06 Aoû 2016

Heavy Montréal 2016 : Critiques et photos (jour 1) Spécial

HEAVY MONTRÉAL s'est déplacé à la Plaine des jeux du parc Jean-Drapeau pour 2016, mais l'esprit du festival et l'enthousiasme des festivaliers sont demeurés les mêmes. Voici les critiques et les photos de notre équipe pour le jour 1 de cette huitième édition.

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Alors que les fans étaient toujours en train de découvrir le nouveau site du Heavy Montréal, USA OUT OF VIETNAM prenait place sur la scène Heavy afin d’ouvrir les festivités. Personnellement, j’ai adoré cette prestation, les musiciens avaient une bonne présence et leur musique était tout simplement délectable. Cependant, je dois avouer que j’aurais préféré pouvoir les voir en soirée, car dû à la lenteur de leurs chansons l’ambiance de l’éclairage est très importante, mais soleil et moving light ne font pas bon ménage. (Olivier)

Premier band de la journée sur la scène Molson Canadian, la formation du Michigan POP EVIL a quand même la chance d’avoir un parterre assez garni pour les accueillir. Et ce n’est pas parce qu’ils sont en début de journée qu’ils ne vont pas donner leur 100%. Je dois le donner au chanteur Leigh Kakaty, c’est une bête de scène et il veut que le public embarque avec lui. À leur avantage, leur métal reste quand même assez accessible et le son est assez bon pour qu’on entende bien chacun des riffs. Il est donc facile pour tous, et non juste les fans, de « headbagner » au son de leurs chansons, qu’on les connaisse ou pas. Seul bémol, ce bon son met la voix du chanteur bien en avant et, sans vouloir vexer les admirateurs hardcore du groupe, ce n’est pas leur force. Pas que Leigh chante très mal, mais son style, un peu linéaire et parfois proche du parler, manque de mélodie. Ce n’est rien de très grave et c’est complètement compensé par leur énergie débordante. Bon début de journée. (Sébastien)

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Photos des premiers groupes du jour 1 de Heavy Montréal 2016

Un des premiers grands moments de la journée est bien sûr la présence de THE DILLINGER ESCAPE PLAN sur les planches de la scène Heavy. Le groupe a annoncé récemment que cette tournée et la sortie de son sixième album Dissociation seraient leur testament. Après 20 ans de bons et loyaux services sans pause, ils ont décidé qu’il était temps d’arrêter pendant qu’ils avaient encore du succès et qu’ils étaient encore en forme. Même pour ceux qui les connaissent bien, les voir en spectacle reste une grosse claque dans la face tant leur musique est un mur de son aussi cacophonique que contrôlé. Le choc est encore pire pour les non-initiés. Les musiciens sont toujours au top de leur art et le guitariste Ben Weinman réussit toujours l’exploit de jouer cette musique aussi compliquée en sautant partout sur le stage. Le batteur reste l’impressionnant métronome qui tient le tout ensemble. Quel plaisir de les voir et entendre jouer Panasonic Youth et Milk Lizard. Comble de notre plaisir, le son est assez bon pour que le tout ne sonne pas trop disparate. S’il n’y a qu’un membre qui montre un léger signe de fatigue, c’est le chanteur Greg Puciato. Pas que ses prouesses vocales ce soient détériorées, loin de là, c’est vraiment juste qu’il ne bouge plus comme avant. Je me rappelle encore de l’avoir vu courir dans tous les sens, sauter à partir du haut des amplis et grimper sur les poutres qui tiennent le toit de la scène. Ce temps est révolu, mais TDEP reste une force de la nature à voir en show absolument. RIP. (Sébastien)

Il fallait se rendre vers la scène Blabbermouth.net pour prendre part aux nombreux pits de SKELETONWITCH. Pour ceux qui l'ignoraient encore, la formation a changé de chanteur il n'y a même pas 1 an, c'était donc le premier passage à Montréal du nouvel élu. Un mot peut décrire ce nouveau membre : impressionnant. Il maîtrise complètement ses cordes vocales ainsi que ses contacts avec la foule, il ne s'est d'ailleurs pas gêné de rejoindre les fans à l'avant pour chanter avec eux. Encore une fois, c'est de la qualité que Skeletonwitch nous a servie avec son thrash métal à saveur black. (Olivier)

