26 Jui 2017

Rockfest de Montebello : Critique et photos du 24 juin (2017) Spécial

Cette dernière journée du Rockfest de Montebello 2017 commence très bien avec le soleil qui plombe et aucun nuage à l’horizon. Il y a bien sûr plusieurs festivaliers qui ont la gueule de bois, mais c’est toujours ça rendu au samedi. Malgré les pronostics météo, allons-nous nous en tirer sans pluie cette fois-ci? 

Exorde avec Louis-Paul Gauvreau

J’imagine que c’était la même chose hier matin à l’ouverture du site, mais le groupe death métal Exorde, avec comme chanteur Louis-Paul Gauvreau, ex-candidat à l’émission La Voix, commence à 11h tapant ce matin et les portes ouvrent à 11h. Quand le groupe commence à jouer, il n’y a que des journalistes et des photographes pour l’accueillir. Cela ne les empêche pas de commencer en trombe et de nous offrir leur death métal rapide et agressif. Si le tout sonne quand même très bien, ça reste la voix de Louis-Paul qui impressionne le plus. Il y aura au final une cinquantaine de personnes qui finissent par s’accumuler devant la scène Tony Sly 1. Comme le chanteur va le répéter souvent, « Tabarnak Montebello », nous voilà bien lancés pour cette dernière journée. SL

Tesseract

Tesseract avait la tâche de commencer la journée sur la scène Jägermeister et les membres s’en sont occupés de façon très efficace. Le public scandait le nom de la formation et il a tout de suite voyagé dans l’univers du groupe. Selon moi, Tesseract aurait mérité plus de temps accordé et je suis presque certaine que les gens présents sont du même avis que moi, le groupe étant grandement apprécié pour des raisons évidentes. ÉO

Ensiferum

Rendu à midi, il y a déjà plus de monde d’arrivé pour voir les Finlandais d’Ensiferum. Il faut dire que le groupe possède une base de fans importante qui répondent à l’appel pour encourager leur groupe fétiche. Je suis en plus persuadé que le style viking métal a de quoi attirer les curieux. Et même si l'on peut trouver le genre un peu kitsch, il n’y a pas à dire, les musiciens sont hyper énergiques et il est dur de ne pas se laisser embarquer tant ils y mettent du leur. La foule le leur rend bien et quelques « mosh pits » se forment dans les quelques trous de boue qu’il reste de la pluie diluvienne de la veille. C’est violent et festif à la fois et c’est un peu ce qu’il nous faut pour nous réveiller en cette troisième journée. Que ce soit des vieilles compositions comme Token of Time, ou des nouvelles comme Two of Spades, l’effet est le même et le party est au rendez-vous. Comme le dit la toune qui clôt leur set, « Lai Lai Hei »! SL

Gutter Demons

Comment mieux commencer la journée qu’avec un groupe de psychobilly de chez nous?! C’est à 11h10 que le groupe Gutter Demons a fait son apparition sur la scène Headrush. Rien n’arrête les festivaliers pour faire un thrash, pas même la boue et l’heure! Ce groupe composé de seulement trois membres a su éveiller une foule et la garder en haleine tout au long de sa prestation. De plus, nous avons été chanceux de voir le batteur original sur scène! LAL

Anti-Flag

Un autre groupe habitué du Rockfest s’est fait attendre devant une foule impatiente. Les festivaliers n’ont pas perdu une seconde pour partir en mosh pit. Dès les premiers accords de Turncoat, les fans chantaient en chœur, le poing dans les airs. Ce groupe réputé pour ses show entraînants et pour son énergie a fait honneur à Montebello avec un Justin Sane totalement dévoué à son public. Ce n’est pas étonnant qu’avec un groupe comme Anti-Flag, les membres nous fassent part de leur désaccord avec le président américain. Avec son chandail inscrit ‘‘MAKE RACISTS AFRAID AGAIN’’, le groupe a crié à plusieurs reprises ‘‘Fuck Trump’’, au plaisir de plusieurs, en enchaînant avec des chansons telles que Fuck Police Brutality ou encore Fuck Authority. Sans la moindre hésitation, le batteur est allé jouer dans la foule, tandis que le reste du groupe l’a accompagné et Justin toujours survolté a sauté dans la foule pour y faire du body surfing. LAL

