26 Jui 2016

Amnesia Rockfest 2016 : Critiques et photos (jour 1) Spécial

Après le dixième anniversaire d'AMNESIA ROCKFEST, le festival a entamé en 2016 ce qu'on espère être la première de ses dix années suivantes! Voici les critiques et les photos de notre équipe pour le jour 1 de cette nouvelle édition vécue en direct de Montebello. 

C’était le baptême AMNESIA ROCKFEST pour moi (Patryk, votre rédacteur en chef favori) et je dois dire que je me demande depuis mon retour à Montréal pourquoi je n’y avais pas été avant. L’édition 2016 fut un grand succès. Une super organisation avec de la sécurité respectueuse, des infirmiers sur place vraiment dévoués et surtout des festivaliers vraiment cool qui savent faire le party! Parlant de party, l’ambiance à Montebello est vraiment unique et de voir autant de jeunes et moins jeunes s’approprier la ville tout en la respectant c’était vraiment beau à voir. Cette année, nous étions six de l’équipe Musik Universe pour vous faire un compte rendu des 24 et 25 juin. Bien sûr, nous n’avons pas pu tout voir, mais voici le travail d’Eric Brisson, Olivier Marinoff, Charles de Villers, Sophie LeMay, Ludovic Gauthier et moi-même.

Merci à Alex et toute l’équipe! À l’an prochain!

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Ambiance/fans au Amnesia Rockfest

Quoi de mieux pour se ravigoter le matin que de rejoindre BENEATH THE MASSACRE sur la scène Québec pour une séance matinale de death métal technique décapant. Bien que ce groupe ne soit plus aussi actif qu’auparavant, le quatuor semblait particulièrement en forme et heureux de retrouver ses fans assoiffés autant d’agressivité que de complexité métallique. Très dynamiques, les gars ont livré une performance sans faille et le public leur a bien rendu la pareille en multipliant les moshpits et les hochements de tête furtifs au son de leurs décibels ravageurs. (Charles)

Il n’y a rien de mieux pour débuter un festival qu’un bon groupe d’ici. C’est donc avec MASS MURDER MESSIAH que j’ai eu la chance d’entamer le Rockfest 2016. Je n’en suis pas à ma première fois à un de leurs concerts, mais chose certaine, jamais je n’ai été déçu. La troupe d’Alex Leblanc déborde toujours d’une énergie sans fin. De plus, la lourdeur de leur musique est tout simplement savoureuse de par l’agressivité qu’elle dégage. Seul point négatif de cette performance : la qualité sonore qui se dégrada tranquillement pour finalement faire presque disparaître la voix du mix. (Olivier)

L’ambiance de la scène Québec prend une tournure encore plus festive avec l’arrivée des valeureux THE BRAINS. Étant toujours en tournée pour présenter leur dernier album Out In The Dark paru en 2015, Rene De La Muerte, Colin The Dead et Phil The Beast en ont profité pour offrir à la foule quelques nouvelles pièces, mais aussi d’autres pièces plus connues de tous comme Screaming et Misery. Difficile de résister à l’envie de danser et/ou de chanter lorsqu’on est confronté à autant de rythmes entraînants que de refrains diablement accrocheurs. Aussi agréable que de siroter une limonade alcoolisée sous un soleil plombant! (Charles) 

Même s’il était encore tôt, une foule assez respectable s’est rassemblée devant la scène Jägermeister pour la prestation de THE FACELESS. Lorsqu’on parle de death métal technique de la sorte, une qualité sonore optimale s’impose. Malheureusement pour les Américains, ils n’ont pas pu jouir de cette chance. Aussi, dû au niveau de dextérité que leur musique requiert, les musiciens ne sont pas ceux avec la plus grande présence scénique, ce qui ternit un peu la prestation. Par contre, ces lacunes n’ont pas semblé déranger les fans, car l’action sur le parterre n’a jamais cessé. (Olivier)

