04 Avr 2019

Baroness / Deafheaven : Critique et photos du spectacle de Montréal (2019)

Le Heavy Montreal présentait aux fans un spectacle d’envergure en ce milieu de semaine, soit Deafheaven et Baroness. Les groupes ont foulé la scène du Théâtre Corona devant une foule abondante et enthousiaste. Les deux groupes ont offert une prestation à la hauteur des attentes.

Le groupe Zeal and Ardor avait l’honneur d’ouvrir la soirée, avec leur sonorité propre, un peu discordante avec le reste de la soirée, mais somme toute une belle découverte. Originaire de Suisse, le chanteur et guitariste Manuel Gagneux ainsi que ses collègues ont un style particulier, mélangeant métal, blues et gospel. Trois chanteurs sont présents sur scène, dont seulement Gagneux joue d’un instrument, ce qui est assez rare comme composition. La tête d’affiche de Zeal and Ardor capte toutefois toute l’attention, avec sa voix puissante et impressionnante. Le groupe a interprété un peu moins d’une dizaine de titres, dont Servants, Blood In The River, Don’t You Dare et Devil Is Fine. Les fans du groupe étaient présents, et même les spectateurs moins familiers ont semblé apprécier la performance. Le groupe, quant à lui, avait l’air extrêmement content de son accueil chaleureux. Zeal and Ardor s’est retiré sous de forts applaudissements après un peu plus de 30 minutes sur scène.

Après s’être produit l’été dernier sur la petite scène du Théâtre Fairmount, Deafheaven a eu droit à une promotion à la hauteur de la réputation du groupe avec la salle d’envergure du Corona. Le groupe de black métal californien était attendu de pied ferme par les amateurs, réunis en grand nombre. Le groupe ouvrira avec Brought To The Water sous les cris du public. Le chanteur George Clarke donne une excellente performance, et au-delà de son talent, semble sympathique et serre la main des fans tout au long de sa présence sur scène. Après avoir interprété leur nouveauté Black Brick, le groupe retourne un peu plus loin en arrière avec Honeycomb. On pourra voir un mosh pit se former à partir de ce moment et pour la plupart du reste du spectacle. Suivront Canary Yellow et Worthless Animal. Ayant des chansons assez longues, Deafheaven interprétera 8 titres en 1h15. Rien pour décourager les fans, qui augmentent même d’énergie avec les deux derniers titres présentés, Sunbather et Dream House. Cette dernière offre d’ailleurs une très belle finale, et les gens crient Deafheaven lorsque ceux-ci sortent finalement de scène.

Le 2e groupe tant attendu de la soirée fera son entrée sur les planches passé 22 heures. Baroness débutera avec A Horse Called Golgotha. Accompagnés d’éclairage faisant le lien avec leurs albums (rouge, mauve, jaune, etc), l’énergie de John Baizley est contagieuse. Les membres du groupe ont une forte présence sur scène, et la chimie entre Baizley et Gina Gleason est excellente. L’harmonie de leurs deux guitares est toujours parfaite, à l’image des albums. Le groupe semble avoir beaucoup de plaisir à jouer devant son public montréalais, ce qui fait plaisir en retour aux spectateurs. La majorité des albums sont représentés fièrement durant la soirée, avec un bel éventail de titres allant des plus anciens (avec Isak) au plus récent matériel, comme Borderlines. Les pièces March To The Sea, Little Things, Shock Me ou encore Eula ont particulièrement plu à la foule. On pouvait voir ici et là le mosh pit se créer puis s’apaiser pour les moments plus doux et instrumentaux, un beau mélange d’ambiances. Les talents à la guitare de Baizley et Gleason sont sans aucun doute à l’avant-plan pour Baroness, et ceux-ci ne déçoivent absolument pas en concert. Les prouesses musicales sont au rendez-vous, tout autant qu’en version enregistrée. N’offrant pas de rappel, le groupe a terminé avec Take My Bones Away, laissant la foule amplement satisfaite de sa soirée.

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