de la soirée. Le quatuor s’est présenté sur scène sur le coup de 22 heures et la foule s’est immédiatement déchaînée. Le plancher vibrait sous les pieds qui martelaient la cadence. Les gens chantaient chacune des paroles des chansons connues et, je n’y croyais pas, un mosh pit s’est ouvert au centre du parterre et il n’a pas dérougi de la soirée. Nate Hills, le chanteur principal qui a une voix tellement distinctive, parle très bien le français et a parlé à la foule autant en français qu’en anglais, ce que les gens ont apprécié. Il s’est même payé un tour dans le mosh pit durant le rappel.

J’avais très hâte de voir The Dead South, mais je n’avais pas idée que Montréal les aimait autant. Toute la soirée a été complètement folle. Le groupe nous a offert une belle variété de chansons, dont plusieurs nouvelles qui se retrouveront certainement sur un album à paraître prochainement.

Les quatre gars sont passablement statiques, se concentrant sur leurs instruments, mais leur musique est irrésistible. En plus du mosh pit, on pouvait voir des gens danser un peu partout. Évidemment, vers la fin du spectacle, quand le groupe a entamé In Hell I’ll Be in Good Company avec la petite chorégraphie que tout le monde connaît, l’ardeur de la foule a encore monté d’un cran. Signe que la chanson était très attendue, certains se sont mis en file pour le vestiaire dès que la chanson a été terminée. Ceux qui sont partis avant la fin ont manqué une finale des plus enlevantes, avec Banjo Odyssey et Travellin’ Man.

Encore une fois, c’est une soirée de grande qualité à laquelle nous avons eu droit. Les artistes sur scène ont donné une excellente prestation et la foule ne s’est pas gênée pour signifier son approbation. Malgré l’heure tardive à laquelle le spectacle s’est terminé, tout le monde avait l’air enchanté de sa soirée, moi le premier.

Lu 989 fois Dernière modification le jeudi, 15 novembre 2018 09:55
Évaluer cet élément
(2 Votes)