Certains pensaient au départ que c’était une blague, mais non, les rappeurs Violent J et Shaggy 2 Dope formant le duo INSANE CLOWN POSSE étaient bel et bien présents sur la scène principale. Présentant une brochette de pièces déjantées comme Homies, Hokus Pokus, Fuck The World et Halls Of Illusions, les deux MC’s ont offert également un traitement quelque peu salissant au public en aspergeant les premières rangées de gens avec des bouteilles de Faygo Diète (une sorte de soda semblable à du Coca Cola) brassées au préalable juste avant que d’autres clowns viennent leur jeter des plumes dessus. Si la blague était drôle au début, elle est devenue plutôt lassante à force de constamment répéter le processus et n’a pas aidé à rendre la performance du groupe plus intéressante. (Charles) 

C’est alors que les frères MAX & IGOR CAVALERA se sont présentés sur scène afin de nous offrir Roots dans son intégralité. Comme cet album a marqué l’histoire de la musique métal, ce ne fut donc pas une surprise de voir une aussi grande foule se présenter avant même que les premières notes eurent retenti. Même s’il ne dispose plus de l’énergie d’antan, il était bon de voir Max être aussi en forme. De plus, avec la présence des autres musiciens, on ne pouvait être que choyé d’avoir droit à un aussi bon concert. Comparativement aux autres spectacles qui se sont tenus sur la scène Jäger, nous avions enfin droit à une bonne qualité sonore qui nous permettait d’enfin profiter d’un concert du début jusqu’à la fin. (Olivier)

La formation américaine AGAINST ME! était de retour au Québec après deux ans d’absence sur le territoire. Faisant toujours la promotion du dernier album Transgender Dysphoria Blues depuis un certain temps, Laura Jane Grace et ses compagnons de scène ont entamé quelques pièces de cet opus telles Fuckmylife666, True Trans Soul Rebel et Unconditional Love tout en n’oubliant pas de revisiter leurs nombreux hymnes du punk-rock moderne comme I Was A Teenage Anarchist, Black Me Out et Thrash Unreal. Le groupe a également rendu un petit hommage à The Clash en reprenant à sa façon la chanson Train In Vain. Sans nécessairement perdre la boule, la foule semblait assez réceptive et enjouée devant la prestation de ce groupe marquant des dernières années. (Charles) 

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Groupes au Amnesia Rockfest
 

Une foule à perte de vue s’était réunie devant la scène Jäger afin de pouvoir voir CANNIBAL CORPSE. Lors de leur dernier passage au Rockfest, leur prestation n’avait pas fait l’unanimité, car plusieurs disaient que le groupe semblait ne pas vouloir être sur les planches, mais ce ne fut pas le cas cette fois-ci; les gars étaient là pour s’amuser et ça paraissait. Leur énergie destructrice était contagieuse sur l’auditoire, car des mosh pits d’une violence extrême ont pris place tout au long de la prestation des vétérans. Même si la performance était excellente, je dois avouer avoir été un peu déçu par le fait que les membres de la formation ne bougent pas beaucoup, qu’ils semblent être consignés à un X tracé au sol. De plus, je trouve dommage que George ‘‘Corpsgrinder’’ Fisher utilise toujours exactement les mêmes phrases pour présenter chacune des chansons, et ce, depuis des années. Sinon, outre ces petits détails, les pionniers du death métal ont offert un concert de très grande qualité. (Olivier)

THE USED était un groupe fortement attendu par la portion plus jeune du public étant donné qu’il avait annoncé qu’il interpréterait de façon intégrale son album In Love And Death paru en 2004. Malheureusement, des problèmes techniques liés à la guitare ainsi qu’à la balance de son ont affecté la performance du quatuor américain durant les premières chansons. Qu’à cela ne tienne, Bert McCracken et sa bande ont su garder leur sang-froid en continuant de donner leur maximum malgré les tourmentes. Les fans du groupe, dont le chanteur a maintes fois souligné la fidélité au fil des années, ont eux aussi été en mesure de profiter du reste de la prestation en chantant les airs de I Caught Fire, All That I’ve Got, Listening et Hard To Say qui figurent toujours parmi les plus grands succès de The Used. (Charles) 

