10 Jan 2019

Septicflesh et Ensiferum : Compte-rendu et photos du spectacle à Montréal (2019)

Le théâtre Corona avait des allures de ralliement Viking pour accueillir le groupe finlandais Ensiferum, dans le cadre de leur tournée nord-américaine Path To Glory.

Ceux-ci ont su livrer la marchandise et enthousiasmer les amateurs présents dans la salle. Ils étaient précédés du groupe québécois The Unconscious Mind, puis de Arsis, et du groupe grec Septicflesh. Ceux-ci avaient d’ailleurs leur lot de fans également sur place, et ont reçu un chaud accueil.

The Unconscious Mind a ouvert la soirée à 19h10, après un changement à l’horaire initial, prévu pour 19h30. Cela explique peut-être la salle très peu bondée qui a accueilli le groupe de la rive-sud de Montréal. Avec à sa tête le chanteur Louis-Paul Gauvreau (celui-là même ayant participé à La Voix il y a quelques années), le groupe offre un mélange de métal black/death/symphonique/progressif, d’après leur propre description. Ils ont interprété une poignée de titres, dont 2 de leur album paru en 2012 Where Philosophers Fall. Ils ont ensuite enchaîné avec des nouveaux titres à paraître sur leur prochain ouvrage. Le groupe a été bien reçu malgré la foule peu nombreuse. Louis-Paul Gauvreau a une présence sur scène notable, s’adressant à maintes reprises aux « serviteurs du métal » présents au Corona.

C’est un parterre davantage rempli qui attendait le groupe américain Arsis. Le groupe, formé de James Malone à la guitare/voix, Brandon Ellis à la guitare, Noah Martin à la basse et Shawn Priest à la batterie a donné une bonne dose d’énergie aux spectateurs. On a pu voir durant leur prestation le mosh pit se former, malgré une qualité de son qui laissait parfois à désirer. Arsis fait la promotion de leur plus récent album, Visitant, paru en 2018. Ils ont entre autres joué l’excellente Hell Sworn, qui a semblé bien plaire à la foule. Ils ont offert une performance énergique qui a fait grimper le niveau d’effervescence des spectateurs, bien prêts à accueillir Septicflesh.

C’est devant une toile de fond à l’image de serpent et fœtus humain que s’est avancé sur scène Septicflesh, groupe de death métal d’origine grecque. Avec un sens élevé du spectacle, le chanteur Spiros Antoniou et ses acolytes étaient définitivement attendus par le public montréalais. Plusieurs fans étaient présents sur place pour leur donner un chaud accueil. Ils ont interprété plusieurs titres de leur plus récent album, Codex Omega, soit Portrait Of A Headless Man en ouverture, puis au cours de la soirée Martyr, Enemy Of Truth et Dark Art. Le groupe a également visité leurs plus anciennes compositions, au grand plaisir des spectateurs, interprétant The Vampire Of Nazareth, Prototype, Pyramid God et Anubis. Même si vous n’êtes pas amateur de leur musique, il est difficile de résister à l’engouement que provoque Septicflesh par sa présence sur scène, ainsi que les éléments visuels de leur spectacle tels que lumière et effets de fumée.

C’est finalement un peu avant 22h que s’est présenté sur scène Ensiferum, sous les applaudissements et cris de la foule. Le groupe a donné le ton à la soirée en débutant avec la rassembleuse For Those About To Fight For Metal. Composé de Petri Lindroos, Markus Toivonen, Sami Hinkka et Janne Parviainen, le groupe de métal folk mélodique semblait aussi content d’être là que les spectateurs eux-mêmes. Ayant produit des albums du début des années 2000 à aujourd’hui, Ensiferum a suffisamment de matériel pour bien remplir leur temps de scène. Il n’a pas oublié leurs succès les plus populaires, comme Two of Spades et Way Of The Warrior. C’est sur Lai Lai Hei que la foule a littéralement explosé; dur de faire autrement sur une chanson aussi enlevante.

Mosh pit et crowd surfing étaient au rendez-vous comme pour tout bon spectacle du genre. Parmi les titres interprétés par Ensiferum, on a pu entendre entre autres Warrior Without A War, From Afar, Wanderer, Guardians Of The Fate, In My Sword I Trust, et Iron. Avec moins d’effets visuels que Septicflesh, le groupe compte sur leur présence scénique et leur musique pour rallier la foule, ce qui fonctionne parfaitement. Les moins avertis auraient pu confondre le Corona pour un ralliement viking. Le groupe est généreux avec ses fans, et est définitivement un groupe à voir sur scène, encore plus qu’à entendre.

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