La foule qui s’entasse devant la scène Molson Canadian pour voir FEAR FACTORY commence à être plus grosse que ce à quoi nous sommes habitués depuis ce matin. Depuis le temps qu’il roule sa bosse, le band peut être considéré comme un groupe culte du métal industriel. Pour les avoir vus plusieurs fois en show, je vous avoue d’entrée de jeu que nous avons eu droit à une bonne prestation de leur part, en grosse partie parce que Burton C. Bell était visiblement en forme et heureux d’être là, ce qui n’est pas toujours le cas. Et même si sa voix n’est plus ce qu’elle était, j’ai été agréablement surpris par sa performance. Dino Cazares partageait vraisemblablement le même plaisir d’être présent tant il était tout sourire et tant il encourageait la foule à réagir. Elle le lui rend bien en chantant les refrains en chœur et en levant les poings dans les parties les plus épiques de leur musique. Étant un fan de longue date, je ne me suis pas encore habitué à l’absence de Baron Stroud et Gene Hoglan. Mais les deux nouveaux font très bien la job et ça sonne comme une tonne de briques. La foule démontre fortement son enthousiasme sur les classiques que sont Edgecrusher, Soul Hacker et Replica. (Sébastien)

Notre fierté québécoise, notre version métallique de Céline, KATAKLYSM se devait de prendre d’assaut les planches de la scène Heavy. Tout d’abord, il faut mettre les choses au clair : on ne fait pas qu’assister à un spectacle de Kataklysm, on le vit. La complicité entre la formation et ses adeptes est à chaque fois très saisissante. De plus, le maestro de foule qu’est Maurizio Iacono ne se gêne pas d’utiliser cette compétence hors norme dont il dispose pour animer la foule, même une déchaînée comme celle dont il disposait. Il l’a d’ailleurs bien démontré en encourageant les fans à tester l’endurance de la sécurité avec une pluie de body surfers. Aussi, après que la foule lui ait réclamé un wall of death, il a poussé l'audace jusqu’à en demander plutôt deux, dû à la disposition du parterre. Comme si ce n'était pas assez, il a aussi demandé deux circle pits géants un peu plus tard. Décidément, même après toutes ces années d'existence, Kataklysm règne encore avec son art. (Olivier)

Que l'on aime ou l'on n’aime pas ESCAPE THE FATE, il est indéniable de constater qu’ils sont des bêtes de scène. Ils ont l’attitude, ils ont le look, ils ont l’énergie et ils ont des chansons hyper catchy. C’est sûr qu’ils n’ont pas réinventé la roue et leur métal sonne un peu déjà entendu et est complètement dans l’air du temps. Pourtant peu de groupes de ce genre peuvent se vanter d’avoir un chanteur qui performe aussi bien dans ses vocaux clairs que ceux criés et où tous les musiciens sont aussi solides. La foule est conquise et est pendue aux lèvres du chanteur Craig Mabbitt, ce qui aide à rendre l’expérience encore plus agréable. C’était ma première excursion à la scène Blabbermouth et je suis surpris par la qualité du son pour une petite scène et nous ne sommes nullement dérangés par Carcass qui joue en même temps sur la scène Molson Canadian. (Sébastien)

Quand on parle de groupe qui a changé la musique métal, CARCASS se doit fortement de faire partie de l’équation. Pour cette raison, ce ne fut pas une surprise de voir autant d’adeptes de death métal se précipiter vers la scène Molson Canadian. Comme à leur habitude, les musiciens ont démontré qu’ils excellent dans leur domaine; nous avons eu droit à une prestation sans faille où le talent des musiciens était au menu. De plus, Jeff Waler ne s’est jamais caché de ne pas être un excellent musicien, mais son charisme est toujours très saisissant. Cependant, même si les Britanniques roulent leur bosse depuis longtemps, je trouve un peu dommage que depuis leur reformation ils utilisent quasi exclusivement les morceaux de leur dernier opus, boudant ainsi plusieurs excellents titres. (Olivier)