CRADLE OF FILTH est sans l’ombre d’un doute un des groupes que j’avais le plus hâte de revoir. Il est peut-être un peu étrange de voir cette formation obscure au grand soleil, mais cela n’a pas semblé déranger les adeptes. Cependant, la qualité du son a bien dû en refroidir plusieurs. Personnellement, j’ai trouvé décevant que la qualité audio soit si faible que les titres étaient quasi impossibles à reconnaître. De plus, j’ai trouvé dommage que le clavier et les chœurs de Lindsay, qui sont l’essence même de Cradle, soient presque totalement inaudibles. On reproche souvent à Dani de ne pas être en mesure de livrer adéquatement ses chansons, mais cette fois-ci il était en très grande forme et prêt à donner le meilleur de lui-même. De plus, j’ai bien aimé sa couronne de gorgone qui rajoutait davantage de diabolisme à son personnage ténébreux. (Olivier)

Les irrévérencieux punk-rockeurs de NOFX ont attiré une foule de grande envergure devant la scène principale. Au départ, il avait été annoncé que le groupe devait jouer l’album Punk In Drublic au complet, mais finalement ça n’a pas été le cas. Probablement dû à un manque de temps accordé sur scène, Fat Mike et compagnie se sont plutôt contentés de jouer une série de morceaux qui, à coup sûr, obtiendraient l’approbation du public fortement avide de leur punk-rock mélodique. C’est donc avec des morceaux indémodables comme 72 Hookers, Franco Un-American, Reeko, Seeing Double At the Triple Rock et Linoleum que NOFX a conquis la foule qui redemandait toujours autant de musique que de blagues de mauvais goût en guise d’intermèdes. Une prestation efficace, mais malheureusement on sent depuis quelques tournées que la formule commence à se répéter pour le groupe. (Charles) 

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NOFX
 

Les gars de GHOULUNATICS sont ressortis de l’ombre spécialement pour le Rockfest cette année. Pour l’occasion et en ce jour de St-Jean-Baptiste, ils ont puisé dans leur répertoire franco et anglo au grand bonheur du noyau d’amateurs présents. Les festivaliers n’étaient pas très nombreux devant la scène réservée aux artistes québécois, mais l’ambiance était autant au party qu’ailleurs sur le site. Les musiciens avaient aussi l’air de s’amuser et ont donné une performance solide et entraînante. Patrick Mireault est une véritable bête de scène, ce qui n’a rien à voir avec son chandail de loup; avec son petit podium et son micro bien arrimé au fil, il s’est adonné aux acrobaties d’usage en nous lançant les paroles de leur Rotten Roll de sa voix qu’on ne peut mieux qualifier que par le mot « ghoul ». Notons également la participation de Stef Jomphe du groupe Insurrection, avec sa voix caverneuse, l’espace d’une chanson. (Sophie)

UNDEROATH figurait parmi les retours les plus attendus de la fin de semaine alors que le groupe s’en venait effectuer son premier concert en sol québécois depuis quelques années. En effet, cette formation post-hardcore vient tout juste de reprendre du service après qu’elle ait annoncé sa rupture en 2013. Spencer Chamberlain et les autres ont donc renoué avec leur public québécois de façon chaleureuse en leur offrant des pièces dévastatrices interprétées de façon impeccable comme Breathing In A New Mentality, Young And Aspiring et Down, Set Go. La passion qui habite chacun des musiciens est très palpable; tout le monde sur scène sautille et bouge dans tous les sens en chantant vivement chaque parole de chanson. On n’a tellement pas le temps de s’ennuyer que déjà Underoath doit nous faire ses adieux avec A Boy Brushed Red Living In Black And White et Writing On The Walls, mais tout en promettant qu’Underoath est désormais là pour rester à l’avenir. (Charles)

