27 Jui 2016

Amnesia Rockfest 2016 : Critiques et photos (jour 2) Spécial

Après le jour 1, c'est bien sûr le jour 2! Voici les critiques et les photos de notre équipe pour la deuxième journée du festival AMNESIA ROCKFEST 2016. 

Encore une fois cette année, INSURRECTION avait la tâche d’ouvrir les festivités d’une journée sur une des scènes. Jamais je ne me tannerai de voir cette formation, car elle donne toujours son maximum pour ses fans. Qu’est-ce qu’on a eu au menu? Une nouvelle chanson, des changements de direction de circle pit, le chanteur chantant en body surfing, de la brutalité à l’état pur et le traditionnel gardien du ballon de football. Une formation qui gagne à être connue. (Olivier)

Suite à une présentation effectuée par l’animateur de foule Rej Laplanche, Mark Adkins et sa bande de GUTTERMOUTH sont venus divertir le public, déjà plutôt bien attroupé devant la scène principale, avec leur skate-punk déjanté. Comme si tout le monde n’était pas déjà assez lendemain de veille, Adkins a décidé qu’il commencerait la journée du bon pied avec une bouteille de vin rouge dont il a laissé le fond à des festivaliers en première rangée. Le quintet a ensuite poursuivi avec une série de ses pièces les plus rapides et les plus entraînantes afin de satisfaire pleinement leurs fans. (Charles)

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Ambiance/fans au Amnesia Rockfest

Il faut croire que les fans n’avaient pas peur de se lever cette année, car une bonne foule s’était amassée devant la scène Jäger. Je ne ferai pas de cachette, je ne suis pas un très grand amateur de metalcore, mais avec UNEARTH difficile de ne pas triper. Les gars ont offert une prestation sans faille et contagieuse avec leur impressionnante présence inépuisable. (Olivier)

Suite à son spectacle de la veille avec Despised Icon, Alex Erian est de retour aujourd’hui sur les planches de la scène Québec avec son second groupe OBEY THE BRAVE. Sans perdre une seconde, les gars enclenchent la machine avec la puissante Raise Your Voice qui donne déjà le ton pour la suite des choses. Avec un choix de chansons notamment très riches en breakdowns dévastateurs et en refrains que l’on se doit de hurler à pleins poumons, tous les éléments sont là pour que leurs adeptes puissent faire la fête et alimenter activement la zone de moshpit. Dynamique et efficace, la performance d’Obey The Brave ne déçoit jamais! (Charles)

Avec THE BLACK DAHLIA MURDER il faut toujours s’attendre à quelque chose d’extrême à l’avant-scène. Difficile de ne pas perdre la tête quand on a droit à des bêtes de scène tels les membres de TBDM. C’est pourquoi ce ne fut donc pas une surprise de voir des mosh pits d’une violence hors norme se succéder tout au long de la prestation. De plus, j’ai trouvé impressionnant de voir une foule être autant sous l’emprise d’un frontman aussi charismatique que Trevor Strnad. (Olivier)

S’il y a bien un groupe qui soit apprécié par de nombreux fans de punk-rock au Québec, c’est sans aucun doute celui des Suédois de MILLENCOLIN. Pourvu pourtant d’un nouvel album paru l’an passé à promouvoir, le quatuor a plutôt mis l’accent pour ce festival sur une sélection de ses pièces les plus connues, notamment celles parues sur Pennybridge Pioneers avec lesquelles le groupe a réussi à atteindre sa renommée internationale. Même si la qualité sonore ne semble pas toujours être au rendez-vous, Nikola Sarcevic et ses compatriotes ont tout de même réussi à obtenir l’approbation du public en livrant une prestation aussi enjouée qu’agréable. (Charles)

