10 Déc 2017

The Flatliners: Critique et photo du spectacle à Montréal (2017)

’77 Montreal et Greenland présentaient hier soir un concert bien attendu des groupes A Wilhelm Scream et The Flatliners. Les deux bands bien établis dans la métropole soulignaient le 10e anniversaire de leurs albums.

C’est les groupes ontariens Little Junior et Single Mothers qui se sont assurés de dégourdir la foule. La présence scénique des gars de Single Mothers était admirable. Le chanteur avec son côté théâtral, bougeait partout sur la scène et a laissé l’auditoire satisfait, prêt pour la suite.

A Wilhelm Scream ne s’est pas trop fait attendre et est entré en scène sous l’accueil enthousiaste des fans. C’est l’album Career Suicide ainsi que quelques autres pièces que le groupe est venu nous jouer.

Dès les premières notes, l’action ne s’est pas fait attendre. Étant devant, ça n’a pris que quelques secondes avant que je sois bousculée et arrosée de bière. Vous comprendrez que je ne suis pas resté aux premières loges bien longtemps!

Les amateurs se sont déchainés dans le moshpit du début jusqu’à la fin de la performance des gars du Massachussetts. On a eu droit à plusieurs épisodes de bodysurfing et de stage diving; les plus audacieux y sont même allés d’une pirouette en se lançant de la scène! Les fans qui étaient sur le parterre s’époumonaient à chanter toutes les chansons avec Pereira. Ce dernier a parlé avec ses admirateurs tout au long de la prestation, leur envoyant même un bec soufflé à un moment donné. Le groupe a une place de choix dans le cœur des montréalais et je ne crois pas que les gars attendront encore 2 ans avant de revenir parmi nous.

C’est sur un air de musique classique entrecoupé que le groupe emblématique de la scène punk rock, The Flatliners, s’est amené devant la foule plus qu’exaltés.

À leur tour, les ontariens ont joué l’intégralité de leur album The Great Awake. Tout comme avec le groupe précédent, l’action commence aussitôt que la guitare déchaînée se fait entendre sur les notes de July! August! Reno! Le feu est déjà pogné et les fans chantent en chœur. Peu importe la cadence des chansons, les courageux sur le parterre sont motivés et ne s’arrêtent pas de trasher et skanker. Plus rien ne semblait compter pour eux sauf le show en cours comme si leur vie en dépendait.

Toujours le même scénario que précédemment, l’incontournable body surfing ne s’est pas fait attendre! Certains y ont gouté en se faisant lancer d’un bout à l’autre sur la foule. Lorsqu’une chanson plus tranquille s’est fait entendre, un gars en fauteuil roulant, maintenant rendu populaire par son audace, est allé à son tour faire du wheelchair surfing. Bien qu’il s’est fait échapper quelques fois, ça ne l’a pas découragé à rester dans le pit.

Chris Cresswell aime Montréal d’amour et il s’est fait un plaisir de nous le rappeler. Comme toujours, il a été généreux et authentique envers ses admirateurs. Ce que j’aime des Flatliners, c’est la façon qu’ils ont de mélanger plus d’un style dans une même chanson. Parfois punk, parfois ska c’est une musique qui nous fait bouger et peu importe, nous rejoint à un certain niveau.

Ça faisait un moment qu’on n’avait pas eu droit un vrai bon show punk rock et celui-ci a su rassasier les adeptes j’en suis sûre. Très bon spectacle du début à la fin et belle découverte du groupe Single Mothers pour ma part.

Lu 1772 fois Dernière modification le dimanche, 10 décembre 2017 11:29
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