C’est un esprit nostalgique qui m’a mené à la scène Budweiser afin de voir SUM 41. Il faut croire que je n’étais pas le seul dans cet état d’esprit à en voir les milliers de personnes compactées près de la scène. La formation a choisi de commencer en force en interprétant The Hell Song. Difficile de passer sous silence l’hystérie dans laquelle la foule est entrée à cet instant. Si quelqu’un croyait qu’il ne pouvait pas y avoir plus d’agitation sur le parterre, il s’est trompé royalement, car dès que le groupe a enchaîné avec Master Of Puppets en guise d’introduction pour la chanson Over My Head (Better Off Dead), le tout s’est amplifié davantage. Comme je le disais, je n’étais pas le seul qui a répondu présent en tant que nostalgique, puisque lorsque Sum 41 a entamé Underclass Hero et Walking Disaster, le tout a semblé se refroidir partiellement. Cependant, le groupe est rapidement venu rechercher l’ensemble de l’auditoire grâce à sa présence exceptionnelle. De plus, les classiques Still Waiting, In Too Deep et Fat Lip ont su clore de façon grandiose cette excellente prestation. (Olivier) 

Ça y est : le dernier spectacle de TWISTED SISTER au Canada, le pays où ces légendes du rock ont connu le plus de succès au monde, selon leurs dires. Même s’ils étaient déçus de n’avoir que 45 minutes à l’horaire sur une scène secondaire pour une telle occasion, les musiciens ont été fidèles à eux-mêmes et ils ont tout donné pour leurs fans. Et les festivaliers ont été nombreux à venir saluer ce groupe unique et sa carrière de pas moins de 40 ans. Obéissant au doigt et à l’œil au charismatique et infatigable Dee Snider, la foule a eu droit à sept classiques : l’énergique Stay Hungry, la frondeuse The Kids Are Back, la ténébreuse Burn in Hell, l’intemporelle You Can't Stop Rock 'n' Roll, la prenante The Price (en hommage à A.J. Pero, remplacé par Mike Portnoy pour cette tournée) et les mégasuccès We’re Not Gonna Take It(dédiée aux victimes de toutes les tueries insensées, dont celle de Dimebag Darrell) et I Wanna Rock pour clore le tout. Malgré de légers problèmes de son, si on se fie aux allées et venues des guitaristes parce que ça sonnait très bien doù jétais, et de « feedback » et les blagues un peu réchauffées du chanteur, la prestation a été sans faille et les spectateurs ont montré toute leur gratitude aux rockeurs à grands coups de décibels. Ce groupe a marqué la jeunesse de toute une génération et comme, en plus, je viens à peine de regarder le documentaire We Are Twisted F***ing Sister!, j’avoue avoir eu le « motton » quand le groupe a quitté la scène. Adieu Twisted Sister et merci pour tout! (Sophie)

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Twisted Sister

Comme à l’habitude, la formation ontarienne BILLY TALENT était parmi les groupes les plus attendus de la journée. Dès le riff d’ouverture de Devil In A Midnight Mass, la foule s’est mise à célébrer de vive voix et en décuplant le nombre de moshpits dispersés un peu partout sur le parterre. Ayant déjà conquis le cœur des fans en très peu de temps, le quatuor a enchaîné les classiques les uns après les autres en proposant This Suffering, Surprise Surprise, Devil On My Shoulder, River Below ainsi que leur nouveau single Afraid Of Heights qui figurera sur le nouvel album du même nom prévu pour le mois de juillet prochain. Disposant d’à peine 45 minutes pour présenter un maximum de chansons, le groupe a choisi de se concentrer sur ses pièces les plus connues et n’a proposé malheureusement aucun contenu qui se veut un peu plus rare. Cela dit, il est difficile de bouder le groupe lorsque celui-ci offre une performance toujours aussi impeccable et énergique. Ben Kowalewicz et ses comparses ont finalement assené un coup de grâce des plus fulgurants en clôturant le tout avec Red Flag, Try Honesty, Fallen Leaves et Viking Death March. (Charles) 

