02 Avr 2019

Hypocrisy / Fleshgod Apocalypse : Compte-rendu et photos du spectacle à Montréal (2019)

Ce soir, le théâtre Corona accueillait les groupes Aenimus, Fleshgod Apocalypse et Hypocrisy.

La salle était bien remplie lorsque les membres d'Aenimus sont montés sur scène. Je n'avais jamais vu ce groupe en spectacle et j'ai été quelque peu déçue. Les musiciens étaient géniaux, lançant aisément des cascades de notes agréables, mais j'avais parfois l'impression qu'une guitare supplémentaire aurait permis à la musique d'être plus mélodieuse et aux riffs d'être plus remplis. Le chanteur, quant à lui, m'a laissée perturbée, ne semblant jamais savoir quoi faire lorsqu'aucune parole n'accompagnait la musique. Il bougeait donc de manière étrange, tentant de combler l'espace sur la scène de n'importe quelle manière. Sa voix m'a parue moins raffinée que sur les enregistrements studio du groupe. En général, la performance était bien, mais j'étais contente qu'elle ne dure que 30 minutes.


Fleshgod Apocalypse est décidément un groupe magnifique à voir en spectacle. J'étais impatiente de le voir performer ce soir et je suis plus que satisfaite de ce à quoi j'ai assisté. D'abord, le groupe italien est apparu sur scène avec les notes de The Violation. Dès le départ, les musiciens étaient en feu et chacun s'est montré heureux de se trouver devant la foule montréalaise. La chimie entre les membres du groupe était agréable à voir. Le chanteur nous a même exprimé sa joie d’être là en nous disant en français : « Je t’aime, Montréal. » Le groupe s’est aussi amusé à nos dépens en entamant les premières notes de The Fool pour s’arrêter net tout de suite après la partie de piano, au tout début de la chanson. Les lumières se sont éteintes et plus aucun bruit ne se faisait entendre. Nous étions tous prêts à headbanger et nous savions tous que le rythme effréné de la chanson suivait les quelques notes de piano, mais tout s’est arrêté alors que nous nous apprêtions à donner le premier coup de tête ! Évidemment, les lumières se sont rallumées et le chanteur s’est fièrement écrié : « HAHAHA! APRIL FOOL!!! » avant de recommencer la pièce — pour vrai, cette fois-ci. Le reste de la soirée s’est déroulée sans autre poisson d’avril. Veronica Bordacchini, la soprano du groupe, a fait entendre sa voix dans plusieurs pièces, avançant parfois au bord de la scène afin de montrer le visage derrière la puissante mélodie aiguë. Fleshgod Apocalypse a interprété un total de 10 chansons, qui ont toutes ravi les fans présents. Nous avons pu entendre The Violation, Healing Through War, Cold as Perfection, Sugar, Minotaur (The Wrath of Poseidon), Fury, Epilogue, The Fool, The Egoism et The Forsaking. Pendant toute la performance des italiens, la foule était déchaînée. Les mosh pits se sont rapidement enchaînés à chaque chanson. Il était apparent que les spectateurs appréciaient les musiciens autant que ceux-ci appréciaient les spectateurs. Trop vite à mon goût, les derniers accords de The Forsaking ont résonné dans la salle et les musiciens sont sortis de scène, l’un après l’autre.

Fleshgod Apocalypse a mis la barre haute pour le groupe qui allait suivre, soit Hypocrisy. Le groupe n’avait fait aucun arrêt au Canada depuis 2010. Ses fans ne pouvaient pas manquer l’occasion de finalement les (re)voir en spectacle ce soir : la salle était remplie de gens attendant impatiemment le retour du groupe. Le spectacle a commencé avec les notes de Fractured Millenium, qui accuse l’être humain de détruire consciemment la planète et de ne rien faire pour remédier aux problèmes environnementaux. La foule était bien heureuse de scander ses paroles haut et fort ! Hypocrisy a reçu un chaleureux accueil avec cette chanson. Il a rapidement enchaîné avec Valley Of The Damned, nous montrant ainsi qu’il avait envie de nous faire plaisir en interprétant un bon nombre de pièces. La performance a pourtant été plus courte que ce qu’attendaient de nombreux fans, ne durant que le temps d’une douzaine de morceaux. Nous avons toutefois eu la chance d’entendre End of Disclosure, pendant la majorité des personnes présentes se sont mises à headbanger de manière très synchronisée, Adjusting the Sun, Eraser, que Peter Tägtgren nous a conseillé d’écouter après une baise ou après une fin de semaine de beuverie, Pleasure of Molestation, Fire in the Sky, pendant laquelle Tägtgren voulait vraiment qu’on se réveille et qu’on bouge au rythme de la musique, Killing Art, Buried, Warpath, The Final Chapter et Roswell 47, à la fin de laquelle le groupe a quitté la scène. À aucun moment pendant l’interprétation de ces chansons la foule ne s’est calmée. Pendant la performance complète, le public se bousculait et/ou s’adonnait au headbang. Même après plus de 25 années passées sur la scène et en studio, les membres du groupe ne semblent aucunement fatigués d’exercer leur passion. Peter Tägtgren semble fatigué, ce qui me paraît normal, vus les innombrables projets qu’il mène, mais il se dévoue toujours autant à sa musique. L’attente pour assister à un spectacle de Hypocrisy était désagréablement interminable, mais la prestation que le groupe a offerte ce soir valait bien toute l’attente. Sera-t-il possible de le revoir sur une scène québécoise avant la fin de la prochaine décennie ?

J’ai quitté la salle avec un seul mot en tête : « WOW. » La tournée Death… Is Just The Beginning, mettant en vedette Hypocrisy et Fleshgod Apocalypse, se poursuit demain à l’Impérial, dans la ville de Québec. J’irais volontiers si cela m’était possible. Le spectacle était bon à ce point-là.

Lu 1216 fois Dernière modification le mardi, 02 avril 2019 10:36
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