The Specials

Un de mes coups de cœur du Rockfest, The Specials, un groupe de ska britannique. Une sirène de police retentit dès le début du show. On comprend alors que c’est avec Ghost Town que le groupe va commencer sa prestation. Contrairement aux autres groupes, ce n’est pas avec un mosh pit, un circle pit ou bien un wall of death que The Specials s’est fait accueillir, mais plutôt avec des mouvements de danse plus décontractés et moins agressifs. Une ambiance festive règne dans l’air malgré la chaleur intense. Les pompiers nous ont agréablement surpris en arrosant la foule avec l’eau des bornes-fontaines, un gros merci, ça nous a bien rafraîchis! LAL

August Burns Red

Le groupe August Burns Red, qui occupe une place importante dans le cœur des Québécois, s’est présenté en forme sur la scène Budweiser. La formation a tout de suite commencé son spectacle et a limité les interventions à l’endroit du public pour avoir le plus de temps possible pour jouer. Le groupe a enchaîné quelques morceaux de l’album “Messengers” qui fête son dixième anniversaire cette année. L’énergie de la foule est contagieuse et tout le monde bouge. Encore une fois, c’était un passage réussi pour la formation. ÉO

A Wilhelm Scream

Ceux qui veulent du punk se donnent rendez-vous aux stages Tony Sly et c’est maintenant le temps de recevoir le punk violent aux accents hardcore du groupe A Wilhelm Scream. Petite découverte récente, j’ai été séduit par le mélange de rapidité et de technique que dégage leur musique. Non, ce n’est pas du progressif, mais le niveau de complexité des lignes de basse est au-dessus de ce à quoi nous a habitués le genre. À mon grand bonheur, leur prestation live est à la hauteur de leurs enregistrements en studio. Le chanteur Nuño Pereira est en plus un "frontman" exemplaire et n’hésite pas à nous encourager à nous laisser aller et il nous remercie souvent de nous être déplacés pour les voir. Sans être une grosse foule, celle-ci est particulièrement participative et aide à rendre ce moment mémorable. SL

P.O.D.

Le groupe P.O.D. est monté devant un public qui l’a accueilli chaleureusement. Les fans présents n’ont pas hésité à chanter et à bouger au rythme de la musique. Le chanteur est même descendu dans la foule lors de l’un des morceaux. Les fans de la formation ont assurément passé un bon moment. ÉO

Floating Widget

Une foule minuscule s’était placée devant la scène Headrush pour accueillir la formation Floating Widget. Le public est plus ou moins à l’écoute et après quelques chansons, le chanteur s’est excusé pour sa voix un peu écorchée. La fatigue d’avoir conduit toute la nuit pour se rendre à Montebello l’avait clairement affecté. Loin d’être la pire performance de la fin de semaine, ce n’était pas non plus la meilleure. ÉO

PUP

Une demande en mariage au Rockfest, on aura tout vu! Un jeune homme est monté sur scène avant PUP pour demander sa dulcinée en mariage. Un moment vraiment cute et culte, sachant que c’est le chanteur lui-même qui a finalement apporté l’alliance. Après ce petit moment, place à P.U.P et au punk. C’est devant une foule fébrile que le groupe a livré une performance de feu, qui semblait très attendue par son public! Les chansons s’enchaînent et les festivaliers étaient de plus en plus festifs avec une ambiance qui monta en crescendo. Au moment de Dark Days, un tonnerre d’applaudissements se fait entendre et les fans chantent en cœur avec le groupe. LAL

Reverend Horton Heat

J’ai fait une belle découverte samedi après-midi avec le groupe de psychobilly Reverend Horton Heat, qui n’en était pourtant pas à son premier rendez-vous au festival. C’est durant la chanson The Devil’s Chasing Me qu’on a pu apercevoir quelques amateurs de rockabilly faire des pas de danse Jive. Il ne faut pas oublier de mentionner qu’un pikachu a fait du body surfing et qu'un festivalier avait apporté un pénis rose gonflable. LAL

