24 Fév 2016

Black Sabbath : Critique et photos du spectacle de Montréal (2016) Spécial

Black Sabbath : Critique et photos du spectacle de Montréal (2016)

Tout le monde a une opinion sur Black Sabbath : la formation originale est imbattable, c’était meilleur avec Ronnie James Dio, ils n’auraient jamais dû se reformer, Ozzy est encore en forme, vous verrez! Il suffisait de faire quelques pas dans le Centre Bell hier soir pour les entendre toutes. Une chose est certaine : ceux qui étaient là hier soir pourront se vanter d’avoir vu le dernier passage du groupe à Montréal.

En effet, le groupe a baptisé sa tournée « The End », la fin. C’est sans équivoque, c’est simple, c’est lourd de sens. Pour bon nombre de métaleux, l’annonce de cette tournée, même si elle était prévisible, a été un choc : les pères du Heavy Metal ferment les livres. N’empêche que Tony, Ozzy et Geezer étaient fidèles au poste ce soir. Ils étaient accompagnés par Tommy Clufetos à la batterie et Adam Wakeman aux claviers.

Le groupe a ouvert le spectacle avec la chanson qui a tout changé pour eux et pour les amateurs de musique lourde. Dès que les cloches annonçant le célèbre riff à trois notes de Black Sabbath ont retenti, la foule s’est levée d’un bond. Fairies Wear Boots, After Forever, Into the Void et Snowblind ont suivi. War Pigs est la chanson qui a vraiment déchaîné la foule. Behind the Wall of Sleep et N.I.B., avec son intro de basse, ont continué d’attiser les fans.

Le groupe a ensuite enchaîné avec Hand of Doom, que le groupe a peu joué en spectacle, et Rat Salad, au cours de laquelle Tommy Clufetos a pu démontrer son savoir-faire. Iron Man, Dirty Women et Children of the Grave ont terminé le spectacle. Le groupe est ensuite revenu interpréter Paranoïd pour clore la soirée.

C’est une prestation un peu courte, mais très efficace que nous ont présentée Ozzy, Tony et Geezer. Avec les problèmes de santé qu’ils ont connus, c’était à prévoir. N’empêche qu’après 48 ans d’existence, Black Sabbath attire encore les foules. Tony Iommy, le grand maître du riff lourd et sinistre, Geezer, parolier hallucinogène et Ozzy, meneur de foules par excellence ont démontré ce soir que la réputation du groupe n’est pas surfaite. Pour ces musiciens qui n’ont pas l’intention de s’effacer en silence, la tournée The End est à la fois un baroud d’honneur, un témoignage de l’héritage qu’ils laissent à l’histoire et un cadeau ultime à leurs fans.

Les connaisseurs qui étaient là hier soir ont su l’apprécier et s’en souviendront certainement longtemps.

Critique : Nicolas Racine

Black Sabbath : Critique et photos du spectacle de Montréal (2016)

Lu 5560 fois Dernière modification le mercredi, 24 février 2016 16:58
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