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Groupes au Amnesia Rockfest

On ne compte même plus le nombre de fois où BARF est passé au Rockfest tant ils sont là presque à chaque année. Qu’importe, il est toujours aussi réconfortant pour le public de retrouver ces pionniers de la scène métal québécoise qui célèbrent cette année leurs 30 ans d’existence! D’entrée de jeu, le valeureux Marc Vaillancourt s’est empressé de communiquer lui aussi son enthousiasme en espérant que tout le monde allait s’amuser au coton, ce qui fut tout à fait le cas. Les fans étaient bien décidés à thrasher vivement sur des pièces comme Intoxicated, Crever de soif, Cicatrice et Télévision, créant ainsi un épais nuage de poussière devant la scène. BARF a livré une prestation très constante, et ce, jusqu’à la fin tant attendue avec Le p’tit poisson et Wo Wo tabarnack qui leur ont mérité de nombreux applaudissements du public. (Charles)

Rien ne rime plus avec party que KORPIKLAANI. Même si l’alcool coule à flot avec les Finlandais, il est bon de pouvoir apprécier un groupe jouer aussi droit afin d’offrir d’excellents souvenirs à ses fans. De plus, nombreux étaient ceux qui avaient choisi de venir festoyer avec ces fêtards. Les musiciens savent comment en mettre plein la vue en abusant de chaque centimètre que leur podium a à leur offrir et ils ont encore une fois utilisé ce savoir à la grande joie des spectateurs. Aussi, si de petits problèmes de son furent audibles à la fin, ils furent rapidement oubliés dès que la chanson Vodka eut été jouée pour signaler la fin de la session de party avec Korpi. (Olivier)

Si Max et Igor Cavalera ont su en mettre plein la vue la veille, Andreas et Paulo étaient là pour rivaliser avec leurs anciens comparses. Est-ce qu’ils ont réussi? Oui et haut la main selon moi. Les deux prestations ont été excellentes, mais je dois avouer que, à ma grande surprise, j’ai préféré celle de SEPULTURA. Même s’il s’agissait de la deuxième fois que les Brésiliens étaient de passage pour souligner les 30 ans d’existence du groupe, j’ai adoré le fait qu’ils ont su ne pas faire l’erreur de venir redonner exactement le même show. Personnellement, je suis toujours un peu réticent au début quand je vois Sepultura, mais encore une fois Derrick Green a su me convaincre de la qualité de leur performance grâce à son incroyable charisme. De plus, même si des problèmes de son un peu similaires à ce que Lamb Of God a eu droit plus tard, ils n’ont été que passagers et n’ont aucunement nui à cet excellent spectacle. (Olivier)

Direction la scène Québec afin de voir ANONYMUS. S’il y a une chose que les frères Souto ont su nous enseigner au fil des années, c’est bien qu’un spectacle d’Anonymus est une valeur plus que sûre. Encore une fois, un sentiment plus que spécial s’est installé sur la foule lors de la prestation de la formation légendaire d’ici. On pourrait définir cet état comme un mélange de fierté et de solidarité que seuls les Québécois peuvent comprendre. C’est donc un "set" plus qu’intéressant composé de plusieurs excellents morceaux que les gars ont choisi de nous offrir. Entre autres, nous avons eu droit à Un pied dans la tombe, Sous pression, Un poing c’est tout, Décrisse et Envers et contre tous. (Olivier)

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Anonymus

Comme plusieurs autres groupes métal de cette programmation, CORROSION OF CONFORMITY fait en plus partie de ceux qui viennent plutôt rarement nous visiter au Québec. Le guitariste Woody Weatherman et ses collègues barbus semblaient en bonne forme et prêts à «rocker» devant un public plus restreint, mais très heureux de les revoir. Le quatuor a donc servi une belle portion de chansons abrasives à saveur stoner métal et sludge métal qui ont fait brasser les touffes de cheveux de plusieurs fans. Les riffs sont tellement lourds qu’on a l’impression que notre corps s’écroule sous le poids des décibels et chavire constamment vers l’avant. Discutant peu avec la foule étant donné le temps limité, les Paranoid Opioid, Vote With A Bullet, Albatross et Clean My Wounds s’enchaînent rapidement afin que les fans puissent être bien rassasiés par la musique. (Charles)

