25 Juil 2017

One Ok Rock : critique et photos du spectacle à Montréal (2017)

La formation japonaise ONE OK ROCK était en vedette hier soir au Théâtre Corona. Pour l’appuyer, Palisades et Set It Off étaient également de la partie.

Palisades a ouvert la partie avec un punk rock un peu plus dur que celui de ses collègues de la soirée. Le groupe s’est concentré sur son album homonyme, sorti cette année, et nous a présenté une performance courte, mais très bien montée. Le groupe a souligné le départ de Chester Bennington, de Linkin Park, qui a été une grande influence sur eux.

Set It Off s’est amené sur les planches du Corona 20 minutes après Palisades. Le moindre que l’on puisse dire, c’est que ce groupe est un concentré d’énergie. Cody, le chanteur, n’arrête pas 2 secondes sur la scène. Il bouge, danse, motive la foule, et recommence; le tout en chantant. Les autres musiciens sont tout aussi actifs sur la scène, particulièrement Dan Clermont, le guitariste et, on le verra dans le spectacle, trompettiste du groupe. Cody est continuellement en contact avec la foule, qui ne s’en plaint pas d’ailleurs. Il fait du body surf à deux reprises, marche sur la foule, va serrer des mains. Il va même grimper sur une colonne de son pour sauter en bas à la fin de la chanson. Ces musiciens-là se sont présentés sur scène pour donner le meilleur d’eux-mêmes et c’est-ce qu’ils ont fait. Après cette prestation, je me demandais vraiment comment ONE OK ROCK pourrait assurer sa place de bon premier.

J’ai eu ma réponse assez rapidement. Avant même que ONE OK ROCK se présente sur scène, la foule demandait sa présence. Malgré que le groupe existe depuis 2005 et que son premier album a maintenant 10 ans, le groupe ne s’était jamais présenté à Montréal. Ils étaient attendus avec impatience. ONE OK ROCK est une machine très bien huilée, qui démarrer au quart de tour. Takashiro, le chanteur, intervient peu avec la foule et a moins de contact avec celle-ci que Cody de Set it Off, mais le groupe a pris une sage décision en laissant parler la musique. C’est ce que les gens étaient venus entendre. L’auditoire connaissait toutes les chansons par cœur et manifestait son plaisir à la moindre occasion.

Le groupe a fait une grande partie de ses chansons en anglais, mais en a tout de même interprété quelques-unes dans leur langue d’origine. D’ailleurs, la grande majorité des chansons étaient tirées de leur plus récent album, Ambition. Fait un peu bizarre : les gars du groupe ont commencé la chanson Take What You Want de façon très dépouillée, très minimale. Après environ 1 minute, ils sont arrêtés, comme pour faire une pause dramatique dans la chanson, mais ils ne recommençaient plus. La foule ne savait tout simplement pas comment réagir : quelques sifflements se sont fait entendre, ensuite les gens se sont tus, puis ont recommencé à applaudir. Une pause aussi longue frisait le malaise, mais l’incident a été très rapidement oublié, alors que le groupe amorçait le dernier droit vers la fin du spectacle.

Somme toute, cette soirée pop-punk a été fort réussie. La salle était pratiquement pleine. Les gens (la plupart des jeunes filles) étaient survoltés et très vocaux, ce qui a énormément plu aux musiciens. Takashiro a d’ailleurs mentionné que c’était sans aucun doute la foule la plus bruyante depuis le début de la tournée et je n’ai pas de misère à le croire. Mon coup de cœur de la soirée revient à Set It Off, qui ont maintenu un niveau d’énergie tellement élevé que c’est est presque impensable. Le groupe offre des chansons peut-être un peu plus pop que les deux autres, mais la prestation a été incroyable du début à la fin.

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