23 Nov 2018

Brian Wilson : Compte-rendu et photo du spectacle à Montréal (2018)

J’étais extrêmement heureux de voir à l’œuvre un des génies musicaux du XXe siècle. Qui sait quand Brian Wilson reviendra à Montréal? Quand j’ai appris qu’il était supposé jouer Pet Sounds au complet, j’étais aux anges.

Sur le coup de 21h, Wilson et son groupe sont montés sur scène. Premier coup dur : Brian Wilson est définitivement diminué physiquement, au point d’avoir besoin d’aide pour entrer sur scène et aller s’asseoir à son piano. Qu’importe, il suffit de quelques notes de California Girls pour constater à quel point le groupe est une machine bien huilée. Les onze musiciens sur scène chantent et jouent au moins d’un instrument. Le son est incroyable; les harmonies vocales sont magnifiques, grandioses. Deuxième coup dur : Brian Wilson a conservé le même timbre de voix qu’il avait durant sa jeunesse, mais il a beaucoup de difficulté à chanter; le souffle est court, la rythmique est difficile. Qu’importe, son groupe l’appuie merveilleusement bien et les succès s’enchainent à grande vitesse : Dance, Dance, Dance; I Get Around; Little Deuce Coupe. Difficile de ne pas se laisser emporter. En boni, Al Jardine, son comparse des premières heures au sein des Beach Boys est aussi sur scène avec lui et les années ont été beaucoup plus clémentes dans son cas.

Je m’étais renseigné sur la liste des chansons de ses spectacles précédents et je me rends compte rapidement que celle de Montréal diffère. Les chansons sont jouées en rafale; monsieur Wilson parle très peu à la foule. Enfin, Sail On Sailor arrive; ensuite, le groupe devrait commencer à jouer Pet Sounds. Eh non. C’est plutôt Do It again, mettant en vedette Blondie Chaplin, qui a fait partie des Beach Boys dans les années 1970.

C’est alors que Brian Wilson annonce qu’ils vont jouer Pet Sounds. Finalement! Al Jardine se dépêche alors de le corriger en précisant qu’ils vont jouer 3-4 chansons de l’album. Eh ben, Troisième coup dur. Qu’importe : Wouldn’t it be Nice, Sloop John B, God Only Knows et Good Vibrations se succèdent au grand plaisir de la foule. Le groupe est extrêmement bon; on entend sur scène toutes les nuances de l’œuvre de Brian Wilson. Ces quatre pièces-là feront ma soirée.

Les musiciens sortent ensuite de scène et, après un bref moment, une longue présentation des musiciens commence; ils sont onze après tout! Le rappel sera composé de Help Me, Rhonda, Barbara Ann, Surfin’ USA, Fun, Fun, Fun et Love and Mercy.

Après vérification, Montréal est la seule ville de la tournée automnale où Brian Wilson n’interprète pas Pet Sounds. Peut-être est-ce parce qu’il l’a présenté dans le cadre du Festival de Jazz en 2016?

J’ai énormément apprécié ma soirée, malgré les coups durs. Brian Wilson est un génie musical, tant du point de vue de la composition que du travail en studio. Paul McCartney et les autres Beatles l’ont dit à plusieurs reprises : s’il n’y avait pas eu Pet Sounds, il n’y aurait probablement pas eu de Sgt. Pepper’s. La musique des Beach Boys a eu l’importance aux États-Unis de celle des Beatles et des Rolling Stones en Angleterre. Je me considère privilégié d’avoir pu voir deux des membres originaux en spectacle.

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