MUDIE

Ce sont surtout les curieux et les fans de The Sainte Catherines qui étaient présents au premier show de MUDIE samedi après-midi. Pourquoi The Sainte Catherines? Parce que c’est Hugo Mudie qui en est le chanteur et qui est venu au Rockfest avec son nouveau groupe MUDIE. Un côté un peu plus soft, par contre, je crois que son projet mérite d’être reconnu. On lui souhaite le meilleur pour son nouveau groupe! LAL

Les Ordures Ioniques

Autre coup de cœur du Rockfest, Les Ordures Ioniques. Ce groupe de la scène punk montréalaise nous en a mis plein la vue. L’énergie incroyable que dégagent les membres du groupe est contagieuse. Cette année, il n’y avait pas beaucoup de femmes dans les groupes présents, mais dans celui-ci oui. Avec une chanteuse qui ne laisse pas sa place et qui a su enflammer son public. C’est dès le premier titre qu’une foule s’est regroupée devant la scène pour acclamer le groupe. Même la sécurité était de la partie, pendant qu’un versait de la bière dans la bouche des festivaliers, un autre a pris une pancarte d’une personne dans la foule où on pouvait lire ‘’Baise-moé dans l’cul Sam’’ (un de membre du groupe). C’était leur première fois au Rockfest et j’espère bien que nous les reverrons dans les années futures! LAL

Entombed A.D.

Pour ceux qui ne le savent pas, ce groupe est en fait une nouvelle formation du chanteur mythique de EntombedLars-Göran Petrov. Celui-ci est parti avec des membres récents de la formation d’origine former son propre band. Si les noms sont aussi similaires, c’est que la musique l’est aussi. Ils se sont juste éloignés du style rock death pour revenir à un death métal lourd comme à leurs débuts. Et je dois dire que j’ai vraiment bien apprécié. C’est efficace et ça va droit au but. On doit avouer que le charisme et la voix d’outre-tombe du chanteur y sont pour quelque chose. Il ne manquera pas une fois pour nous dire à quel point il est heureux d’être ici. La foule n’est pas très nombreuse, mais ceux qui sont là savent à qui ils ont affaire et prennent leur pied solide. Leur musique étant plus lourde que rapide, il est facile de se laisser aller au son des riffs. Un death parfait pour un après-midi ensoleillé où aucun nuage noir ne se pointe à l’horizon. SL

Eagles Of Death Metal

Voilà sûrement un des bands les plus attendus aujourd’hui. Rendus tristement célèbres quand des terroristes sont entrés dans un de leurs spectacles, au Bataclan à Paris, pour tuer 89 personnes, les Eagles Of Death Metal sont aussi connus pour être le deuxième groupe du chanteur de Queens Of The Stone Ages, Josh Homme. En raison de ses obligations, il est rare que ce dernier performe avec le groupe. Les deux formations étant sur la même affiche la même journée, les attentes étaient hautes de les voir ensemble sur scène. Quand le show débute, c’est Jorma Vik qui est à la batterie. Ce n’est pas grave, le chanteur et guitariste Jesse Hughes est un spectacle en soi à regarder. Si ce dernier n’est pas derrière son micro en train de chanter, il est au-devant de la scène en train de danser. Le tout est parfait. Le son est bon, les chansons sont entraînantes et la température est parfaite. Que demander de plus? Après plusieurs bonnes pièces comme Miss Alissa, I Want You So Hard (Boy's Bad News), Silverlake (K.S.O.F.M.) et la reprise de David Bowie Moonage Daydream, Josh Homme vient enfin prendre sa place aux drums sur Speaking in Tongues. Moment magique que nous ne verrons pas souvent et que nous ne sommes pas près d’oublier. Mon show de toute la fin de semaine! SL

