05 Sep 2017

Venom inc. - Critique et photos du spectacle à Montréal (2017)

En cette journée de la fête du Travail, une communion métallique se tenait au Foufounes Électriques. Pour cet événement, les amateurs de thrash métal ne pouvaient être que rassasiés, car non seulement la tête d'affiche était Venom Inc., mais elle était accompagnée par Goatwhore, Toxic Holocaust et Warsenal. Malheureusement, The Convalescence devait aussi faire partie du spectacle, mais le groupe a été obligé de se retirer de l'affiche.

 

Le tout commença donc avec Warsenal devant une foule assez fournie malgré l'heure. On dit toujours qu'il ne faut pas se fier à l’apparence et c'est avec raison avec ce groupe. Même s'il ne s'agit que d'un trio, les gars savent prendre de la place sur scène et offrir une prestation mémorable à ceux présents. D'ailleurs, même si la soirée était encore jeune, on eut la chance d'apercevoir le premier mosh pit de l'événement. Décidément, Warsenal est un groupe de thrash à garder en tête selon moi.

C'était alors à Toxic Holocaust de venir prendre d'assaut la salle. Pour avoir déjà vu à plusieurs reprises la formation, je dois avouer avoir été laissé sur ma faim cette fois. J'ai trouvé que le trio était moins énergique qu'à leur habitude. Est-ce la scène qui est trop petite pour eux? Une mauvaise soirée? On ne pourrait dire. Cependant, même si la troupe n'a pas été en mesure d’offrir une de ses prestations endiablées habituelles, cela n'a pas semblé déranger l'auditoire qui s'en est donné à cœur joie dans les mosh pit. Ce fut tout de même une bonne prestation malgré qu'il s’agisse de la moins bonne de la troupe que j'ai pu voir.

Les choses sérieuses commencèrent donc avec Goatwhore. Il fut un temps où il était presque impossible de ne pas voir dans la métropole au moins trois fois par année la troupe, car celle-ci ouvrait pour beaucoup de groupes qui passaient en ville. Ce qui n'est aucunement négatif, car il s'agit d'un groupe underground qui a un excellent sens du spectacle. La troupe s'est donc présenté au bureau et ainsi défendre sa réputation qui la précède. Le départ ne fut pas impeccable puisque des problèmes avec le micro ont perduré pendant presque toute la première chanson. De plus, même l'éclairage ne semblait pas de la partie, car elle était plutôt boiteuse au commencement de la prestation. Sinon, outre ces points, nous avons eu droit à une bonne prestation agrémentée par le charisme infini de Louis Benjamin Falgoust ainsi que la présence acharnée de Sammy Duet. Pour ce qui attrait de l'atmosphère, je dois avouer avoir été plutôt surpris puisque je m'attendais à ce que l'action sur le parterre soit encore plus envenimée que ce qu'il fut.

Telle une horloge suisse, la tête d'affiche tant attendue est montée sur scène à l'heure prévue. Je ne peux pas dire si le concert était à guichet fermé, mais chose certaine, s'il restait des billets, il n'en restait que très peu, car la salle était bondée. Bien que la formation était principalement des nôtres pour nous jouer des vieux succès, elle a un nouvel album et a choisi de nous en jouer quelques morceaux. D'ailleurs, le groupe a commencé sa prestation en force avec Ave Satanas; un des titres tirés du dernier (et seul) opus du trio. Pendant ce titre, Demolition Man semblait irrité un peu. Surement parce qu'il semblait se battre avec son pied de micro qui était plutôt instable. Une fois ce petit problème résolu, le groupe commencé reprit les choses en main avec leur premier titre "old school": Welcome To Hell. Dès lors, la salle fut conquise et se mit à multiplier les mosh pit, et ce, jusqu'à la fin de la soirée. Le tout s'est poursuivi avec une très bonne performance qui nous a permis de savourer les moments forts de la discographie de Venom. Entre autres, nous avons eu droit à: Live Like An Angel (Die Like A Devil), Blackened Are The Priest, Warhead, Black Magic et Countess Bathory ainsi qu'un petit rappel constitué de Sons Of Satan et Witchong Hour.

Finalement, nous avons eu droit à un très bon concert qui saura donner l'énergie nécessaire afin d'affronter cette semaine de quatre jours. Par contre, pour ma part je dois avouer avoir été laissé sur ma faim; j'en aurais pris encore plus.

Lu 742 fois Dernière modification le mardi, 05 septembre 2017 15:28
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