16 Nov 2018

Stone Temple Pilots et Seether : critique et photos du spectacle à Montréal (2018)

C’est par un jeudi soir que le groupe rock américain Stone Temple Pilots est venu saluer le public québécois, depuis la Place Bell à Laval.

En première partie, nous avons eu droit au groupe canadien Default, suivi de la populaire formation originaire d’Afrique du Sud Seether. À quoi ressemble un spectacle de Stone Temple Pilots sans Scott Weiland ou Chester Bennington? En toute honnêteté, il manque un petit quelque chose.

Default a ouvert la soirée devant une salle très peu remplie, ce qui n’a pas empêché le chanteur Dallas Smith de donner une bonne performance et d’occuper la scène avec aisance. Le groupe a bien sûr interprété la chanson qui les a fait connaître en 2001, Wasting My Time, pour terminer avec un autre de leurs succès, Deny. La salle s’étant bien remplie durant leur performance, ils ont reçu un accueil chaleureux. Ils ont également offert aux spectateurs Hiding From The Sun, I Can’t Win, Sick & Tired, Count On Me et Taking My Life Away suite à une demande Twitter. Un groupe énergique qui nous a donné le goût de redécouvrir leur discographie.

Après une pause un peu plus longue que prévu est monté sur scène Seether. Étant personnellement une fan de leur musique, ma hâte de les voir s’est vite transformée en déception. Rien à redire du côté musical : ils interprètent leurs succès avec justesse tout en les éloignant légèrement de la version enregistrée, et la voix de Shaun Morgan est toujours aussi profonde et puissante. Leur version de la ballade Broken (sans Amy Lee) était intéressante et pourrait facilement être popularisée. Le groupe a présenté plusieurs bonnes chansons, dont Gasoline, Words As Weapons, Fake It, Remedy, et la controversée (on aime ou on n’aime pas!) Country Song.

Là où l’intérêt du spectateur diminue en flèche, c’est au niveau de la présence sur scène de Seether. Le groupe ne parle pas du tout aux spectateurs. Un léger remerciement a été prononcé tout juste avant d’entamer le dernier titre, sans plus. Également, le groupe présente 11 titres, en une heure de spectacle. Si vous faîtes le calcul, vous réalisez que c’est peu/long, selon le point de vue. La longueur s’explique par des transitions instrumentales entre chaque pièce, où la salle se retrouve plongée dans l’obscurité, à écouter de beaucoup trop longues introductions. Cela a pour effet que l’on décroche complètement entre chaque chanson. Heureusement, Seether termine avec Remedy, qui nous fait momentanément oublier notre déception.

Arrive finalement sur scène le groupe iconique grunge/rock des années 90-2000 Stone Temple Pilots. Après le décès du chanteur charismatique Scott Weiland à qui le groupe doit énormément de sa popularité, le défi est de taille pour faire oublier aux spectateurs l’ère pré-Jeff Gutt. Celui-ci s’en tire toutefois très bien, avec une attitude et un look qui rappelle Weiland. Gutt n’a pas nécessairement voulu s’approprier les chansons, il est évident qu’il tente de s’en tenir au format Weiland.

La salle est comble lors de leur entrée sur scène, et STP débute en force avec Wicked Gardens et Vasoline. Les titres plus récents reçoivent toutefois un accueil mitigé. Les spectateurs de Stone Temple Pilots sont majoritairement nostalgiques de l’époque de Core et Purple. Plush, Interstate Love Song, Sex Type Thing, Big Empty, viendront toutes ravir les fans. Le groupe a entre autres joué également Down, Meadow, Big Bang Baby ainsi que Roll Me Under.

Quoique ce n’était pas un concert désagréable, vers les 3/4 du spectacle il était possible d’apercevoir plusieurs personnes quitter la Place Bell. Était-ce dû à un léger délai dans l’enchaînement qui a fait en sorte que Stone Temple Pilots a débuté avec un peu de retard, ou que plusieurs québécois avaient un vendredi matin chargé, ou simplement face à l’évidence que sans Weiland il manquait un petit quelque chose; dur à dire. Je mettrais toutefois mon pari sur cette dernière option.

 

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