22 Oct 2017

Dallas Smith : critique et photos du spectacle à Ottawa (2017)

Mercredi dernier, la tournée Side Effects de Dallas Smith s’arrêtait à la TD Place d’Ottawa. Le chanteur country canadien était accompagné de Lauren Alaina et de The Cadillac Three. 

C’est Lauren Alaina, qui fait une percée fulgurante sur les palmarès américains, qui ouvrait la soirée. La chanteuse est un véritable rayon de soleil sur scène. Elle est tout sourire et maintient un contact constant avec la foule. Elle a offert une excellente prestation durant le 30 minutes qui lui était alloué. Elle a abondamment puisé dans son nouvel album, Road Less Traveled, pour nous servir un spectacle très complet. Elle n’a jamais cessé de parler à la foule entre les chansons, demandant même un volontaire pour venir danser sur scène durant Next Boyfriend. Elle a également joué la chanson titre de l’album, What If, Doin Fine, et quelques autres. Comme ce sera le cas pour toute la durée du spectacle, le son est assez fort, mais très bien balancé; tous les instruments sont bien perceptibles. J’ai constaté que sa musique prend une tout autre dimension en spectacle. La production plutôt pop de l’album laisse place à un son plus rock qui m’a énormément plu. Elle s’est même permis d’intégrer Nothing But a Good Time, de Poison, dans Crashin’ The Boy’s Club. Lauren Alaina a été la meilleure surprise de cette soirée. Sa prestation m’a donné le goût d’en entendre plus.

Le trio de Nashville The Cadillac Three est ensuite monté sur scène. C’est pour eux que je me suis déplacé à Ottawa. J’avais donc très hâte de les entendre. Ils font un Southern Rock irrésistible, mais qui détonnait un peu avec les autres artistes de la soirée. Le trio est composé de Jared Johnson à la guitare et aux chants, de Neil Mason à la batterie et aux chants et de Kelby Ray, à la basse, la guitare slide et à d’autres instruments. Étant donné sa composition, l’aspect spectacle repose principalement sur les épaules de Jared Johnson et sur la force des chansons. Probablement parce qu’il s’agit de l’une de leurs rares visites au Canada, ils nous ont présenté un mélange assez équilibré de chansons provenant de leurs trois albums, tout en faisant la promotion de leur plus récent, Legacy. Jared a d’ailleurs dit à la foule « J’espère que vous avez entendu notre très, très bon album. Empruntez-le, volez-le, mais écoutez-le; ça vaut la peine ». De Legacy, le groupe a joué American Slang et Dang If We Didn’t. Pour le reste, nous avons eu droit à un bon mélange avec, entre autres, Tennessee Mojo, Graffiti, Drunk Like You, Slide et The South, qu’il a dédiée à Gord Downie. Les chansons des premiers albums étaient jouées un peu plus lentement et, dans l’ensemble, le groupe avait un son plus hard que sur l’album, Jared jouant une série de guitares Gibson branchées dans des Marshalls. Ce groupe-là fait de la musique de party et c’est ce qu’il nous a présenté. La foule n’a pas manqué de signifier son appréciation. Espérons qu’ils reviendront dans notre coin en tête d’affiche.

Après avoir attendu une trentaine de minutes, pour refaire entièrement la scène, la foule a applaudi à tout rompre l’entrée sur les planches de Dallas Smith. Le chanteur a fait son entrée dans le showbiz au sein du groupe Default, qui a connu beaucoup de succès au Canada au début du millénaire. On peut dire que monsieur Smith est de son temps. Il ne manque pas une occasion de faire des selfies pour les fans agglutinés à l’avant de la scène. Les gens lui tendent leur téléphone il prend la photo et redonne le téléphone. Il a de la pratique, car ça ne lui prend que quelques secondes. C’est plus rapide que de signer des autographes, mais personnellement, ça m’a un peu tapé sur les nerfs. Dallas Smith était là pour promouvoir son plus récent album, Side Effects, paru en 2016. Puisque l’album a déjà un an, les gens le connaissaient très bien et chantaient toutes les paroles. Nous avons eu droit à une visite de Andrew Hyatt, qui est venu interpréter sa chanson On Me et de Shawn Austin, avec qui il a chanté A Girl Like You.

Dallas Smith ne renie pas son passé de rock plus populaire; il a pris la peine d’expliquer qu’il a préféré abandonner Default à continuer à faire de la musique en laquelle il ne croyait plus. Il a tout de même interprété Wasting My Time, au grand plaisir de la foule.

Toute la prestation de Dallas Smith est axée sur les fans. Celui-ci interagit constamment avec les gens des premières rangées et fait participer la salle. Il bouge constamment, arpente la scène, taquine ses musiciens. À quelques reprises, il sort même un « pistolet » à t-shirt pour en envoyer dans la foule. Vers la fin du spectacle, lorsqu’il présente ses musiciens, il explique que les parents de son guitariste habitent à Ottawa et il les invite à venir danser sur scène pendant qu’il interprète Autograph.

Il terminera son spectacle avec trois gros succès : Somebody Somewhere, Tippin' Point et Cheap Seats. Dallas Smith nous a offert une prestation généreuse, de près de deux heures.

Personnellement, les trop nombreux selfies et l’attention portée aux médias sociaux (il a filmé à quelques reprises avec son propre cellulaire pour ses médias sociaux) m’ont tapé sur les nerfs. La ligne est mince entre bien s’occuper de son public et transformer son spectacle en cirque et je pense que Dallas Smith l’a franchi à quelques reprises. Malgré cela, partout autour de moi, les gens ont semblé apprécier énormément la prestation. En matière de durée et de variété, il ne fait aucun doute que les fans du chanteur en ont eu pour leur argent. La seule chose que je puisse vraiment déplorer est le fait que ce genre de spectacle ne s’arrête pas à Montréal. 

Lu 586 fois Dernière modification le dimanche, 22 octobre 2017 11:12
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