Dee Snider

Après les supposées plaintes de mauvais traitement de la part de Twisted Sister l’an passé (qui se sont avérées n’être que les propos d’un membre de l’équipe de tournée du groupe), c’est une belle prise de la part de l’organisation du Rockfest de nous présenter le chanteur Dee Snider. Celui-ci y fera d’ailleurs référence en nous indiquant qu’il est heureux d’être de retour ici cette année. Même s’il a un nouveau disque du nom de We are The Ones à nous présenter, les classiques I Wanna Rock et We’re Not Gonna Take It, joués au début en version acoustique avant de devenir rock comme il se doit, sont de la partie. S’il joue aussi les nouveaux titres Close To You et So What, la plus grande surprise est sans doute la reprise d’Outshine de Soundgarden jouée en la mémoire de Chris Cornell. Il en fait une version excellente, ce qui rend le moment encore plus émouvant. Un grand personnage qui nous rend encore une fois un grand show. Il nous prouve qu’il n’a pas besoin d’être avec son groupe d’origine pour être un bon « showman ». Au plaisir Dee! SL

The Birthday Massacre

La foule n’est malheureusement pas très grosse pour accueillir le groupe ontarien The Birthday Massacre. Il faut dire qu’un bel après-midi ensoleillé ne nous donne pas nécessairement envie d’aller voir du rock gothique. Ils restent quand même motivés et la chanteuse Chibi est de loin la plus enjouée sur scène. Le guitariste Rainbow au look hyper gothique semble complètement dans son monde et un peu déconnecté. N’aidant en rien, le son n’est pas le meilleur que j’ai entendu sur cette scène. Un show sympathique qui s’adressera plus aux fans qu’aux néophytes, mais qui ne passera pas à l’histoire. SL

Good Charlotte

La formation Good Charlotte s’est présentée devant une grande mare de gens qui était prête à retourner vivre des souvenirs au son des populaires chansons du groupe. Dès la première chanson, les gens ont les bras dans les airs, tout le monde danse et chante sur “The Anthem”. Ce spectacle était comme un gros party où il était impossible de ne pas embarquer et d’apprécier le moment offert par la formation. ÉO

Meshuggah

Meshuggah avait encore une fois attiré plusieurs personnes, qui n’ont pas hésité à faire du "crowdsurf" tout au long de la prestation du groupe. Les membres étaient en forme même s’ils ne se déplaçaient pas vraiment sur la plateforme, fidèles à eux-mêmes. Le groupe était efficace et la performance en a satisfait plusieurs pour des raisons assez évidentes comme la technicité des chansons. ÉO

Megadeth

Dave Mustaine et sa bande étaient plus que prêts à jouer leurs morceaux populaires devant une horde de fans admiratifs. Megadeth a donc enchaîné des pièces sans s’arrêter avant que Mustaine explique qu’il savait que les gens étaient là pour écouter sa musique et non pour l’écouter parler et qu’il aimait beaucoup mieux jouer que parler. Les gens sont comblés lorsque le groupe commence à jouer “À tout le monde” et la grande majorité chante en chœur avec Mustaine. Le groupe n’a que renforcé son lien avec son public québécois avec cette bonne performance. ÉO

Exterio

Le public était fin prêt à accueillir la formation Exterio et ses membres, qui étaient plus que contents de monter sur la scène. L’énergie des musiciens était contagieuse et la foule était participative, chantant à tue-tête les chansons de la formation. À un certain moment, le chanteur a annoncé que le groupe avait coupé une chanson de son "setlist" pour permettre à un événement de se produire. Un homme est donc monté sur scène pour demander sa conjointe en mariage, qui a accepté. L’émotion était palpable et la foule était déchaînée. Le groupe a ensuite souligné le 30e anniversaire de son bassiste, en l’entartant. Le public lui a donc chanté une petite chanson de fête. ÉO