Nous voilà partis pour un petit retour à la fin des années 80 avec SEBASTIAN BACH. Même s’il a une carrière solo prolifique depuis 1999, il ne se gênera pas pour jouer du Skid Row. C’est tant mieux, car c’est ce que la foule veut entendre. Le mélange hétéroclite de jeunes et de plus vieux qui constitue la foule semble très enthousiaste d’entendre Slave To The Grind. Leur plaisir ne s’arrêtera pas là, car les classiques ne vont pas finir de s’enchaîner : Big Guns, I Remember You et Monkey Business, pour ne nommer que ceux-là. Malgré tout, une chose est sûre, le timbre de voix de Sebastian ne plaît pas à tous. S’il a toujours eu un style un peu criard, ça ne s’est pas amélioré en vieillissant et ça peut facilement en agacer plus d’un. Ce n’est pas très grave, car ce spectacle s’adresse principalement à ceux qui connaissent et aiment Skid Row et ceux-là en ont pour leur argent. Pour nous faire plaisir, et c’est tout à l’honneur de monsieur Bach, le chanteur nous parle très souvent en français. De plus, il est accompagné de musiciens solides qui rendent bien les morceaux de son ancien band et d’un bon son qui font de cette performance une réussite. (Sébastien)

Sur la scène Blabbermouth, ATTILA se retrouve en sol canadien après une longue absence de 6 ans. Il n’a donc pas été étonnant de voir presque toutes les mains se lever quand le chanteur Chris Fronzak a demandé qui assistait à un spectacle du groupe pour la première fois. Un show d’Attila se veut comme un très gros party. Ceux qui reçoivent veulent s’amuser et aussi que leurs invités s’amusent. Et comme c’est une fête d’envergure, les invités ne se connaissent pas tous, alors ça prend de l’animation : on les fait sauter, on les fait crier, on les fait surfer, bref on met de l’ambiance. Et à force de bouger autant, on a chaud et je me disais que le chanteur et le guitariste finiraient bien par enlever leur veste à capuchon… mais non. Ce qui ne les a pas empêchés de donner une solide performance. Les breakdowns nous rentraient dedans, les riffs étaient entraînants et le gars au micro passait d’un extrême à l’autre, tantôt débitant les mots à une vitesse d’enfer, tantôt les faisant rythmer et couler comme un vrai rappeur. Et les paroles, plusieurs spectateurs les connaissaient et les punchaient avec lui. Gageons que le groupe d’Atlanta a déjà hâte de revenir nous voir. Fait divers : Je n’ai jamais vu autant de choses lancées dans les airs par la foule que durant cette prestation – casquettes, chandails, chaussures, gougounes, bouteilles d’eau – certains festivaliers ont lâché plus que leur fou ici. (Sophie)

SABATON fait partie du genre de formation qu'il ne faut pas rater, car à tout coup, la qualité sera au rendez-vous. Les Suédois avaient en tête de ne pas passer inaperçus, chose qu'ils ont réussie haut la main. À la simple vue du gigantesque tank qui servait de podium pour la batterie, on pouvait déjà savoir que nous allions assister à quelque chose de grandiose. Commençant en force avec Ghost Division, les pièces pyrotechniques se mirent alors à exploser de partout. Non seulement ils ont instantanément conquis les fans présents, mais soudainement, plusieurs ont choisi de faire le détour pour venir assister à ce concert hors norme. C'est alors que sans préavis, la foule la plus bruyante jusqu'à ce moment s'est présentée devant la scène Molson Canadian. Par la suite, ce fut le tour des jets de flammes de venir attiser la prestation endiablée des musiciens. Le dicton dit que le rire est contagieux et ça, Sabaton semble l'avoir bien compris. En plus de livrer une prestation avec plusieurs touches humoristiques, les artistes dégagent beaucoup d’énergie contagieuse lors de leurs spectacles. D'ailleurs, rien ne semble les freiner, même pas de petits problèmes de son au niveau du micro de Joakim Brodén. (Olivier)

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Photos de Sabaton à Heavy Montréal 2016

