01 Aoû 2015

Osheaga les 10ans: critique et photos du jour 1

Cette année au Parc Jean Drapeau de Montréal, Evenko retourne en enfance pour fêter les 10 ans d’Osheaga en grandes pompes! Les festivaliers ont pu profiter de nombreuses activités partout à travers le site comme à chaque année, mais pour commémorer une décennie riche en musique, les organisateurs ont également ajouté des manèges au grand plaisir de leur visiteurs.

La première journée du long weekend s’annonçait ensoleillée et bien remplie. Quelques craintes d’orages en soirée ont vite été écartées et à peine quelques gouttes de pluie se sont fait sentir. Un grand soulagement pour Florence Welch qui fermait la soirée avec son groupe Florence and the Machine.

Voici le parcours qu’a effectué Musik Universe lors de la première journée de l’édition 2015 d’Osheaga.

Shakey Graves

Le texan Alejandro Rose-Garcia, connu sous le nom d’artiste Shakey Graves est venu nous présenter son folk-rock americana en début de journée sur la scène De La Vallée. Son « one-man band » est assez impressionnant à voir. Il joue de tous les instruments à la fois et chante en même temps avec une voix parfois douce, parfois rauque plutôt unique. Teinté de country et d’un peu de blues, son style ne se compare pas vraiment, une rareté de nos jours. Avec quatre albums déjà à son actif, c’est un artiste coup de cœur à découvrir sans tarder.

 

Angus & Julia Stone

Les célèbres frères et sœurs Stone sont ensuite venus profiter du soleil sur la scène principale De La Rivière. Les deux australiens sont surtout connus pour leur simple « Big Jet Plane », mais ont un bagage musical tellement garni et varié, il faut définitivement creuser plus dans leur discographie pour bien profiter de leurs talents d’auteurs-compositeurs-interprètes.

Quelque peu timides, Angus and Julia Stone ont donné une performance assez tranquille, mais la foule semblait satisfaite de ce petit moment de paix et chantonnait leurs belles mélodies avec joie. Julia rayonnait avec son petit sourire charmeur et avec son plus bel accent a remercié le public d’être là et de les supporter. Elle a aussi présenté tous leurs musiciens dans un français assez surprenant, ravissant le cœur de ses fans francophones. Une douce façon de terminer ce bel après-midi.

Marina and The Diamonds

Puis c’était au tour de la belle et excentrique Marina Lambrini Diamandis d’en mettre plein la vue sur la scène De La Montagne. Vêtue d’un une-pièce moulant bleu électrique et de souliers plateformes roses, Marina a su impressionner tant ses fans que les nouveaux adeptes avec son électro-pop new wave. Tout le monde a fait la fête et a bien dansé sur ses chansons les plus connues ainsi que celles de son nouvel album « Froot ». Marina and The Diamonds est sans contredit une artiste à écouter pour se remonter le moral, danser et faire la fête.

The Decemberists

Petite déception de la journée sur la scène De La Rivière, le groupe américain The Decemberists. La formation indie-rock a un style bien à elle très théâtral et donne normalement des spectacles enlevants. Le chanteur Colin Meloy semblait un peu fatigué et manquait parfois d’entrain. Ils ont quand même joué de bons extraits de leur impressionnante discographie qui comprend maintenant sept albums studio. Les chansons de « The Hazards of Love » et de leur dernier album «  What a Terrible World, What a Beautiful World » ont obtenu les meilleures participations de la foule.

 

Chet Faker

De retour de l’autre côté du parc sur la scène Verte, Chet Faker, de son vrai nom Nicholas James Murphy, a attiré une foule massive pour nous présenter son trip hop-electronica australien. Sans aucun doute l’un des artistes les plus attendus de la fin de semaine, Faker n’a pas déçu et a livré la marchandise.

Tout le monde chantait haut et fort les paroles de son excellente reprise du hit R&B des années 90, « No Diggity ». Son simple « Drop the Game » a bien sûr été un autre préféré de tous. Sa voix envoûtante mêlée à ses rythmes électroniques lascifs font de lui un artiste accompli et grandement apprécié. Parions un retour sur l’une des grandes scènes dans une prochaine édition d’Osheaga…

The Avett Brothers

Les frères Scott et Seth Avett ont poursuivi la soirée sur la scène De La Rivière avec leur combinaison très particulière de bluegrass et de country pop-rock. Le duo originaire de la Caroline du Nord n’en est pas à ses débuts avec plus de 15 ans de carrière et huit albums studio. Ils ont joué une excellente sélection de cette discographie qui a certainement plu à tous les adeptes et les curieux. Un nouvel album produit par le célèbre Rick Rubin est à venir à la fin 2015, début 2016. Jouer à Osheaga était donc une belle façon pour The Avett Brothers d’effectuer leur retour sous les projecteurs.

Of Monsters and Men

Le quintet islandais Of Monsters and Men était de retour quelques années plus tard à Osheaga pour nous jouer ses meilleures pièces de « My Head is an Animal » et de leur dernier album «  Beneath the Skin ». La dernière fois c’était le chaos pour se rendre à la scène Verte pour voir ne serait-ce que quelques minutes de la performance du groupe qui a effectué une ascension fulgurante sur les palmarès avec les chansons «  Little Talks » et « Crystals ».

C’était donc beaucoup plus approprié de les retrouver sur la scène De La Montagne en 2015. Fidèles à leurs habitudes, les timides mais talentueux musiciens ont coupé le souffle à toute la masse présente devant les deux grandes scènes. C’était de toute beauté d’entendre tout le monde chanter chaque parole en dansant sur leur musique enivrante. On ne se lassera définitivement jamais de ce fabuleux groupe indie-folk. Un retour en spectacle bientôt à Montréal est certainement attendu.

Florence + The Machine

Enfin, c’était ENFIN le moment tant attendu! La belle Florence Welch était là, toute vêtue de blanc, comme un ange. Elle est arrivée en flottant sur la scène pour commencer avec « What the Water Gave Me », un choix parfait. « Ship to Wreck » de son tout dernier album « How Big How Blue How Beautiful », puis « Shake it Out » ont suivi pour créer une ambiance survoltée.

Welch sautait, dansait et virevoltait nu pieds sans répit d’un bout à l’autre de la scène, sa longue et mythique chevelure rousse tourbillonnant au gré du vent. Sa liste de chanson comprenait aussi «  Queen of Peace » et « What Kind of Man » de son nouvel album. Cette dernière a su répondre à toutes les attentes lorsqu’on avait entendu la version enregistrée. Comme prévu, tout le monde chantait haut et fort « What kind of man loves like this! », c’était fabuleux.

« You’ve Got The Love » et l’ensorcelante « Dog Days Are Over » ont terminé la beaucoup trop courte mais sublime performance de Florence sur la scène De La Rivière. On en voulu encore pour au moins une heure. Welch était visiblement émue de l’accueil chaleureux et rempli d’amour qu’Osheaga lui a offert et elle nous l’a bien rendu. Frissons et émotions sont toujours garantis avec Florence and The Machine, rien à redire, c’était magistral et tout simplement inoubliable.

Continuez de nous suivre ce weekend sur Instagram @MusikUniverse pour des photos en direct du festival et sur MusikUniverse.mu pour nos critiques et photos des jours 2 et 3.

Critique: Sophie Ferrandino

Photos: Nicolas Racine

Lu 3019 fois Dernière modification le dimanche, 02 août 2015 18:40
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