30 Mai 2019

Deicide / Origin : Compte-rendu et photos du spectacle de Montréal (2019)

 L’Astral accueillait ce soir Deicide, accompagné des groupes The Absence, Jungle Rot et Origin. Pour l’occasion, la salle s’est totalement remplie, bien que lentement jusqu’à l’arrivée du deuxième groupe ; au final, elle était bondée, humide et puante.

Au début, les musiciens de The Absence s’échinaient à faire interagir la foule éparse. Tristement, les gens ne réagissaient pas beaucoup aux demandes du chanteur. Quelques têtes suivaient le rythme du death metal mélodique, mais peu semblaient réellement apprécier le moment. Pour ma part, j’étais satisfaite de voir et d’entendre le groupe interpréter, entre autres, Riders of the Plague, Walking Shadows et Dead and Gone.

Jungle Rot est monté sur scène après The Absence. La présence des musiciens sur scène est vivifiante : on sent qu’un lien puissant unit les membres du groupe. Il faut dire que le groupe existe depuis 1992 et que ses membres actuels jouent de la musique tous ensemble depuis 2005. Malgré les années ayant passé, chaque musicien semble toujours aussi en forme et passionné qu’à ses débuts dans Jungle Rot. Pour ce qui est de la performance de ce soir, je la décrirai comme étant intéressante et empreinte de passion. Les membres du groupe semblaient ne faire qu’un : on y détecte aisément le professionnalisme, la solidité et la ténacité de chacun des membres. Aussi, contrairement à la première prestation de la soirée, la deuxième a réussi à entraîner le public dans son délire musical grâce à son énergie incroyable. J’avais hâte de revoir Jungle Rot parce que ses spectacles sont toujours aussi énergiques et hypnotisants. D’ailleurs, sa setlist est clairement conçue pour capter l’attention de tous ses fans, passant d’un album à l’autre, interprétant ainsi des titres variés, tels que Doomsday, Worst Case Scenario, Strangulation Mutilation, Eat Fuck Kill, Terror Regime et Psychotic Cremation.

Origin est apparu sur scène après le départ de Jungle Rot. Les tests de son annonçaient déjà une performance brutale. Évidemment, lorsque le groupe a lancé ses premières notes, la foule s’est tout de suite agitée. Le rythme de la musique était effarant, et je me dois de mentionner la maîtrise et l’endurance du batteur : il n’a jamais ralenti la cadence, bien au contraire. Par ailleurs, les musiciens étaient dynamiques, contribuant à rendre la salle vivante. Le public semblait apprécier la sélection des chansons. Pour ma part, ne connaissant guère le groupe, je me suis contentée de laisser la violence de la musique me frapper au visage. Origin a eu un assez long moment sur scène : il en a profité pour nous lancer de nombreux morceaux, chacun plus rapide et plus brutal que le précédent. À la fin de son temps devant le public, une très grande partie de la foule est sortie se rafraîchir, montrant l’intensité de la prestation à laquelle on venait d’assister.

Enfin, Deicide est monté sur scène. Pendant les tests de son, Glen Benton, le chanteur, a décidé de tester le micro en entonnant quelques mots de l’hymne canadien : cette idée a fait ricaner les gens rassemblés devant le groupe. J’avais très hâte de voir le groupe devant moi, en live, et visiblement, je n’étais pas la seule dans cette situation. La salle était pleine lorsque Glen Benton a indiqué : « Ok, c’est assez, on commence ça !!! ». Les premières notes de Dead By Dawn ont fusé avec un son étrangement agressant. En fait, le son était mal ajusté. À ce moment, je me trouvais à l’arrière de la salle. Me disant que la musique sonnerait mieux plus près de la scène, je me suis donc rapprochée… seulement pour constater que les réglages n’étaient simplement pas bons. J’étais un peu déçue de constater que la voix de Glen et les solos de guitare enterraient autant le reste du groupe. Par contre, le choix des chansons était tout simplement parfait, incluant entre autres When Satan Rules His World, They Are The Children Of The Underworld, One With Satan, Serpents Of The Light et Sacrificial Suicide. Même après les nombreux circle pits exécutés pendant les groupes précédents, les fans du groupe étaient toujours pleins d’énergie et headbangaient avec beaucoup de plaisir.

J’adore Deicide et j’admire la complexité et l’élaboration de leur musique. Les musiciens, après tant d’années passées sur scène et en studio, n’éprouvent aucune difficulté à lancer à leurs fans leurs chansons les plus complexes. Ils y prennent plaisir et c’est magnifique à voir.

Lu 1715 fois Dernière modification le jeudi, 30 mai 2019 02:41
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