Même si vendredi soir BLACK LABEL SOCIETY était de passage dans la métropole, Zakk Wylde et ses comparses étaient tout de même à l’horaire du festival montréalais. Pour les avoir vus plus d’une fois, je suis venu à la conclusion que le groupe américain semble souffrir d’une sorte de malédiction au niveau du son, car c’est arrivé très rarement que la formation dispose d’une qualité sonore optimale. Heureusement pour nous, elle fut exemptée de cette condamnation ce samedi. Que ce soit au niveau prestation et exécution, tout semblait être étudié au quart de tour afin de donner quelque chose d’efficace. Cependant, BLS est ce qu’on peut appeler une valeur plus que certaine, mais redondante, car même si on adore un concert de la formation, on réalise rapidement qu’elle utilise la même formule soir après soir, car la liste des chansons était la même que la veille outre le fait qu’elle ait été écourtée. (Olivier)

Je ne ferai pas de cachette, en temps normal, les groupes à connotation « core » ne sont vraiment pas mon premier choix. Pourtant, dû à sa renommée qui ne cesse de grandir, je me suis rendu à la scène Blabbermouth.net d'un pas intrigué afin de voir la formation SUICIDE SILENCE. Ne sachant que très brièvement ce à quoi j’allais avoir affaire, je me suis étonné d’être agréablement surpris de voir à quel point ce groupe est une transition efficace entre le death métal et le deathcore. Puissance et lourdeur, ce sont là les seuls mots que je peux utiliser afin de décrire l’agilité dont regorgent les musiciens sur le plancher de la scène. La réception qu’ont les loyaux sujets de Suicide Silence est tout aussi digne de mention, car ceux-ci étaient complètement soumis aux demandes du chanteur Hernan Hermida. Ce dernier a même réussi à faire sortir tous les hommes du mosh pit afin de laisser la place à la gent féminine, qui en a d’ailleurs profité pour livrer une première : un violent wall of death composé uniquement de femmes. (Olivier)

J’aurais vraiment cru que l’arrivée imminente de MASTODON sur la scène Molson Canadian aurait créé un engouement plus fort que ce à quoi j’ai assisté. Ne pensez pas qu’ils sont passés inaperçus, ils ont leurs fans qui sont là pour les accueillir. J’avais juste pensé que pour un groupe de leur notoriété, la foule aurait été plus grande et plus bruyante. De plus, je n’ai pas trouvé qu’ils ont bénéficié d’un son à la hauteur de ce que j’ai entendu aujourd’hui jusqu’à maintenant. C’est un peu brouillon, l’on n’entend pas trop bien chaque instrument et leurs voix sont un peu en retrait. Quoi qu’il en soit, les quatre musiciens se sont démenés pour nous satisfaire. Troy Sanders reste un monstre de scène et ils ont assez de bonnes tounes dans leur répertoire pour remplir un show d’une heure. Oblivion et High Road ont facilement été deux de mes préférées et je ne crois pas avoir été le seul. L’interprétation est irréprochable, et ce, malgré la complexité de leurs morceaux. Le guitariste Brend Hinds a peut-être un regard un peu fou, mais il sait manier une guitare. Au final, ça reste un bon show. Ce ne fut juste pas un moment marquant de la journée. (Sébastien)

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Photos de Mastodon à Heavy Montréal 2016

Sûrement un des shows les plus attendus de tout le festival, NIGHTWISH reste extrêmement populaire au Québec. De plus, ils nous avaient promis le même stage et les mêmes effets que pendant les festivals européens. Il y avait de quoi créer l’évènement et je ne pense pas qu’ils ont déçu grand monde. Ils sont un grand groupe et ils ont envahi la scène comme un grand groupe. Ils ont une prestance et un professionnalisme qui ne sont pas typiques de tous les groupes. C’est sûrement la centième fois qu’on le dit, mais Floor Jansen possède à la fois la voix qui lui permet de bien interpréter les chansons des deux autres chanteuses et une présence qui sied à merveille à leur musique. Le tout commence au son de leur dernier disque avec Shudder Before the Beautiful et Yours is an Empty Hope, mais ce sont rapidement des morceaux du reste de leur répertoire qui prennent la place. Encore récente, I Want My Tears Back est devenue un incontournable et permet au multi-instrumentaliste Troy Donockley de se mettre en valeur à la cornemuse irlandaise. En plus d’un écran géant dans le fond de la scène, ils sont accompagnés d’effets pyrotechniques de haut niveau, comme des colonnes de feu, des explosions et une pluie d’étincelles. Pendant une heure et quart, on se croit à la prestation finale de la journée autant sur les planches que dans l’assistance. De loin la meilleure performance d’aujourd’hui à mon humble avis. (Sébastien)