ANTHRAX était encore une fois au Québec pour un spectacle et malgré le fait que je suis un fan de longue date, je commence à trouver que le groupe s’essouffle un peu. Même s’ils ont un nouvel album du nom de For All Kings à promouvoir, on dirait que ça ne lève plus comme avant. Les classiques de la formation sont au rendez-vous, mais ça ne semble plus suffire pour rallumer la flamme de Anthrax. Un spectacle bien exécuté mais sur le pilote automatique. Par contre, pour ceux qui n’ont pas vu le groupe à chacune de ses dernières visites au Québec, ça devait être un très bon spectacle car l’effet de nouveauté était encore présent. J’ai juste le sentiment qu’il ne reste presque plus de jus dans la machine du nom de Anthrax. (Patryk)

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Anthrax

Dix longues années ont passé depuis le dernier passage de SODOM au Québec. C’était donc un des spectacles les plus attendus de l’édition 2016 du Rockfest. Le groupe lui-même était plus qu’excité de pouvoir revoir des fans délaissés depuis trop longtemps. Pas le temps de niaiser, le trio nous a donné un coup de masse directement au visage en commençant avec In War And Pieces, un titre qui est devenu un classique dès sa sortie en 2010. Décidés à se faire pardonner par leurs fans, les Allemands ont alors continué avec Sodomy And Lust. Par la suite, Tom Angelripper a éprouvé quelques difficultés avec sa basse, mais le problème fut rapidement résolu, car il semblait venir simplement du câble. Même si Sodom n’a pas bénéficié d’une des plus grandes foules du festival, la formation a eu droit à une des meilleures; personne n’était pas captivé par cette performance hors-norme et les mosh pits ne faisaient que gagner en violence à chaque titre. Personnellement, je trouve que l’attente a valu la peine, car c’est un des meilleurs spectacles auquel j’ai eu la chance d’assister cette année. (Olivier)

C’est au son de l’extrait musical emblématique du film 2001 : Odyssée de l’espace que les Floridiens de A DAY TO REMEMBER font leur entrée sur scène avant de démarrer en lion avec le rythme d’introduction emblématique de The Downfall Of Us All. Très vite, les festivités battent leur plein et la foule crie de plus belle tandis que le chanteur Jeremy McKinnon et ses collègues se déplacent avec une grande vivacité sur la scène principale. S’ensuivent deux autres pièces tirées également de l’album Homesick, soit My Life For Hire et I’m Made Of Wax Larry, What Are You Made Of? qui poussent les fans à chanter en chœur avec McKinnon. A Day To Remember réussit à ratisser large en offrant autant des chansons rassembleuses issues plus du pop-punk comme All Signs Points To Lauderdale, Right Back At It Again et All I Want que des morceaux empreints beaucoup plus d’influences hardcore comme 2nd Sucks ainsi que les nouveaux singles Bad Vibrations et Paranoia qui figureront sur le nouvel album du groupe disponible à la fin de l’été. Les nombreux breakdowns emblématiques du groupe comme sur Mr Highway’s Thinking About The End ont été particulièrement agressifs et appréciés par le public. Si certains trouvent leur musique parfois un peu quétaine, il est pourtant indéniable que cette formation donne un spectacle énergique et qui fonctionne à merveille dans le cadre d’un festival. (Charles)

