14 Juil 2017

The Who au FEQ: critique et photos du spectacle (2017)

C'est en ce jeudi soir que la grande scène Bell des Plaines d'Abraham sera prise d’assaut par du vrai rock pur pour la première fois depuis le début de cette 50e édition du Festival d'été de Québec.

 

C'est aux vétérans britanniques de The Who à qui revient cet honneur. Sans remplir le site à pleine capacité, car c'est assez facile de rentrer rapidement même quelques minutes avant le début du show, il y a malgré tout une foule considérable qui s'est déplacée pour l'occasion. Même avec plus de 50 ans d'activité sous la cravate, le groupe garde son attrait en spectacle, c'est indéniable. 

Comme pour faire soulever la foule dès le début de la soirée, la prestation commence rapidement avec le trio de «singles» I Can't Explain, The Seeker et Who Are You. C’est une réussite et la foule réagit promptement. Il faut dire qu'ils ont été une machine à succès de 1964 à 1982 et qu'ils ont encore un nombre considérable de chansons pour garder une foule en haleine pendant plus de deux heures. Dans une de ses rares interventions, le guitariste et un des deux seuls membres fondateurs  encore en activité, Peter Townshend nous rappelle que c'est leur première performance ici même et que c'est vraiment beau comme endroit. La cadence ne va pas ralentir avec des titres comme My Generation, Behind Blue Eyes  et Join Together.

D'un point de vue scénique, The Who n'est plus la bombe d'énergie qu'il a déjà été. Pete martyrisait ses guitares comme pas un, au point de souvent la détruire complètement, et Roger Daltrey possédait cette urgence et cette énergie dans sa façon de chanter qui rappel le mouvement punk qui les a suivis. Ne vous trompez pas, pour deux musiciens qui ont dépassé sept décennies d'existence, ils sont tout simplement ahurissants. C'est juste que l'âge a fait son travail normal. Quoique toujours puissant, la voix de Roger manque un peu de justesse dans les moments où il doit la pousser. Et si Pete fait toujours des accords en faisant des grands moulinets avec son bras droit, il est relativement doux avec son instrument. Quoi qu'il en soit, ils ne sont pas trop vieux pour faire un bon show et ils ont encore quelques années devant eux. Et je dois saluer la fougue du batteur Zak Starkey qui remplace presque sans interruption le défunt batteur Keith Moon depuis 1996. Des chaussures difficiles à chausser j'en conviens, mais qu'il réussit à faire avec brio.

Même si l'album Quadrophenia reste une pierre angulaire de leur carrière, la suite de trois pièces qu'ils nous offrent de celui-ci reste un moment qui s'adresse plus aux vrais fans qu'aux nombreux néophytes ici présents. La même réflexion peut être faite au sujet de quatre des cinq morceaux tirés de l'opéra-rock Tommy même si ce disque reste un de leur plus connue. L'exception reste bien sûr l'incontournable Pinball Wizard. Pour être certain de finir leur spectacle sur une note que tout le monde connait, ils ont gardé les deux énormes succès Baba O'Rilley et Won't Get Fooled Again pour clore cette journée en beauté. Je suis persuadé que cela a fait changer d’idée une partie des nombreux festivaliers qui avaient commencé à essayer de quitter le site pour éviter les masses à cette heure tardive.  Peut-être pas un des meilleurs shows de l'année ou un incontournable, il n'en reste pas moins que The Who donne toujours le meilleur de lui-même en spectacle et ils nous l'ont encore une fois prouvé ce soir.

Liste des chansons :

I Can't Explain

The Seeker

Who Are You

The Kids Are Alright

I Can See for Miles

My Generation

Behind Blue Eyes

Bargain

Join Together

You Better You Bet

I'm One

The Rock

Love, Reign O'er Me

Eminence Front

Amazing Journey

Sparks

Pinball Wizard

See Me, Feel Me

Listening to You

Baba O'Riley

Won't Get Fooled Again

Lu 1670 fois Dernière modification le vendredi, 14 juillet 2017 08:31
Évaluer cet élément
(2 Votes)