15 Fév 2018

Of Mice & Men: Critique et photos du spectacle à Montréal (2018)

Le groupe de metalcore Of Mice & Men est enfin revenu dans notre métropole en ce 14 février, afin de nous présenter son nouvel album Defy, parût le 19 janvier dernier.

Il aura fallu attendre 1 an et demi pour tout: leur dernier concert remontant au 20 juillet 2016 aux côtés de Slipknot et Marilyn Manson et leur dernier CD Cold World, qui sortait le 9 septembre de la même année. C’est donc avec beaucoup de fébrilité que j’allais célébrer la Saint-Valentin au théâtre Corona.

Pour bien nous préparer à l’essentiel de la soirée, nous avons été gâtés par l’ouverture: Cane Hill, Fire From The Gods et Blessthefall.

J’ai enfin pu voir Blessthefall pour la première fois en concert, un groupe que j’avais partiellement écouté à leur début. Dès les premières notes imposantes de You Wear A Crown But You’re Not A King, le parterre s’est vite mis à grouiller.

Beau Bokan, assure les chants clairs en sautant partout pendant qu’Elliott Gruenberg scream le reste des paroles avec force. Toutes les chansons sont pourvues de plusieurs breakdowns ce qui est parfait pour garder le moshpit bien actif! Les cinq musiciens avaient une belle présence scénique, ils étaient en feu tout comme les fans qui trashaient et chantaient avec Bokan.

Les gars nous ont joué plusieurs succès dont Hollow Bodies et Melodramatic, titre à paraître sur leur prochain album. C’est en présentant cette dernière que Bokan a d’ailleurs invité la foule à faire du bodysurfing et à venir lui toucher la main, histoire de tenir occupé la sécurité qui semblait s’ennuyer. Les fans ne se sont pas fait attendre et ont tenu en haleine les deux gars jusqu’à la fin. Superbe performance mais trop courte selon moi.

Peu de temps après, Of Mice & Men  est apparût sous un décompte simpliste 3,2,1... et a commencé avec les notes convaincantes de Defy, titre parût sur son plus récent album du même nom.

Il n’en a pas fallût beaucoup pour que les deux guitaristes et Aaron Pauley, chanteur et bassiste, se mettent à sautiller frénétiquement et à se brasser les cheveux tel une machine à laver sur le spin final. Le ton était donné et nous savions que nous aurons une solide performance.

Bien sûre, pour la raison évidente (expliquée précédemment), ils ont joué principalement des chansons de leur nouvel album. La réaction enflammée des fans s’est fait attendre jusqu’à la 3e pièce où un circlepit s’est formé au son de Unbreakable.

Tout au long de la prestation, les fans sautaient au rythme des chansons, moshaient chaque fois que l’occasion se présentait et chantaient avec Pauley (l’avantage d’avoir un vocal clair et mélodieux). À certains moments, Pauley a eu quelques petites défaillances vocales mineures mais s’est bien repris en ne poussant pas trop les notes claires.

Bien que presque chacune des chansons avaient son occasion pour un moshpit, avec des breakdowns quand même pesants, j’ai trouvé que le ‘’mood’’moshpit était constamment brisé par les changements soudain du vocal qui passait du chant gras au chant mélodieux en quelques secondes.

Malgré ces changements constants de tempo, la musique d’Of Mice & Men a su resté inébranlable et énergique jusqu’à la fin. J’ai trouvé les 3 musiciens debout devant nous plutôt statiques mais avec autant de notes à jouer sur sa basse et à chanter en même temps, c’est plus une remarque qu’un reproche pour Pauley. Les moments forts de la soirée furent l’accueil des fans pour la reprise de Pink Floyd Money et le début de Back To Me en version acoustique.                                                                                  

Les californiens ont terminé leur set principal avec les 3 pièces ‘’YDG’’ parues au cours des années sur 3 albums différents. Au moment où ils ont lancé le premier segment ‘’YDG’’, le parterre s’est mis à vibrer de nouveau (encore avec des moshpits chorégraphiés originalement). Sans faire de pause, ils ont avec enchaîné Still YDG’n et Forever YDG’n.

La soirée n’aurait pas été complète si les gars n’étaient pas revenus pour un Encore avec deux chansons majeures de leur carrière : You’re Not Alone et The Depths.

En plus d’être la Saint-Valentin, c’était l’anniversaire du guitariste Eric Lambert de Blessthefall ainsi que de celle du batteur d’Of Mice & Men, David Valentino Arteaga. Ma Saint-Valentin fût très originale et j’espère que vous avez apprécié la vôtre autant que moi.

Lu 1361 fois Dernière modification le jeudi, 15 février 2018 06:30
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