26 Avr 2017

Sabaton : Critique et photos du spectacle à Montréal (2017) Spécial

Le spectacle était annoncé à guichet fermé depuis quelques semaines déjà, alors je me demandais bien quel genre de foule il y aurait dans le Club Soda. Sabaton est un groupe populaire, il n’en fait aucun doute, surtout après son passage remarqué à Heavy Montréal l’été dernier, mais à quel point?

Le groupe s’amène en Amérique du Nord pour la première fois en tête d’affiche, avec Leaves’ Eyes et Battle Beast en première partie. Nous allions voir de quel bois se chauffent les amateurs montréalais.

Leaves Eyes est arrivé sur la scène avec une attitude de tête d'affiche. Ces musiciens - là donnent tout ce qu'ils ont, pour les temps qu'ils ont. Le spectacle d'une trentaine de minutes a été époustouflant. L'éclairage, le son, l'escorte de vikings... Tout y était. Ils avaient préparé une liste pour mettre en vedette leur plus récent album, King of Kings, tout en glissant un ou deux succès plus anciens. Chaque personne sur scène motive, harangue, appelle la foule. Ils nous ont véritablement donné tout une performance. Elina Siirala était en super forme hier. Honnêtement, elle m’a fait complètement oublié Liv Christine. Elle a d’ailleurs souligné qu’après leur passage dans la même salle l’automne dernier, le groupe avait très hâte de revenir à Montréal en raison de l’accueil qu’ils ont reçue la première fois. Avec ce que le groupe nous a montré lors de ses deux passages au Club Soda, j’ai très hâte de les revoir pour un spectacle de plus grande envergure… et je pense que je ne suis pas le seul.

Battle Beast a également choisi de mettre en valeur son plus récent album, Bringer of Pain; 5 des 7 chansons qu'ils ont joués s'y retrouvent. Ils suivent les traces de leurs prédécesseurs en présence scénique aussi. Fait à souligner, ce soir Battle Beast joue son premier concert à vie en sol canadien. On ne l’aurait pas cru à voir la réaction de la foule, qui chantait à tue-tête une bonne partie des paroles de Noora Louhima, la chanteuse du groupe. Le groupe était fermement décidé à nous en mettre plein la vue et c'est ce qu’ils ont fait. Rarement voit-on autant d'énergie sur scène et dans la foule. Le seul petit point négatif, à mon avis, est que le son aurait pu être un peu plus fort. Sinon, on peut dire que les deux groupes ont mis la table de façon magistrale pour l'entrée en scène de Sabaton.

Un bon 10 minutes avant le début du spectacle, la foule, excessivement nombreuse, a commencé à scander le nom du groupe. SABATON! SABATON! SABATON! Il est donc inutile d'insister sur le tsunami qu'a causé l'arrivée du groupe sur scène. Fait cocasse, l’entrée du groupe sur scène est aussi énergique que le reste de sa prestation et le premier entré sur scène est le nouveau guitariste du groupe, Tommy Johansson, qui est arrivé en courant à toute vitesse et a trébuché dans un pied de micro. Heureusement, seul son orgueil a été meurtri.

Sabaton nous offre un Power Metal épique à la puissance mille. La musique est entraînante à souhait et chaque musicien est une bête de scène. C'est carrément impossible de voir tout ce qu'il se passe sur le scène à un moment donné. Le groupe nous garde à la limite de la surdose sensorielle à chaque instant et la foule le lui rend bien. Les applaudissements, les cris, les poings levés ne cessent jamais durant tout le spectacle. Souvent au cours de la soirée, on verra le groupe retarder le début de la chanson suivante pour laisser la foule se manifester. Le spectacle est à guichet fermé depuis un certain temps et on comprend facilement pourquoi : l'énergie qui est générée dans la salle est ahurissante. Musiciens et auditoire se nourrissent de cette énergie comme on le voit rarement. Vers la fin du spectacle, au début du rappel, Joakim, le chanteur a d’ailleurs tenu à dire aux gens à quel point le groupe n’a pas vu souvent une foule aussi folle, qu’il est rare que les gens soient aussi bruyant du début à la fin d’un spectacle.

Avant la dernière chanson, il a ajouté à quel point tout le monde était merveilleux. « Tout le monde s'amuse : les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes sans que personne ne se fasse du mal. », a-t-il expliqué. Le chanteur a ensuite remarqué un jeune garçon sur les épaules de son père et l’a invité sur scène. Alexandre, 12 ans, est donc allé rejoindre le groupe. Joakim a jasé avec lui (avec l’aide d’un traducteur) et lui a fait porter ses lunettes. La foule s’est mise à scander son nom et le groupe a invité le garçon à demeurer sur scène pour la dernière chanson. Le batteur lui a remis une paire de baguettes et l’a même invité à taper sur les cymbales à la fin de To Hell and Back. Le groupe a fait un vrai beau geste. Ces sont des souvenirs d’une vie, pour ce garçon.

Sabaton s’est présenté à Montréal en tête d'affiche pour la première fois et on peut affirmer sans avoir peur de se tromper qu'ils reviendront dans une salle plus grande la prochaine fois. Le Club Soda était plein à craquer et il faisait chaud dans la salle. Je n’ai vu que des sourires et des gens de bonne humeur à la fin de la prestation. Le spectacle en entier, du début à la fin, était fantastique. Les trois groupes étaient en super forme, ont présenté un spectacle incroyable tant sur le plan visuel que musical. 

Lu 4128 fois Dernière modification le mercredi, 26 avril 2017 12:32
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