Converge

Genre un peu sous-représenté pendant le Rockfest, le hardcore classique est ici très bien mis en valeur par Converge. Nous voilà partis pour une demi-heure de pur délire. Pour qui ne les connaît pas, il est facile d’être déstabilisé par tant d’agressivité et un mur de son compact comme un mur de béton. À la première écoute, leur musique peut sembler décousue et partir dans tous les sens, mais si l’on s’y attarde un peu on remarque vite que c’est un chaos (très) bien contrôlé. Et à l’image de leurs compositions, les musiciens bougent dans tous les sens et c’est la folie sur scène. Ce l’est tout autant dans la foule et le terrain, qui s’est déjà transformé en gibelotte de boue glaiseuse, n’est pas près de s’améliorer. Mention spéciale au chanteur Jacob Bannon qui maîtrise le chant crié comme un maître et qui est d’une intensité incomparable. SL

Alexisonfire

Depuis sa reformation en 2015, Alexisonfire est devenu un habitué des festivals. Sans savoir exactement ce que leur réserve l'avenir, nous profitons de toutes les opportunités que nous avons de les voir. Il est presque 21h et nous sommes rendus dans les grosses pointures de la journée. Si la dernière fois que je les ai vus ils s'étaient concentrés sur leur dernier disque en date Old Crowns / Young Cardinals, c’est cette fois-ci Crisis qui est à l’honneur avec pas moins de 5 titres joués sur les 11 du "setlist". Ça commence justement avec une superbe performance de Drunks, Lovers, Sinners and Saints. La table est mise pour une heure des plus agréables. Comme à son habitude, le chanteur de voix hurlée George Pettit arpente la scène en exhibant le haut de son corps poilu et bedonnant, mais surtout, se donne à 100%. Dallas Green, maintenant très connu à cause de son projet City and Colour, ne quitte que rarement son micro, mais est toujours dans les notes pour les vocaux clairs. Tous les albums seront représentés si ce n’est les deux premiers qui n’ont droit qu’à une chanson chacun, en l’occurrence .44 Caliber Love Letter et Accidents. Young Cardinals  reste une des favorites et le refrain est chanté en chœur par les fans ici présents. Une belle fin à une belle prestation. SL

At The Drive-In

Une moyenne foule s’était entassée devant la scène Jägermeister pour l’arrivée du groupe At The Drive-In. Une chose est certaine, c’est que les membres de la formation ont de l’énergie à revendre. Le chanteur, entre autres, qui n’a pas hésité à monter sur la batterie de son collègue et à courir d’un côté à l’autre de la scène. La foule quant à elle était agitée et les changements de rythmes fréquents dans les chansons n’ont fait que jouer avec l’intensité du parterre. La dernière chanson a eu beaucoup d’effet et la majorité des gens chantent et bougent. Bref, c’était une bonne performance de la part du groupe. ÉO

Grim Skunk

Si vous avez à parier sur un groupe qui sera présent à l’édition 2018 du Rockfest, pariez sur Grim Skunk. Ils sont là pratiquement chaque année et ils nous donnent sensiblement le même show et c’est très bien comme ça. Que ce soit Silverhead, Fuck Shit Up, Gros tas, La vache, Le gouvernement songe, Perestroïka ou Rooftop Killer l’effet est toujours le même. Il faut dire que Franz Shuller et Joe Evil ont encore la pêche et bougent et s’enflamment comme pas deux, et ce, même si Franz doit souvent rester assis à cause d’un problème à la jambe. Il est toujours surprenant de voir à quel point Vincent Peake est réservé contrairement à son rôle de chanteur dans Groovy Aardvark, surtout quand on l’a vu deux jours avant. Mais comme toujours, ses parties de basse sont solides et il remplit son rôle à merveille. Comme ils le souligneront, les messages politiques dans leurs paroles sont toujours d’actualité de nos jours même si certaines ont été écrites il y a plus de 20 ans. Mais avant tout, le message de Grim Skunk en est un de fête et d’amour et justement, pour faire le party, il n’y a rien comme un de leurs shows. Et le public doit le savoir, car année après année la foule qui se masse devant la scène dédiée aux groupes québécois est toujours aussi grosse et complètement hors de contrôle. Comme quoi l'on ne se tanne pas d’une bonne recette même si on la consomme souvent. SL