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Photos de Nightwish à Heavy Montréal 2016

Pour ceux qui ne veulent pas assister à la performance des headliners ou qui apprécient davantage une musique plus sombre et cérébrale, il y a la prestation de CULT OF LUNA sur la scène Blabbermouth. Les vétérans suédois sont ici pour nous entraîner dans leur métal progressif post-hardcore et il y a quand même une foule respectable pour les écouter. Dans une ambiance quasi apocalyptique remplie de fumée et d’effets stroboscopiques, ils nous balancent leurs riffs à la fois complexes et lourds et ils sont soutenus par le même bon son que j’ai entendu ici aujourd’hui. Souvent, nous avons l’impression de ne voir que des ombres sur le stage. C’est bien interprété et c'est techniquement irréprochable, mais un show de Cult Of Luna c’est avant tout une expérience très personnelle que chacun vit à sa façon. C’est pour cette raison que le chanteur nous parle peu et que la foule n’est pas trop expressive. Ça reste une performance unique que tous ceux ouverts d’esprit se devaient de ne pas manquer. (Sébastien)

L'honneur de clore la première soirée du festival revenait donc à FIVE FINGER DEATH PUNCH. Si des formations comme Sabaton et Nightwish nous ont laissé imaginer de la pyrotechnie pour la tête d'affiche, ce ne fut malheureusement pas le cas. Cependant, le groupe n'y est pas allé de main morte avec le système d'éclairage. Dès les premières notes de la prestation, on ne pouvait être qu'ébloui par les jeux de lumière ahurissants dont nous avons été témoins. De plus, le son était plus que parfait, nous laissant profiter de chaque détail. 5FDP est le genre de formation qu'on peut qualifier de grand public dû à sa facilité d'écoute, mais on ne peut leur enlever leur très grande aisance devant une foule. Aussi, le contact qu'a le groupe avec son auditoire est très intéressant, assez pour que Ivan Moody fasse monter sur scène des enfants et leurs parents. Rendu à la moitié du spectacle, la foule était plutôt hétérogène; les gens à l’avant-scène étaient déjantés tandis que ceux à l’arrière étaient plus à l’écoute que d’autre chose, mais tout cela était sur le point de changer. Lors d’un interlude, le guitariste Zoltan Bathory a joué les bonnes cartes afin d’aller chercher l’ensemble de la foule en interprétant de petits passages de Walk et de Crazy Train. Puis, la formation est venue conclure ce moment fort de façon judicieuse en performant le coup de cœur de ses fans : la reprise de la chanson Bad Company. À partir de cet instant, le groupe s’est retrouvé avec carte blanche de la part des festivaliers, qui étaient alors complètement conquis. Pour cette raison, ils ont même décidé de faire plaisir au rassemblement en donnant une version acoustique de la chanson Wrong Side Of Heaven. Finalement, Five Finger Death Punch a été en mesure de continuer sa prestation en grand et ainsi mettre un terme à cette première journée du Heavy Montréal, et ce, de manière triomphale. (Olivier)

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Photos de Five Finger Death Punch à Heavy Montréal 2016

Revenez nous voir dès demain pour nos critiques et photos du jour 2 et un aperçu des entrevues que nous avons réalisées pour vous!

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Photos d'ambiance du jour 1 de Heavy Montréal 2016


Textes : Olivier Marinoff, Sébastien Léonard et Sophie LeMay

Photos : Eric Brisson, Nicolas Racine et Patryk Pigeon

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Lu 8990 fois Dernière modification le dimanche, 07 août 2016 11:27
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