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A Day To Remember

Il faisait encore un peu clair quand LAMB OF GOD s’est présenté sur la scène Budweiser, en cette longue journée estivale. C’est Walk with Me in Hell qui ouvrait le bal et les festivaliers étaient prêts à suivre le groupe jusque dans les profondeurs infernales. Cependant, dès la chanson finie, Randy Blythe a informé la foule que les musiciens n’entendaient rien sur scène et qu’il fallait régler ce problème avant de pouvoir continuer. Après quelques singeries d’un Randy visiblement pris au dépourvu et ce qui a semblé une éternité, le reste du groupe est finalement venu reprendre là où on avait laissé avec Ruin. Le son a toutefois été assez moyen, mais écoutable, jusqu’à la fin et l’interruption a semblé avoir brisé la bulle des Américains, même si l’exécution était là et que le chanteur faisait tout ce qu’il pouvait pour faire lever l’ambiance. Les pièces The Faded Line et Engage the Fear Machine étaient des ajouts intéressants au répertoire habituel, mais c’est la finale avec Redneck qui a allumé la foule et l’a entraînée dans deux « circle pits » géants de chaque côté de la barricade centrale. Si c’était votre premier spectacle de Lamb of God, rassurez-vous : c’est plus intense que ça d’habitude! (Sophie)

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Lamb of God

Même si cela fera bientôt 35 ans que le groupe culte VOIVOD s’est formé, ils sont toujours en vie et leur prestation sur la scène du Québec se voulait un incontournable de la fin de semaine. Rares sont les formations qui roulent leur bosse depuis aussi longtemps et qu’il y a encore une puissante chimie entre les membres. Les gars de Voivod, eux, ont encore la flamme bien en vie. De les voir jouer est plus que spécial, car ils ressemblent à une gang d’ados qui jouent de la musique dans le simple but d’avoir du plaisir, mais de façon totalement professionnelle. De plus, la fierté que les Québécois ont envers ce groupe est indéniable, on n’aurait pas pu avoir mieux pour continuer de fêter notre fête nationale. L’action était sensationnelle dans les pits tellement tout le monde était réceptif à ces piliers de la scène métal du Québec. Aussi, le groupe aime avoir du plaisir avec ses fans et l’a démontré avec Snake qui est descendu pour chanter près de ses partisans ou bien Dan Mongrain qui a invité des fans à venir sur scène pour faire les back vocaux sur la chanson Voivod. De plus, à en croire ce à quoi nous avons eu la chance d’assister, il semblerait rester encore plusieurs années à la formation saguenéenne. Si certains préfèrent chanter avec Charlebois, d’autres veulent headbanger avec Voivod. (Olivier)

La nouvelle tradition veut qu’un artiste hip-hop de grande envergure soit l’une des têtes d’affiche du Rockfest, et cette fois-ci c’est le légendaire ICE CUBE qui a l’honneur d’être parmi nous cette année. Déjà bien connu grâce à son ancien groupe N.W.A. et ses divers rôles au cinéma, mais encore plus suite à la récente popularité fulgurante du film Straight Out Of Compton l’an passé, beaucoup de gens attendaient grandement sa venue après plus de cinq ans d’absence au Québec. C’est donc entouré de son DJ et de son «hypeman» que notre «Westside Warlord» s’est occupé d’égayer la foule en proposant ses propres compositions comme Gangsta Rap Made Me Do It, Why We Thugs, Bow Down et Go To Church qui ont fait bondir allègrement les fans. Très charismatique, Ice Cube sait comment faire réagir positivement une foule de festivaliers en les incitant à lever les bras en l’air ou à scander des chansons à répondre comme ce fut le cas durant Party Over Here (Fuck You Over There). Bien évidemment, l’ambiance était des plus survoltées lorsque celui-ci s’est lancé dans l’interprétation d’un medley de pièces classiques de N.W.A., soit Straight Out Of Compton, Gangsta Gangsta et Fuck Tha Police. Le rappeur a finalement laissé son public en le remerciant de sa présence avant de conclure avec la fameuse chanson It Was A Good Day. Il n’y a pas à dire, c’était beaucoup plus satisfaisant que le spectacle de Snoop Dogg l’an dernier! (Charles)

