06 Fév 2018

Enter Shikari: Critique et photos du spectacle à Montréal (2018)

Lundi soir, je suis partie du centre-ville pour me rendre jusqu’au théâtre Fairmount afin d’assister au concert du groupe post-hardcore/électro Enter Shikari. Il y a presqu’un an, j’avais vus les britanniques au La Tulipe pour la toute première fois et ce fût un concert mémorable! Ils sont maintenant de retour avec une nouvelle tournée, The Spark Tour, présentant leur dernier album du même nom, parût le 22 septembre dernier.

C’est d’abord un autre groupe d’Angleterre, Milk Teeth, qui a débuté la soirée. À saveur punk rock, parfois grunge, le groupe a tenté de réchauffer l’auditoire déjà présent mais l’ambiance est restée plutôt tiède.

Le groupe ontarien Single Mothers que j’avais découvert récemment au côté des Flatliners, est ensuite venu mettre l’énergie dont nous avions de besoin. Le chanteur Andrew Thomsonm’a fait penser à Rou Reynolds avec son regard hypnotique et ses mimiques théâtrales. Pas surprenant qu’il ait été choisi pour appuyer le groupe principal de la soirée.

C’est devant un décor minimaliste d’une machine à remonter dans le temps qu’Enter Shikari a fait son entrée sur le stage. Le groupe n’a pas eu besoin de déployer d’efforts surhumains que les fans (et surtout moi) étaient conquis d’avance par ce qui s’en venait. Les gars ont commencé avec une nouveauté, The Sights, dont plusieurs chantonnaient les paroles pendant que les autres écoutaient attentivement. Dès la 2e pièce, Solidarity, la salle s’est enflammée d’un bond. Et il en ait allé ainsi jusqu’à la fin de leur set où les moshpits s’enchaînaient et tout le monde dansaient.

Rou Reynolds est pour moi un personnage fascinant et attachant! Il a ce petit air candide et mystérieux qui fait que nous sommes à tout moment suspendus à ces lèvres, en attente de ce qu’il va encore faire. Et que dire de son charmant accent britannique que je ne me lasserai jamais d’entendre. Les nombreuses fois qu’il s’est adressé à la foule, je n’avais qu’envie de lui dire de ne pas arrêter de parler, jamais!

Ma chanson préférée du groupe est sans contredit Radiate et j’ai été servie! Les gars l’ont joué avec assurance, comme toutes les autres pièces d’ailleurs.

Fidèle à ses habitudes, Rou se lançait partout sur la scène et faisait ses danses originales que seul lui (et Napoleon Dynamite) savent le faire pendant que Rory, Chris et Rob donnaient tout ce qu’ils avaient pour rendre le tempo musical très rapide. Les gars se sont promenés d’un album à l’autre, toujours avec le souci de plaire à chacun. Les moshpits ont été nombreux sur les airs de Anything Can Happen In The Next Half Hour, Arguing With Thermometers, et Zzzonked pour ne nommer que celles-là! De façon originale, le groupes nous a offert 4 chansons condensées en 8 minutes : Sorry, You’re Not a Winner, SSSnakepit, Meltdown et Antwerpen. On a eu droit à un ‘’Encore’’  trop court d’une seule pièce, Live Outside pour clore cette magnifique performance.

Comment décrire la musique d’Enter Shikari? La plupart du temps métal avec des airs mélodieux en alternance à des parties très électro qui nous donne l’impression d’être transporté dans un rave.

Le concert n’affichait pas complet et ceux qui se sont déplacés ce soir sont incontestablement les VRAIS fans. Mon deuxième concert d’Enter Shikari vient sans contredit de déclasser le premier. À voir l’air conquis de tout le monde, je ne suis pas la seule à quitter la salle sur un nuage.

Lu 1619 fois Dernière modification le mardi, 06 février 2018 01:05
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