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Billy Talent
 

La réunion de DESPISED ICON étant encore plutôt récente, on pouvait sentir une tension extrême devant la scène québécoise. Une rage ardente brillait dans les yeux des fans qui ne demandaient qu’une chose : un carnage des plus destructeurs. Après que Poudy, Chabot et Mario Rock aient présenté la formation de metalcore, elle s’empressa de fouler les planches de la scène. Dès cet instant, des mosh pits d’une violence extrême se dessinèrent sur le parterre pour ne jamais s’estomper. Personnellement, j’ai rarement vu des pits aussi intenses que cela et où les ceintures noires troisième dan étaient si nombreuses. Difficile de croire que le groupe s’est séparé aussi longtemps, car on pouvait aisément notifier une puissante chimie entre tous les membres comme si le groupe était encore à ses débuts. Il faut croire que la scène du Québec n’a pas été atteinte par la même malédiction que les deux autres principales, car le son était tout simplement parfait. Une mention spéciale se doit d’être faite pour les nombreux circle pits, mais principalement, c’est le double wall of death qui a su remporter la palme de l’événement le plus destructeur, dans le sens positif du terme, de l’édition 2016 du Rockfest. (Olivier)

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Despised Icon

Si certains étaient déçus de ne pas avoir Tool à l’affiche, les fans du chanteur James Maynard Keenan ont au moins pu se réjouir de la présence de PUSCIFER, un de ses nombreux autres projets musicaux. Si la plupart des groupes de la scène Jägermeister se veulent généralement plus brutaux, le sextuor américain est venu changer drastiquement la donne en installant une atmosphère des plus déconcertantes. Si les musiciens sont habillés sobrement, Maynard est pour sa part vêtu d’un veston-cravate avec un masque de «luchador». Un ring de lutte est également placé à l’arrière de la scène; il y a même d’autres personnes habillées en lutteurs mexicains qui réalisent des chorégraphies de lutte en arrière-plan. À tout ce tableau disjoncté s’ajoute la musique de Puscifer qui se veut du rock expérimental contenant plusieurs passages ambiants et progressifs. Cet amalgame a dû en laisser perplexe plus d’un, car le lien entre la musique et le visuel du spectacle semble plutôt flou par moments. Toutefois, d’autres semblent avoir apprécié cet effort artistique qui n’est pas des plus faciles d’approche, car il demande une certaine ouverture d’esprit. (Charles) 

Alors que le soleil se couche, la foule est de plus en plus compacte devant la scène principale pour accueillir KORN qui a initié les hostilités en furie avec Right Now, Here To Stay et Somebody Someone. Même s’il avait fallu un peu plus de temps au groupe pour effectuer quelques ajustements avant de commencer, cette situation lui a permis de jouir du meilleur son parmi tous les groupes ayant performé sur la scène principale. D’ailleurs, on peut dire ce que l’on veut du groupe, mais il reste qu’en spectacle, Jonathan Davis et sa troupe demeurent une valeur sûre tant au niveau de l’énergie dégagée sur scène que de l’interprétation très juste de chaque chanson. D’ailleurs, étant donné les circonstances du festival, le quintet a choisi lui aussi de se concentrer sur un assortiment de pièces ravageuses et rassembleuses avec des incontournables comme Blind et son fameux «Are You Ready??», Falling Away From Me, Twist, Y’All Want A Single et Coming Undone. Bien sûr, le groupe n’a pas oublié Shoots & Ladders et son introduction de cornemuse, mais en plus on a inclus en guise de conclusion un extrait du riff final de la chanson One de Metallica. Au bout de presque une heure d’intensité musicale, KoRN a effectué un rappel afin de voir si la foule avait encore un peu d’énergie pour se déchaîner au rythme de pièces aussi brutales que 4 U, Got The Life et Freak On A Leash; de quoi conclure cette prestation dignement. (Charles) 

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Korn
 

En ce qui concerne les groupes québécois présents au Rockfest cette année, la venue des VULGAIRES MACHINS est de loin celle que le plus de gens attendaient impatiemment. Suite à une pause de plus de trois ans, le légendaire groupe punk-rock a décidé de se reformer le temps d’un seul spectacle à l’occasion du festival. Dès les premières notes de la chanson Compter les corps, tout le monde sans exception s’est mis à chanter en chœur avec Guillaume Beauregard et Marie-Ève Roy. Après avoir observé les deux musiciens s’adoucir après avoir lancé dernièrement des albums solos de musique plus pop, il était réconfortant de voir à quel point ils n’ont rien perdu de leur humour, de leur fougue et de leur énergie brute. Les moshpits battaient leur plein alors que se sont enchaînées de nombreuses pièces mémorables comme Dieu se pique, La rue Déragon, Comme une brique, Anesthésie, Un peu plus fort et Le Mythe de la démocratie. La balance du son était parfaite et les morceaux plus récents et plus anciens semblaient convenir à tous, mais ce sont clairement les pièces de l’époque de Compter les corps comme Arrachez-moi les yeux, Puits sans fond et Être un comme qui ont le plus fait lever la foule. Aux yeux de plusieurs personnes, cette prestation a passé comme un coup de vent et aurait dû être plus longue, mais on espère surtout que l’amour, la fidélité et les encouragements des fans auront redonné le goût aux membres des Vulgaires Machins de poursuivre un jour leurs activités. (Charles)