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Ice Cube

Si la sortie d’album de LIMP BIZKIT ne fait plus beaucoup de bruit, un show de Fred Durst et sa troupe attire encore beaucoup de gens. Qu’on l’aime ou le déteste, on ne peut enlever à Durst qu’il est encore un très grand animateur de foule; la première chanson était à peine commencée qu’il avait déjà réussi à faire sauter tout le site du Rockfest. Par la suite, il a su ravir plusieurs fans en présentant un de ses plus gros hits : Rollin. Même si tous les musiciens ont une présence exceptionnelle, c’est vraiment Fred Durst et Wes Borland, le guitariste habillé et maquillé tout en blanc, qui ont su capter l’attention de tout l’auditoire. Même si les interventions de Durst s’étiraient de plus en plus à chaque fois, je dois dire que je les ai bien aimées, mais seulement en raison des interludes à la guitare que Borland effectuait en arrière-plan. Le moment le plus fort de Limp Bizkit est incontestablement quand ils ont interprété My Way. À cet instant, la nostalgie du début des années 2000 flottait sur le parterre avec tous les individus qui chantaient la pièce en entier. On peut aisément dire qu’à ce moment le groupe tenait tout le monde au creux de sa main. Ma plus grande surprise de leur performance fut quand ils ont choisi d’interpréter Take A Look Around, la chanson de Mission Impossible 2, afin de fermer la boucle. Même s’il s’agit de la performance qui a le plus divisé les avis, de mon côté je crois qu’il s’agissait d’un très bon choix de les avoir fait venir, car les gars savent comment donner de la vie à un spectacle et ce n’est pas donné à tout le monde. (Olivier)

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Limp Bizkit

Le dernier spectacle sur la scène Jägermeister débute avec une petite vidéo d’introduction en dessins animés qui souhaite la bienvenue à l’expérience «BRING ME THE HORIZON». Celle-ci nous prévient notamment de bien attacher nos ceintures avant que la séance ne commence, car le parterre vire complètement dingue en criant «S-P-I-R-I-T! SPIRIT! LET’S HEAR IT!» dès que le groupe britannique s’amène sur scène avec Happy Song sous une pluie de confettis. L’exécution musicale est très précise et le chanteur Oli Sykes, toujours aussi communicateur avec son public, semble particulièrement en forme. Comme à son habitude, celui-ci incite sans cesse la foule à danser et à thrasher comme jamais. En plus de jouir d’une excellente qualité sonore qui a du «punch», il est très impressionnant encore une fois d’observer le travail du groupe en ce qui concerne les animations presque psychédéliques projetées sur écran géant en fonction de chaque chanson. D’ailleurs, on peut vraiment affirmer à présent que Bring Me The Horizon est désormais complètement sur une nouvelle lancée, car le groupe a exclu de son setlist toute chanson provenant d’un album ayant précédé Sempiternal. Si certains fans sont déçus de cette nouvelle réalité, ceux qui apprécient la nouvelle ère avec l’arrivée du claviériste et programmeur Jordan Fish ont grandement apprécié la présence de morceaux comme Go To Hell, For Heaven’s Sake, House Of Wolves, Shadow Moses, Sleepwalking et Antivist qui ont été particulièrement intenses. Cela dit, la foule a eu également l’occasion d’entonner avec le groupe des hymnes plus fédérateurs comme Avalanche, Can You Feel My Heart, Throne et la très tendre Follow You. Le sextuor, autant que la foule, n’a pas eu un seul moment de relâchement durant le spectacle, et ce, jusqu’à la finale avec True Friends et Drown où tout le monde a eu l’occasion de chanter et d’alimenter les zones de moshpits à tue-tête pour une dernière fois. (Charles)