Queens Of The Stone Age

Nous voici déjà rendus à la deuxième plus grosse tête d’affiche, Queens Of The Stone Ages. Une grosse foule, un peu moins impressionnante qu’hier, s’est massée pour les accueillir. Après un Feel Good Hit of the Summer un peu moins connu qui nous sert plus d’intro qu’autre chose, Josh Homme s’impose en jouant leur plus gros hit dès le début. Tout le monde connait No One Knows et les bases sont mises pour le reste du show. Est-ce que jouer un morceau aussi connu au début dans un festival où toutes les personnes présentes ne sont pas des admirateurs est une bonne idée? Dur à dire, mais le reste du spectacle fut un peu en dents de scie pour le public. N’allez pas croire que QOTSA n’a pas bien performé, loin de là. La section rythmique est solide, le guitariste Troy Van Leeuwen maîtrise à merveille son instrument, Josh est tout en voix et les chansons sont interprétées parfaitement. Ils sont un groupe où la musique est au cœur de leurs préoccupations et ça paraît. Mais pour quiconque ne les connaît pas, il ne se passe pas grand-chose sur scène et il n’y a aucun artifice pour agrémenter le tout. Même monsieur Homme ne s’adresse pas souvent à nous. Il y a bien sûr des titres un peu plus connus qui font mouche comme Burn The Witch, Make It Wit Chu, My God Is The Sun et Little Sister, mais pour le reste il n'y a que les fans comme moi qui se délectent de leur prestation. J’aurais pensé que leur nouveau single The Way You Used To Do aurait eu un plus gros effet. Ce n’est pas leur faute, mais la seule critique qu’on puisse leur faire est de ne pas avoir réussi à clore cette 12e édition du Rockfest de façon grandiose. Mais pour le reste, on a eu droit à un très bon show de la part de ces vétérans qui ne sont pas là pour flasher, mais bien pour nous jouer de la bonne musique et c’est comme ça qu’on les aime. SL

Mononc’ Serge et Anonymus

Si c’est déjà la fin pour la scène Budweiser, le Rockfest n’est pas encore fini et il y a encore Mononc’ Serge et Anonymus sur la scène Headrush. Donc, les connaissant bien, le party est loin d’être fini. Dès qu’ils commencent avec Les patates, la marée de monde se déchaîne devant eux, sachant trop bien que c’est leur dernière chance de le faire. Sûrement pour souligner la réédition vinyle sortie l’an dernier de leur disque Musique barbare, la très grande majorité des chansons choisies en sont tirées. C’est tant mieux comme ça, car ça nous occasionne de très belles surprises. Mononc’ est toujours aussi drôle en remerciant Iggy Pop pour sa musique en toile de fond quand il s’adresse à nous et quand il nous rappelle que la St-Jean est finie et que nous sommes maintenant le 25 juin soit la Saint-Prosper-d’Aquitaine selon le calendrier chrétien, avant d’entamer Résistance festive. Le rejet, Woodstock en Beauce, J’pue pas, j’sens le punk (très pertinente pour l’occasion), Un clown pour grand-papa, Sébastien Benoit et l’incontournable L’Âge de bière où le père Noël en personne vient porter sa bière au frontibus, au nez-tibus et au mentonbus, nous ne nous ennuyons jamais.  Il serait déshonorable de ne pas faire mention d’Anonymus, qui sert de trame musicale de tout ce délire et qui sont solides comme toujours. SI le Québec possède une panoplie de bons groupes de death et d’autres genres de métal extrême, Anonymus reste depuis toujours la référence en thrash métal et en métal tout court ici. Toute bonne chose a une fin et leur prestation autant que le Rockfest doivent se terminer pour moi. Encore 3 jours de pur plaisir et je suis impatient de retrouver Mononc’ Serge l’an prochain pour la 13e édition. SL

Critiques : Élodie Ouellet, Sébastien Léonard et Laurie-Anne Lapointe
Photos : Eric Brisson et Ludovic Gauthier

Lu 6578 fois Dernière modification le mardi, 27 juin 2017 01:11
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