JANE’S ADDICTION est le genre de groupe qu’on aime ou qu’on déteste. C’est donc avec une oreille ignorante et un peu méfiante que je me suis rendu à la scène Jägermeister. C’est sous un éclairage ahurissant que la formation s’est présentée en interprétant sa chanson la plus populaire : Stop. Il n’y a pas à dire, les Américains en déplacent de l’air; on ne savait jamais par où regarder tellement les musiciens sont tous actifs. Comme si les artistes n’étaient pas assez étourdissants, de jolies dames dansaient en arrière-plan pour rajouter une petite touche cabaret à la prestation. Ce que j’apprécie le plus du style des musiciens est le fait qu’en les regardant on n’a pas l’impression qu’ils jouent de la musique, mais bien qu’ils sont en train de vivre chacune des notes. Malheureusement pour eux, la majorité des gens étaient en voie de se tailler une place pour Blink-182, ce qui les laissa performer devant une foule plus petite que ce à quoi Cannibal Corpse avait eu droit. Par contre, je dois avouer que Jane’s Addiction est sûrement la formation qui a eu la chance de disposer de la meilleure qualité sonore de la journée sur la scène Jägermeister. (Olivier)

Il est autour de minuit lorsque les punk-rockeurs californiens de BLINK-182 sont prêts à monter sur scène. Dès le commencement de Feeling This, on sent déjà beaucoup plus l’enthousiasme des musiciens que lors de leur dernier passage au Rockfest en 2014. Par ailleurs, même si la voix du nouveau venu dans le groupe, Matt Skiba, s’avère être un peu défaillante par moments, elle demeure beaucoup plus stable que celle de Tom Delonge, qui sonnait de plus en plus faux avant que celui-ci ne quitte Blink-182. De leurs côtés respectifs, Travis Barker et Mark Hoppus semblent être en bonne forme et continuent d’assurer à la batterie et à la basse. Malheureusement, il y a des ajustements à faire au niveau du son; la balance entre les instruments et les voix n’arrive pas à être optimale. Le tout sonnait un peu mieux lorsque l’introduction de What’s My Age Again a résonné dans l’assistance. S’ensuivirent par après plusieurs autres titres à succès de Blink-182 provenant de divers albums de sa discographie, de The Rock Show à Down en passant par Dumpweed, I Miss You, Stay Together For The Kids et Man Overboard. Étant également sur le point de lancer un tout nouvel album intitulé California le 1er juillet prochain, le trio a pris le temps de présenter les trois premiers singles de cet opus, soit Bored To Death, Built This Pool et Brohemian Rhapsody. Comme à l’habitude, Mark Hoppus a passé bien du temps entre les chansons à interagir avec la foule en faisant des blagues, mais il a également exprimé plus sérieusement son enthousiasme face à l’arrivée récente de Matt Skiba au sein du groupe en plus de couvrir d’éloges son autre compatriote Travis Barker pour ses prouesses aux percussions. Même si le son n’était pas toujours idéal, le groupe a su au moins faire preuve de constance de façon beaucoup plus soutenue cette fois-ci, et ce, jusqu’au rappel où ont été interprétées notamment All The Small Things et Dammit au grand plaisir du public. (Charles) 

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Blink 182

 

Revenez nous voir bientôt : nos critiques et photos du jour 2 seront en ligne sous peu!

Lu 20661 fois Dernière modification le lundi, 27 juin 2016 23:26
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