Alex Martel et son équipe ont réussi quelque chose de grand pour l’édition 2016 du Rockfest : ils ont été en mesure d’écrire une page d’histoire de la musique métal en réussissant à faire franchir les douanes aux Dirty Rotten Imbeciles, une chose qui n’avait pas été réussie au courant des 20 dernières années. Pour ma part, j’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’un faux espoir, que nous allions apprendre à la toute dernière minute que D.R.I n’allait pas être des nôtres encore une fois. Je fus donc totalement surpris et surexcité lorsque j’ai appris que cette fois-ci, c’était la bonne. Après deux décennies, D.R.I pouvait enfin reconnecter avec ses fans et ils n’ont pas perdu de temps pour le faire. J’ai rarement vu un groupe avoir autant de vie sur scène que ces gars-là. Ça paraissait que ce n’était pas seulement les fans qui avaient hâte à ce spectacle, mais le groupe aussi. D’ailleurs, il faut croire que plus d’un a pris sa chance au cas où D.R.I ne réussirait plus jamais à traverser la frontière, car la foule était gigantesque; certains groupes n’ont même pas réussi à avoir autant de gens devant les grosses scènes. Même si le concert n’a pas été très long, nous n’avons eu droit qu’à de la qualité avec plusieurs excellents morceaux comme : Who Am I, Acid Rain, Against Me, As Seen On T.V., Beneath The Wheel et j’en passe plusieurs. Les projets futurs de la formation de crossover sont de revenir très bientôt afin de faire une tournée en salle au Canada; il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que cela se concrétise. (Olivier)

Pour conclure cette fin de semaine, nous avons droit à un des groupes de punk moderne les plus prolifiques des dernières années, les chicagoans de RISE AGAINST. Le quatuor semblait bien heureux et motivé de revenir jouer au Québec et a débuté sans plus tarder avec Survive, Like The Angel, Re-Education (Through Labor) et Help Is On The Way. Malheureusement, la balance du son était tout simplement décevante, voire inadmissible. Normalement, on s’attend à davantage de qualité de ce côté lorsqu’il s’agit de la plus grosse tête d’affiche du festival. En effet, la basse était parfois presque inaudible, la guitare principale n’était pas assez forte et les voix n’étaient pas assez équilibrées. Parlant de voix, malgré toute la beauté des nombreuses mélodies vocales réalisées par le groupe sur album, on se rend compte bien vite en spectacle que celles-ci semblent trop complexes notamment pour le chanteur Tim Mcllrath qui a une réelle difficulté à atteindre les notes plus aiguës. Fort heureusement, il reste au moins que ce groupe possède une belle prestance sur scène en plus de posséder dans sa discographie un important lot de grandes chansons indémodables comme The Good Left Undone, Give It All, Ready To Fall, I Don’t Want To Be Here Anymore et Make It Stop (September’s Children) dont les refrains sont connus par pratiquement toute la foule. Celle-ci est d’ailleurs devenue particulièrement agitée lorsque Savior a été amorcée, formant ainsi plusieurs moshpits à travers la marée de festivaliers. Par après, Tim Mcllrath est allé chercher sa guitare pour une portion acoustique qui sonnait beaucoup mieux étant donné que les chansons étaient plus adaptées à son registre vocal. Celui-ci a choisi d’interpréter une reprise de For Fiona de No Use For A Name en guise d’hommage au regretté Tony Sly qui possède justement les deux scènes secondaires du site à son nom. Par la suite, le chanteur a invité son bon ami Mike Dirks du groupe GWAR à venir monter sur scène pour demander sa conjointe en mariage sous les applaudissements de tous les spectateurs (elle a dit oui, heureusement!). Mcllrath a enchaîné avec Swing Life Away avant de revenir sur scène avec tous les autres membres du groupe pour interpréter Midnight Hands, une reprise de Face to Face ainsi que Prayer Of The Refugee en guise de finale. (Charles)

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Rise Against

 

Encore un gros merci et bravo à toute l’équipe du Rockfest, aux groupes et aux festivaliers pour une édition 2016 vraiment réussie! Pour reprendre l'expression consacrée : Yessir Miller! À l'an prochain!

 

Textes : Olivier Marinoff, Charles de Villers, Sophie LeMay et Patryk Pigeon

Photos : Ludovic Gauthier, Eric Brisson et Patryk Pigeon

 

Lu 12737 fois Dernière modification le mardi, 28 juin 2016 01:36
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